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TOTEM, subst. masc.
A. P. ext. [P. réf. à un groupe, parfois une pers.
isolée]
1. Fam. Être ou chose généralement un animal,
considéré(e) comme emblème, fétiche ou porte-bonheur. Synon.
mascotte. Ce major s'appelait Murmelthier, ce qui signifie en
français marmotte. Il avait de cet animal, son totem, les yeux
clignotants, le corps boudiné et le perpétuel assoupissement (L.
DAUDET, Cœur et abs., 1917, p. 180). Dans le dos des
joueurs, d'immenses numéros (...). Sur les poitrines s'étalent des
animaux, totems traditionnels des municipalités américaines
(MORAND, New-York, 1930, p. 182).
En appos. Les mots totem du vocabulaire professionnel
(BERNANOS, Mauv. rêve, 1948, p. 899).
REM. Boisson-totem, subst. fém. Le vin est senti par la
nation française comme un bien qui lui est propre, au même titre que
ses trois cent soixante espèces de fromage et sa culture. C'est une
boisson-totem (L'Express, 14 nov. 1977, p. 200, col. 3).
Prononc. et Orth.: []. Att. ds Ac. 1935. Plur. des
totems. Étymol. et Hist. 1. 1609 Aoutem «
représentation concrète d'un être, espèce animale ou végétale,
parfois chose, qui incarne l'esprit des ancêtres et sert d'emblème à
une famille, une tribu, ou une nation » (LESCARBOT, Hist. de la
Nouvelle-France, éd. 1866, III, 658/683 ds FRIED. 1960, p. 622);
1833 totem (Th. PAVIE, La Hutte de l'Indien ds
Annales romantiques, p. 121 d'apr. A. WEIL ds Fr. mod. t.
13, p. 285); 2. a) 1794 totem « être, espèce animale
ou végétale, ou chose qui incarne l'esprit des ancêtres chez les
Indiens d'Amérique du Nord » (trad. J. LONG, Voy. chez
différentes nations sauvages de l'Amérique septentrionale, an
II, 164 ds HÖFLER Anglic.); 1872 totem (LITTRÉ); b)
1896-97 p. ext. à d'autres peuples (E. DURKHEIM, La Prohibition
de l'inceste, p. 2 ds REY-GAGNON Anglic.); c) 1917
« animal ou objet emblématique d'une personne ou d'un groupe » (L.
DAUDET, loc. cit.). Empr. à un dial. algonquin du Nord, les
formes totam, puis totem étant empr. par
l'intermédiaire de l'anglo-amér. où elles sont respectivement att.
dep. 1791 (J. LONG) et 1809 (A. HENRY), v. NED Americanisms
et DAE. Ces formes sont prob. dues aux types algonquins
portant la marque du poss. tels que kit-otem « ton clan » ou
ot-oteman « son clan » (v. FRIED., p. 622). Fréq. abs.
littér.: 20.
DÉR. Totémique, adj. a) Qui est fondé sur le totem;
qui est relatif au totem. Ancêtre, clan, groupe, tribu totémique;
culte, système, organisation totémique; institutions totémiques;
croyance totémique; phénomènes, rites, règles totémiques. Les
premiers observateurs s'aperçurent (...) que les croyances
totémiques étaient inséparables d'un certain ordre social. Les
tribus australiennes sont constituées par un certain nombre
d'agrégats humains, dont les membres se considèrent unis par un lien
de parenté non parce qu'ils sont consanguins, mais uniquement parce
qu'ils portent le même nom: cet agrégat constitue le « clan » (Hist.
sc., 1957, p. 1501). b) Qui a, qui porte les caractères
du totem. Animal, blason, emblème, figure totémique. Poutres
totémiques, pignons sculptés (totem poles), où se chevauchent
des chouettes, les monstres et les corbeaux à bec saillant. Ces
instruments magiques, ces symboles de sociétés secrètes, ces clubs
de cannibales, ces rites, ces cérémonies d'initiation, comment
expliquer qu'ils soient les mêmes sous le pôle que sur les bords du
Tchad? (MORAND, New-York, 1930, p. 256). Mât
totémique. Mât portant l'emblème du totem. Le Musée de
l'Homme (palais de Chaillot) présente un grand mât totémique (QUILLET
1965, s.v. totémique). 1re attest. 1896 (A. LANG,
Mythes, cultes et religion, 69 ds HÖFLER Anglic.); de
totem (suff. -ique*) prob. d'apr. l'anglo-amér.
totemic (1846 ds Americanisms, DAE et NED Suppl.2).
