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Chimique, etc.
TOTEM, subst. masc.
A. P. ext. [P. réf. à un groupe, parfois une pers.
isolée]
1. Fam. Être ou chose généralement un animal,
considéré(e) comme emblème, fétiche ou porte-bonheur. Synon.
mascotte. Ce major s'appelait Murmelthier, ce qui signifie en
français marmotte. Il avait de cet animal, son totem, les yeux
clignotants, le corps boudiné et le perpétuel assoupissement (L.
DAUDET, Cœur et abs., 1917, p. 180). Dans le dos des
joueurs, d'immenses numéros (...). Sur les poitrines s'étalent des
animaux, totems traditionnels des municipalités américaines
(MORAND, New-York, 1930, p. 182).
En appos. Les mots totem du vocabulaire professionnel
(BERNANOS, Mauv. rêve, 1948, p. 899).
REM. Boisson-totem, subst. fém. Le vin est senti par la
nation française comme un bien qui lui est propre, au même titre que
ses trois cent soixante espèces de fromage et sa culture. C'est une
boisson-totem (L'Express, 14 nov. 1977, p. 200, col. 3).
Prononc. et Orth.: []. Att. ds Ac. 1935. Plur. des
totems. Étymol. et Hist. 1. 1609 Aoutem «
représentation concrète d'un être, espèce animale ou végétale,
parfois chose, qui incarne l'esprit des ancêtres et sert d'emblème à
une famille, une tribu, ou une nation » (LESCARBOT, Hist. de la
Nouvelle-France, éd. 1866, III, 658/683 ds FRIED. 1960, p. 622);
1833 totem (Th. PAVIE, La Hutte de l'Indien ds
Annales romantiques, p. 121 d'apr. A. WEIL ds Fr. mod. t.
13, p. 285); 2. a) 1794 totem « être, espèce animale
ou végétale, ou chose qui incarne l'esprit des ancêtres chez les
Indiens d'Amérique du Nord » (trad. J. LONG, Voy. chez
différentes nations sauvages de l'Amérique septentrionale, an
II, 164 ds HÖFLER Anglic.); 1872 totem (LITTRÉ); b)
1896-97 p. ext. à d'autres peuples (E. DURKHEIM, La Prohibition
de l'inceste, p. 2 ds REY-GAGNON Anglic.); c) 1917
« animal ou objet emblématique d'une personne ou d'un groupe » (L.
DAUDET, loc. cit.). Empr. à un dial. algonquin du Nord, les
formes totam, puis totem étant empr. par
l'intermédiaire de l'anglo-amér. où elles sont respectivement att.
dep. 1791 (J. LONG) et 1809 (A. HENRY), v. NED Americanisms
et DAE. Ces formes sont prob. dues aux types algonquins
portant la marque du poss. tels que kit-otem « ton clan » ou
ot-oteman « son clan » (v. FRIED., p. 622). Fréq. abs.
littér.: 20.
DÉR. Totémique, adj. a) Qui est fondé sur le totem;
qui est relatif au totem. Ancêtre, clan, groupe, tribu totémique;
culte, système, organisation totémique; institutions totémiques;
croyance totémique; phénomènes, rites, règles totémiques. Les
premiers observateurs s'aperçurent (...) que les croyances
totémiques étaient inséparables d'un certain ordre social. Les
tribus australiennes sont constituées par un certain nombre
d'agrégats humains, dont les membres se considèrent unis par un lien
de parenté non parce qu'ils sont consanguins, mais uniquement parce
qu'ils portent le même nom: cet agrégat constitue le « clan » (Hist.
sc., 1957, p. 1501). b) Qui a, qui porte les caractères
du totem. Animal, blason, emblème, figure totémique. Poutres
totémiques, pignons sculptés (totem poles), où se chevauchent
des chouettes, les monstres et les corbeaux à bec saillant. Ces
instruments magiques, ces symboles de sociétés secrètes, ces clubs
de cannibales, ces rites, ces cérémonies d'initiation, comment
expliquer qu'ils soient les mêmes sous le pôle que sur les bords du
Tchad? (MORAND, New-York, 1930, p. 256). Mât
totémique. Mât portant l'emblème du totem. Le Musée de
l'Homme (palais de Chaillot) présente un grand mât totémique (QUILLET
1965, s.v. totémique). 1re attest. 1896 (A. LANG,
Mythes, cultes et religion, 69 ds HÖFLER Anglic.); de
totem (suff. -ique*) prob. d'apr. l'anglo-amér.
totemic (1846 ds Americanisms, DAE et NED Suppl.2).