INSCRIPTION,
subst. fém.
I. Action d'inscrire, de garder la trace écrite de
quelque chose.
A. Action de porter le nom de quelqu'un ou une mention
que l'on veut conserver sur un document, une liste, un registre;
résultat de cette action. Inscription des dépenses, des
recettes; inscription d'un acte sur les registres de l'étatcivil;
inscription au procès-verbal. Aujourd'hui les naissances
devraient être inscrites aux églises et aux mairies; mais
l'inscription à l'église fait foi, et les maires professent un
mépris souverain pour les écritures (ABOUT,
Grèce, 1854, p. 195) :
1. Dansaert, installé en personne au bureau du marqueur, dans la
lampisterie, inscrivait chaque ouvrier qui se présentait, et lui
faisait donner une lampe (...). Cependant, lorsqu'il aperçut au
guichet Étienne et Catherine, il eut un sursaut, très rouge, la
bouche ouverte pour refuser l'inscription...
ZOLA,
Germinal, 1885, p. 1534.
Spécialement
1.
ADMIN. MAR.
Inscription maritime.
Enregistrement et recensement des marins professionnels, qui
doivent effectuer leur service militaire dans la marine
nationale; effectif des marins recensés. Le pilote Rochetry,
sans doute d'après des souvenirs trop anciens, me disait que la
diminution de l'inscription maritime venait de la nourriture
insuffisante (MICHELET,
Journal, 1845, p. 616). Ils [les inscrits
maritimes] sont (...) astreints à se présenter devant
l'Administration de l'Inscription Maritime lorsqu'ils ont
atteint l'âge de vingt ans ou dès leur retour en France (M.
BENOIST,
PETTIER,
Transp. mar., 1961, p. 152).
P. méton. L'administration qui effectue ce recensement.
Il priait bien qu'on n'en parlât pas, à cause de M. le
commissaire de l'inscription maritime, qui aurait pu lui
chercher une affaire pour cette épave non déclarée (LOTI,
Pêch. Isl., 1886, p. 263).
2. DROIT
Inscription de faux, en faux. Procédure civile
particulière par laquelle on cherche à établir qu'un acte
authentique est faux ou falsifié. Si vous vous opposez à
notre inscription en faux contre l'acte de décès, vous perdrez
ce premier procès (BALZAC,
Chabert, 1832, p. 94). Les procès-verbaux, revêtus de
toutes les formalités prescrites (...) feront de même preuve
suffisante jusqu'à inscription de faux (Code pêche fluv.,
1875, p. 25).
Inscription (hypothécaire). Mention effectuée sur un
registre tenu à la Conservation des hypothèques et qui signale
qu'une propriété est hypothéquée. Faire faire au bureau du
Conservateur des hypothèques, des inscriptions sur l'immeuble
aliéné (Code civil, 1804, art. 2194, p. 401). La
somme des hypothèques dont l'immeuble était grevé dépassant le
prix de l'acquisition, la créance de Frédéric se trouvait
complètement perdue. Tout le mal venait de n'avoir pas renouvelé
en temps utile une inscription hypothécaire (FLAUB.,
Éduc. sent., t. 2, 1869, p. 22).
Inscription d'office. ,,Pouvoir accordé par des textes
aux autorités de tutelle d'inscrire elles-mêmes au budget des
collectivités territoriales ou des établissements publics des
dépenses obligatoires que l'organe délibérant de ces personnes
publiques refuserait d'y porter`` (Jur. 1974).