INSCRIPTION,
subst. fém.
I. Action d'inscrire, de garder la trace écrite de
quelque chose.
A. Action de porter le nom de quelqu'un ou une mention
que l'on veut conserver sur un document, une liste, un registre;
résultat de cette action. Inscription des dépenses, des
recettes; inscription d'un acte sur les registres de l'étatcivil;
inscription au procès-verbal. Aujourd'hui les naissances
devraient être inscrites aux églises et aux mairies; mais
l'inscription à l'église fait foi, et les maires professent un
mépris souverain pour les écritures (ABOUT,
Grèce, 1854, p. 195) :
1. Dansaert, installé en personne au bureau du marqueur, dans la
lampisterie, inscrivait chaque ouvrier qui se présentait, et lui
faisait donner une lampe (...). Cependant, lorsqu'il aperçut au
guichet Étienne et Catherine, il eut un sursaut, très rouge, la
bouche ouverte pour refuser l'inscription...
ZOLA,
Germinal, 1885, p. 1534.
Spécialement
1.
ADMIN. MAR.
Inscription maritime.
Enregistrement et recensement des marins professionnels, qui
doivent effectuer leur service militaire dans la marine
nationale; effectif des marins recensés. Le pilote Rochetry,
sans doute d'après des souvenirs trop anciens, me disait que la
diminution de l'inscription maritime venait de la nourriture
insuffisante (MICHELET,
Journal, 1845, p. 616). Ils [les inscrits
maritimes] sont (...) astreints à se présenter devant
l'Administration de l'Inscription Maritime lorsqu'ils ont
atteint l'âge de vingt ans ou dès leur retour en France (M.
BENOIST,
PETTIER,
Transp. mar., 1961, p. 152).
P. méton. L'administration qui effectue ce recensement.
Il priait bien qu'on n'en parlât pas, à cause de M. le
commissaire de l'inscription maritime, qui aurait pu lui
chercher une affaire pour cette épave non déclarée (LOTI,
Pêch. Isl., 1886, p. 263).
2. DROIT
Inscription de faux, en faux. Procédure civile
particulière par laquelle on cherche à établir qu'un acte
authentique est faux ou falsifié. Si vous vous opposez à
notre inscription en faux contre l'acte de décès, vous perdrez
ce premier procès (BALZAC,
Chabert, 1832, p. 94). Les procès-verbaux, revêtus de
toutes les formalités prescrites (...) feront de même preuve
suffisante jusqu'à inscription de faux (Code pêche fluv.,
1875, p. 25).
Inscription (hypothécaire). Mention effectuée sur un
registre tenu à la Conservation des hypothèques et qui signale
qu'une propriété est hypothéquée. Faire faire au bureau du
Conservateur des hypothèques, des inscriptions sur l'immeuble
aliéné (Code civil, 1804, art. 2194, p. 401). La
somme des hypothèques dont l'immeuble était grevé dépassant le
prix de l'acquisition, la créance de Frédéric se trouvait
complètement perdue. Tout le mal venait de n'avoir pas renouvelé
en temps utile une inscription hypothécaire (FLAUB.,
Éduc. sent., t. 2, 1869, p. 22).
Inscription d'office. ,,Pouvoir accordé par des textes
aux autorités de tutelle d'inscrire elles-mêmes au budget des
collectivités territoriales ou des établissements publics des
dépenses obligatoires que l'organe délibérant de ces personnes
publiques refuserait d'y porter`` (Jur. 1974).
Inscription électorale. ,,Obligation et fait pour tout
citoyen de figurer sur une liste alphabétique qui conditionne
l'exercice du droit de vote`` (DEBB.-DAUDET
Pol. 1978). L'administration communale entreprend la
révision ou la reconstitution des listes électorales et procède
à l'inscription sur ces listes des femmes devenues électrices
(DE
GAULLE,
Mém. guerre, 1956, p. 572).