Inscription électorale. ,,Obligation et fait pour tout
citoyen de figurer sur une liste alphabétique qui conditionne
l'exercice du droit de vote`` (DEBB.-DAUDET
Pol. 1978). L'administration communale entreprend la
révision ou la reconstitution des listes électorales et procède
à l'inscription sur ces listes des femmes devenues électrices
(DE
GAULLE,
Mém. guerre, 1956, p. 572).
3. ENSEIGN. SUPÉRIEUR. Prendre ses inscriptions (en
faculté). Se faire inscrire au début de chaque trimestre sur
les registres de la faculté afin d'en suivre les cours et de
postuler des grades ou titres universitaires. Il avait
bouleversé trois fois ses projets, pris successivement des
inscriptions à la Médecine, au Droit, aux Sciences politiques,
et acquis tous les livres nécessaires à chacune de ces études
(MARTIN
DU
G., Devenir, 1909, p. 57) :
2. Il avait passé, de bonne heure, et de manière fort brillante,
une licence de philosophie. Puis, soudainement touché de quelque
lueur secrète, il avait commencé les études médicales et pris
en même temps des inscriptions à la Faculté
des sciences.
DUHAMEL,
Cécile, 1938, p. 56.
4.
FIN. Inscription de rente, sur le Grand Livre de la dette
publique.
Titre, délivré par l'État, d'une rente perpétuelle due par le
Trésor public. Voici la dot de mademoiselle Eugénie de
Sellefeuille. La mère prit avec reconnaissance le titre dotal,
une inscription au Grand-livre de la dette publique (BALZAC,
Double fam., 1830, p. 254). Excusez l'indiscrète
brutalité de la question, avez-vous des rentes sur l'État?
Toute
ma fortune est en inscriptions; six à sept cent mille francs à
peu près (DUMAS
père, Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 102).
B. Ce qui est inscrit.
1. Ensemble de caractères écrits ou gravés sur un
monument, une médaille, une monnaie, généralement pour
commémorer le souvenir de quelqu'un ou de quelque chose, ou pour
indiquer la destination d'un édifice. Inscription funéraire;
inscription grecque, latine, hiéroglyphique; déchiffrer, étudier
une inscription; Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Il
alla chez un marchand de couronnes funéraires, il choisit un bel
article, jais noir, avec l'inscription : Souvenirs et
regrets (VOGÜÉ,
Morts, 1899, p. 17). Les inscriptions antiques ont le
contenu le plus varié, depuis les plus simples, graffites
obscènes, injurieux ou pieux, acclamations, souvenirs et saluts
(L'Hist. et ses méth., 1961, p. 455) :
3. ... le vicaire de Harrow et plusieurs membres du conseil de
fabrique trouvèrent immoral de recevoir dans leur église une
enfant naturelle, surtout si une inscription révélait le
nom de son père. La fille de Claire fut donc enterrée hors de
l'église, et sans inscription, comme il convenait.
MAUROIS,
Ariel, 1923, p. 323.
P. métaph. Toutes les inscriptions gravées sur la mémoire
inconsciente reparurent comme par l'effet d'une encre
sympathique
(BAUDEL.,
Paradis artif., 1860, p. 427).
2. Indication écrite placée en un lieu apparent et
servant à donner un avis, un renseignement. Inscription d'une
affiche, d'un panneau, d'un poteau indicateur. Des routes qui se
croisent sans écriteaux, des bornes dont on a pris soin
d'effacer l'inscription (RENARD,
Journal, 1894, p. 242). Les inscriptions
publicitaires, les bons vœux de Joyeux Noël! givrés d'or
et d'argent (CENDRARS,
Bourlinguer, 1948, p. 251) :
4. Tout indique que c'est là une terre réservée. Les
avertissements sont partout. Des inscriptions annoncent
sur le chemin que « l'entrée est interdite », d'autres, autour
du bois que la chasse est gardée; d'autres encore, à l'entrée et
à la sortie de la rivière, que la pêche est défendue.