3. ENSEIGN. SUPÉRIEUR. Prendre ses inscriptions (en
faculté). Se faire inscrire au début de chaque trimestre sur
les registres de la faculté afin d'en suivre les cours et de
postuler des grades ou titres universitaires. Il avait
bouleversé trois fois ses projets, pris successivement des
inscriptions à la Médecine, au Droit, aux Sciences politiques,
et acquis tous les livres nécessaires à chacune de ces études
(MARTIN
DU
G., Devenir, 1909, p. 57) :
2. Il avait passé, de bonne heure, et de manière fort brillante,
une licence de philosophie. Puis, soudainement touché de quelque
lueur secrète, il avait commencé les études médicales et pris
en même temps des inscriptions à la Faculté
des sciences.
DUHAMEL,
Cécile, 1938, p. 56.
4.
FIN. Inscription de rente, sur le Grand Livre de la dette
publique.
Titre, délivré par l'État, d'une rente perpétuelle due par le
Trésor public. Voici la dot de mademoiselle Eugénie de
Sellefeuille. La mère prit avec reconnaissance le titre dotal,
une inscription au Grand-livre de la dette publique (BALZAC,
Double fam., 1830, p. 254). Excusez l'indiscrète
brutalité de la question, avez-vous des rentes sur l'État?
Toute
ma fortune est en inscriptions; six à sept cent mille francs à
peu près (DUMAS
père, Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 102).
B. Ce qui est inscrit.
1. Ensemble de caractères écrits ou gravés sur un
monument, une médaille, une monnaie, généralement pour
commémorer le souvenir de quelqu'un ou de quelque chose, ou pour
indiquer la destination d'un édifice. Inscription funéraire;
inscription grecque, latine, hiéroglyphique; déchiffrer, étudier
une inscription; Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Il
alla chez un marchand de couronnes funéraires, il choisit un bel
article, jais noir, avec l'inscription : Souvenirs et
regrets (VOGÜÉ,
Morts, 1899, p. 17). Les inscriptions antiques ont le
contenu le plus varié, depuis les plus simples, graffites
obscènes, injurieux ou pieux, acclamations, souvenirs et saluts
(L'Hist. et ses méth., 1961, p. 455) :
3. ... le vicaire de Harrow et plusieurs membres du conseil de
fabrique trouvèrent immoral de recevoir dans leur église une
enfant naturelle, surtout si une inscription révélait le
nom de son père. La fille de Claire fut donc enterrée hors de
l'église, et sans inscription, comme il convenait.
MAUROIS,
Ariel, 1923, p. 323.
P. métaph. Toutes les inscriptions gravées sur la mémoire
inconsciente reparurent comme par l'effet d'une encre
sympathique
(BAUDEL.,
Paradis artif., 1860, p. 427).
2. Indication écrite placée en un lieu apparent et
servant à donner un avis, un renseignement. Inscription d'une
affiche, d'un panneau, d'un poteau indicateur. Des routes qui se
croisent sans écriteaux, des bornes dont on a pris soin
d'effacer l'inscription (RENARD,
Journal, 1894, p. 242). Les inscriptions
publicitaires, les bons vœux de Joyeux Noël! givrés d'or
et d'argent (CENDRARS,
Bourlinguer, 1948, p. 251) :
4. Tout indique que c'est là une terre réservée. Les
avertissements sont partout. Des inscriptions annoncent
sur le chemin que « l'entrée est interdite », d'autres, autour
du bois que la chasse est gardée; d'autres encore, à l'entrée et
à la sortie de la rivière, que la pêche est défendue.
GUÉHENNO,
Journal homme 40 ans, 1934, p. 30.
II.
Rare.
Action d'inclure une chose dans une autre :
5. Le soleil a, dans le travail qui le chasse à travers
l'étendue, à surmonter avec son propre poids l'opposition des
planètes qui l'étreignent et le « remontent », coalisées avec
lui dans sa résistance. Et leur course à la fois est l'inscription
du temps dans l'espace, traduction de la passion solaire, et
l'échappement de la détente primordiale.
CLAUDEL,
Art poét., 1907, p. 137.
CH. DE FER. Inscription en courbe, dans les courbes.