GUÉHENNO,
Journal homme 40 ans, 1934, p. 30.
II.
Rare.
Action d'inclure une chose dans une autre :
5. Le soleil a, dans le travail qui le chasse à travers
l'étendue, à surmonter avec son propre poids l'opposition des
planètes qui l'étreignent et le « remontent », coalisées avec
lui dans sa résistance. Et leur course à la fois est l'inscription
du temps dans l'espace, traduction de la passion solaire, et
l'échappement de la détente primordiale.
CLAUDEL,
Art poét., 1907, p. 137.
CH. DE FER. Inscription en courbe, dans les courbes.
,,Possibilité pour un véhicule de circuler dans une courbe de
rayon donné, compte tenu des différents jeux, du surécartement
éventuel et de la longueur de l'empattement rigide`` (Lar.
encyclop.). Le principal avantage des bogies et des avant-trains
bissels n'est pas (...) de faciliter l'inscription des
locomotives à grand empattement dans les courbes de très faible
rayon (HERDNER,
Constr. et conduite locomot., t. 2, 1887, p. 302).
GÉOM. [Correspond à inscrire II A] ,,Action
d'inscrire dans une surface donnée`` (Lexis 1975).
Prononc. et Orth. : . Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymol. et Hist. 1. a) 1444 inscripcion « fait de
s'inscrire comme partie dans un procès » (P.
CHAMPION,
Guillaume de Flavy, pièce justificative no
LXXI, Bibliothèque du
XVe
s., t. 1, p. 223)
1771,
Trév.; b) 1615 « action de s'inscrire sur un
registre » (E.
PASQUIER,
Recherches de la France, p. 827); c) 1585
inscription de faux (N.
DU
FAIL,
Contes d'Eutrapel, éd. J. Assézat, t. 2, p. 48); d)
1690 géom. (FUR.);
2. a) 1480 « titre d'un dossier » (Doc. ds
CHAMPOLLION-FIGEAC,
Doc. hist. inédits, Paris, 1846, t. 4, p. 475); b)
1509 « texte écrit ou gravé » (J.
LEMAIRE DE
BELGES,
Illustrations de Gaule, éd. J. Stecher, t. 1, p. 257).
Empr. au lat. inscriptio « action d'inscrire; ce qui est
inscrit ». Fréq. abs. littér. : 1 340. Fréq. rel.
littér. :
XIXe
s. : a) 2 586, b) 1 833;
XXe
s. : a) 1 936, b) 1 344. Bbg.
QUEM.
DDL t. 11. Lettrage, subst.
masc. (dans l'article LETTRE, subst. fém.)
2. Connaissances,
études littéraires comprenant notamment la littérature, la
grammaire, la linguistique, les langues, l'histoire, la
géographie, la philosophie. Doctorat ès lettres. Je proposai
(...) à la Faculté des Lettres de Paris ce sujet de thèse :
Jeanne d'Arc et les touareg (BENOIT, Atlant., 1919, p.
141).
Rem. Les Facultés des Lettres ont pris à partir de
1950 environ la dénomination Facultés des Lettres et Sciences
Humaines. V. faculté rem.
REM. 1. Lettrage, subst.
masc. ,,Action de marquer avec des lettres`` (Lar. Lang. fr.).
2. Lettrer, verbe trans., rare. Instruire dans les
lettres, éduquer. Éclairer le peuple, c'est le moraliser;
lettrer le peuple, c'est le civiliser (HUGO, Litt. et
philos. mêlées, 1830, p. 54 ds ROB., s.v. améliorer).
Prononc. et Orth. : (v. ERN.-MEILLET) au plur. «
lettre, missive; acte officiel; ouvrage, écrit; connaissance
littéraire, culture »; l'acception « sens littéral d'un texte »
remonte au lat. chrét. (v. BLAISE Lat. chrét.). Fréq.
abs. littér. : 38 676. Fréq. rel.
littér. : XIXe
s. : a) 68 785, b) 73 860; XXe s. : a) 46 295, b) 38 369.
Bbg. DELB. Matér.
1880, p. 189. - GOHIN 1903, p. 337. - LEW. 1968, p. 114. - QUEM.
DDL t. 10, 15, 18, 19, 20, 21. - RICKEN (U.). Zur
Entwicklung des französischen Intellektualwortschatzes.
Wissensch. Zeitschrift der Martin-Luther Universität. Halle,
1963, t. 12, pp. 993-999. - RITTER (E.). Les Quatre dict. fr.
B. de l'Inst. nat. genevois. 1905, t. 36,
passim. - SAIN. Arg.
1972, p. 204.
http://cerig.efpg.inpg.fr/memoire/2004/impression-jet-encre-textile-1.htm
http://cerig.efpg.inpg.fr/bibliopiste/serigraphie.htm
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BIBLIO' PISTES |
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Sérigraphie |
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Révision :
04 octobre 2005 |
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Sérigraphie |
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Voir aussi
sur le site... |
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|
Anne Pandolfi - CERIG/EFPG
(Avril 2003 - Revu et augmenté : Avril 2005) |
La sérigraphie est une technique d'impression
offrant une palette de possibilités plus large
que les autres procédés. Toutes formes et tous
matériaux peuvent être imprimés et ses domaines
d'application sont multiples : PLV (publicité
sur le lieu de vente), textile, céramique,
affiches, autocollants, emballages de
cosmétiques et parfums...
Bien établie dans certains secteurs économiques,
la sérigraphie connaît comme tous les procédés
d'impression des mutations technologiques. Les
solutions numériques gagnent lentement du
terrain. Le numérique intervient en effet au
niveau de la fabrication de l'écran : depuis
quelques années, des équipements permettent le
transfert direct des données de l'ordinateur au
pochoir. Au niveau des consommables, l'encre UV
marque de plus en plus de points.
Enfin, l'impression numérique jet d'encre tend
de plus en plus à s'installer dans les secteurs
traditionnellement dévolus à la sérigraphie -
tels que l'impression textile - comme une
alternative plus complémentaire que concurrente. |
|
Éliane Rousset - EFPG |
|
Impression textile et jet d'encre
(début) |
|
Marion WEILL et Thibaut
DELAUNÉ
(Élèves Ingénieurs 2e année EFPG)
Mai 2004 |
|
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|
Mémoire
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mémoires |
Thèmes
techniques |
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|
I -
Introduction
Environ 13 % des textiles produits dans le monde sont
ennoblis -- c'est à dire essentiellement imprimés -- ce qui
représente 30 milliards de m2/an. Cet
ennoblissement textile
(textile printing) utilise deux techniques :
- principalement la
sérigraphie (en
anglais, trois synonymes : silkscreen, serigraphy,
screenprinting). On imprime alors en
tons directs (spot
colors) ;
- dans une moindre mesure
l'impression transfert,
ce qui permet d'imprimer en
tons continus (process colors). La part de marché
de ce procédé est faible, mais très ciblée (la décoration
des t-shirts principalement).
Rappelons qu'il existe deux façons
d'imprimer en couleur :
- l'impression en
tous continus, dans
laquelle l'image est tramée, c'est à dire constituée de
petits points discontinus, d'une taille variable mais
toujours inférieure au pouvoir séparateur de l'oeil. Chaque
point est doté de l'une des couleurs de base (cyan, magenta,
jaune ou noir dans le cas de la quadrichromie). L'oeil
reconstitue la couleur résultant du "mélange" de ces
couleurs de base, dans les proportions définies par la
taille des points. L'ensemble des couleurs réalisables
constitue l'espace
colorimétrique (gamut) du procédé ;
- l'impression en
tons directs, dans
laquelle les couleurs sont utilisées sous forme d'aplats,
c'est à dire de zones de coloration uniforme, situées les
unes à côté des aut
| |