,,Possibilité pour un véhicule de circuler dans une courbe de
rayon donné, compte tenu des différents jeux, du surécartement
éventuel et de la longueur de l'empattement rigide`` (Lar.
encyclop.). Le principal avantage des bogies et des avant-trains
bissels n'est pas (...) de faciliter l'inscription des
locomotives à grand empattement dans les courbes de très faible
rayon (HERDNER,
Constr. et conduite locomot., t. 2, 1887, p. 302).
GÉOM. [Correspond à inscrire II A] ,,Action
d'inscrire dans une surface donnée`` (Lexis 1975).
Prononc. et Orth. : . Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymol. et Hist. 1. a) 1444 inscripcion « fait de
s'inscrire comme partie dans un procès » (P.
CHAMPION,
Guillaume de Flavy, pièce justificative no
LXXI, Bibliothèque du
XVe
s., t. 1, p. 223)
1771,
Trév.; b) 1615 « action de s'inscrire sur un
registre » (E.
PASQUIER,
Recherches de la France, p. 827); c) 1585
inscription de faux (N.
DU
FAIL,
Contes d'Eutrapel, éd. J. Assézat, t. 2, p. 48); d)
1690 géom. (FUR.);
2. a) 1480 « titre d'un dossier » (Doc. ds
CHAMPOLLION-FIGEAC,
Doc. hist. inédits, Paris, 1846, t. 4, p. 475); b)
1509 « texte écrit ou gravé » (J.
LEMAIRE DE
BELGES,
Illustrations de Gaule, éd. J. Stecher, t. 1, p. 257).
Empr. au lat. inscriptio « action d'inscrire; ce qui est
inscrit ». Fréq. abs. littér. : 1 340. Fréq. rel.
littér. :
XIXe
s. : a) 2 586, b) 1 833;
XXe
s. : a) 1 936, b) 1 344. Bbg.
QUEM.
DDL t. 11. Lettrage, subst.
masc. (dans l'article LETTRE, subst. fém.)
2. Connaissances,
études littéraires comprenant notamment la littérature, la
grammaire, la linguistique, les langues, l'histoire, la
géographie, la philosophie. Doctorat ès lettres. Je proposai
(...) à la Faculté des Lettres de Paris ce sujet de thèse :
Jeanne d'Arc et les touareg (BENOIT, Atlant., 1919, p.
141).
Rem. Les Facultés des Lettres ont pris à partir de
1950 environ la dénomination Facultés des Lettres et Sciences
Humaines. V. faculté rem.
REM. 1. Lettrage, subst.
masc. ,,Action de marquer avec des lettres`` (Lar. Lang. fr.).
2. Lettrer, verbe trans., rare. Instruire dans les
lettres, éduquer. Éclairer le peuple, c'est le moraliser;
lettrer le peuple, c'est le civiliser (HUGO, Litt. et
philos. mêlées, 1830, p. 54 ds ROB., s.v. améliorer).
Prononc. et Orth. : (v. ERN.-MEILLET) au plur. «
lettre, missive; acte officiel; ouvrage, écrit; connaissance
littéraire, culture »; l'acception « sens littéral d'un texte »
remonte au lat. chrét. (v. BLAISE Lat. chrét.). Fréq.
abs. littér. : 38 676. Fréq. rel.
littér. : XIXe
s. : a) 68 785, b) 73 860; XXe s. : a) 46 295, b) 38 369.
Bbg. DELB. Matér.
1880, p. 189. - GOHIN 1903, p. 337. - LEW. 1968, p. 114. - QUEM.
DDL t. 10, 15, 18, 19, 20, 21. - RICKEN (U.). Zur
Entwicklung des französischen Intellektualwortschatzes.
Wissensch. Zeitschrift der Martin-Luther Universität. Halle,
1963, t. 12, pp. 993-999. - RITTER (E.). Les Quatre dict. fr.
B. de l'Inst. nat. genevois. 1905, t. 36,
passim. - SAIN. Arg.
1972, p. 204.
http://cerig.efpg.inpg.fr/memoire/2004/impression-jet-encre-textile-1.htm
http://cerig.efpg.inpg.fr/bibliopiste/serigraphie.htm
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BIBLIO' PISTES |
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cerig.efpg.inpg.fr |
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Sérigraphie |
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Révision :
04 octobre 2005 |
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Sérigraphie |
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Voir aussi
sur le site... |
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|
Anne Pandolfi - CERIG/EFPG
(Avril 2003 - Revu et augmenté : Avril 2005) |
La sérigraphie est une technique d'impression
offrant une palette de possibilités plus large
que les autres procédés. Toutes formes et tous
matériaux peuvent être imprimés et ses domaines
d'application sont multiples : PLV (publicité
sur le lieu de vente), textile, céramique,
affiches, autocollants, emballages de
cosmétiques et parfums...
Bien établie dans certains secteurs économiques,
la sérigraphie connaît comme tous les procédés
d'impression des mutations technologiques. Les
solutions numériques gagnent lentement du
terrain. Le numérique intervient en effet au
niveau de la fabrication de l'écran : depuis
quelques années, des équipements permettent le
transfert direct des données de l'ordinateur au
pochoir. Au niveau des consommables, l'encre UV
marque de plus en plus de points.
Enfin, l'impression numérique jet d'encre tend
de plus en plus à s'installer dans les secteurs
traditionnellement dévolus à la sérigraphie -
tels que l'impression textile - comme une
alternative plus complémentaire que concurrente. |
|
Éliane Rousset - EFPG |
|
Impression textile et jet d'encre
(début) |
|
Marion WEILL et Thibaut
DELAUNÉ
(Élèves Ingénieurs 2e année EFPG)
Mai 2004 |
|
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Mémoire
précédent |
Liste des
mémoires |
Thèmes
techniques |
Mémoire
suivant |
|
I -
Introduction
Environ 13 % des textiles produits dans le monde sont
ennoblis -- c'est à dire essentiellement imprimés -- ce qui
représente 30 milliards de m2/an. Cet
ennoblissement textile
(textile printing) utilise deux techniques :
- principalement la
sérigraphie (en
anglais, trois synonymes : silkscreen, serigraphy,
screenprinting). On imprime alors en
tons directs (spot
colors) ;
- dans une moindre mesure
l'impression transfert,
ce qui permet d'imprimer en
tons continus (process colors). La part de marché
de ce procédé est faible, mais très ciblée (la décoration
des t-shirts principalement).
Rappelons qu'il existe deux façons
d'imprimer en couleur :
- l'impression en
tous continus, dans
laquelle l'image est tramée, c'est à dire constituée de
petits points discontinus, d'une taille variable mais
toujours inférieure au pouvoir séparateur de l'oeil. Chaque
point est doté de l'une des couleurs de base (cyan, magenta,
jaune ou noir dans le cas de la quadrichromie). L'oeil
reconstitue la couleur résultant du "mélange" de ces
couleurs de base, dans les proportions définies par la
taille des points. L'ensemble des couleurs réalisables
constitue l'espace
colorimétrique (gamut) du procédé ;
- l'impression en
tons directs, dans
laquelle les couleurs sont utilisées sous forme d'aplats,
c'est à dire de zones de coloration uniforme, situées les
unes à côté des autres.
Comparée à l'impression en tons directs,
l'impression en tons continus présente :
- l'avantage de permettre la réalisation
de dégradés, et donc en particulier la reproduction des
photographies ;
- l'inconvénient de fournir un espace
colorimétrique plus restreint, à moins que l'on utilise un
nombre de couleurs de base nettement supérieur à quatre.
En principe, la sérigraphie peut être
utilisée pour les deux types d'impression en couleur, tons
directs et tons continus. Mais la réalisation de tons continus
requiert un excellent repérage (registration), parce que les
différentes couleurs sont appliquées les unes après les
autres. Les trames de points des différentes couleurs de
base doivent se correspondre exactement, sous peine de fausser
les teintes vues par l'oeil. Ce repérage est pratiquement
impossible à réaliser dans le cas d'un produit textile,
extensible et déformable. Il en résulte que, dans le cas de
l'impression textile, la sérigraphie n'est utilisée qu'en tons
directs.
Un exemple d'impression textile par
sérigraphie est représenté figure 1 ci-dessous : il s'agit d'un
drap en coton (70 fils par pouce) pour la décoration duquel cinq
couleurs ont été utilisées : blanc, jaune, orangé, cyan et
magenta. Le dégradé (si l'on ose le qualifier ainsi !), que l'on
observe sur les feuilles de couleur cyan, a probablement été
obtenu par ajout de blanc, comme semble le montrer la figure 2
(agrandie 10 fois). En fait, il s'agit d'un tramage de
résolution si faible qu'il en est presque visible à l'oeil nu.
|
Figure 1 - Drap en coton ennobli par sérigraphie
(échelle 1) |
Figure 2 - Dégradé agrandi 10 fois dans une zone de
couleur cyan |
Dans la plupart des cas, l'ennoblissement
ne concerne qu'une face du textile. Les encres traversent peu ou
prou le support, et l'envers n'est pas imprimé correctement. Il
existe cependant quelques exceptions :
- les drapeaux, dont les deux faces
jouent le même rôle ;
- les produits épais (ex : tapis,
moquette), qui doivent être teintés dans la masse, de telle
sorte que leur décoration ne disparaisse pas lors de l'usure
par piétinement. On veille à ce que l'encre traverse (quand
cela est possible), alors même que l'envers n'est pas vu.
Le
site web de l'Union des Industries Textiles présente
quelques chiffres relatifs à l'ennoblissement textile en France.
Tous les types de textile peuvent être
ennoblis : les tissus, les tricots et les non-tissés (pour ces
derniers l'ennoblissement textile est en développement rapide).
Parmi les produits ennoblis tissés ou tricotés, le coton se
taille la part du lion (seul ou associé au polyester), comme le
montre la figure 3 ci-dessous. La majeure partie des textiles
imprimés sont utilisés dans l'habillement et l'ameublement,
comme le montre la figure 4 ci-dessous.
|
Figure 3 - L'ennoblissement des divers textiles
classés par type de fibre |
Figure 4 - Usages des textiles imprimés
|
Dans le monde de la reproduction des
images, les techniques d'impression numérique s'introduisent de
plus en plus, et le support textile n'y fait pas exception.
Rappelons quelques définitions :
-
l'impression analogique (analogue printing)
consiste à reproduire une image grâce à un dispositif
utilisant une représentation de cette image elle-même. Dans
le cas de la sérigraphie par exemple, chaque couleur est
déposée à partir d'un écran sur lequel sont représentées les
zones correspondantes de l'image finale ;
-
l'impression numérique (digital printing) dans
laquelle, l'image existe sous forme numérique uniquement.
L'exemple le plus récent concerne la photographie numérique.
Pour obtenir une reproduction de la photo, on branche
directement l'appareil photo sur l'imprimante. Le négatif
(analogique) a disparu du procédé, il est remplacé par un
fichier informatique.
L'impression numérique (essentiellement le
jet d'encre) pénètre
peu à peu dans le monde de l’ennoblissement textile, où les
marchés sont de plus en plus concurrentiels et les clients de
plus en plus exigeants -- mais cette pénétration est
extrêmement variable suivant les secteurs. Quatre cas
peuvent être distingués :
- le
secteur de l'ameublement, pour les produits épais
(ex : tapis). L'impression numérique y est utilisée
depuis 1975, et on estime qu'elle représente aujourd'hui
environ 10 % de ce marché. Dans ce domaine, la sérigraphie
n'est pas utilisable, parce qu'elle ne colore le support
qu'en surface. L'impression numérique n'est donc pas
entrée en concurrence avec la sérigraphie, mais avec les
procédés où la décoration est obtenue grâce au mode de
tissage ;
- le
secteur industriel, pour les drapeaux et bannières.
L'impression numérique y est utilisée depuis 1990, et elle
se développe lentement. Elle a pu entrer en concurrence avec
la sérigraphie parce que, dans ce domaine, les petites
séries sont fréquentes, et que la sérigraphie leur est
mal adaptée. Là encore, le taux de pénétration de
l'impression numérique est estimé à 10 % ;
- le
secteur de l'habillement, lorsque la décoration est
effectuée sur le textile confectionné.
L'impression numérique rivalise avec la sérigraphie pour la
création de l'image transfert parce que là encore les
petites séries sont fréquentes (quelques centaines de
t-shirts avec un motif donné, par exemple) ;
- le
secteur de l'habillement (hors textiles confectionnés) et
dans celui de l'ameublement. L'impression
numérique est utilisée depuis 1998 (Encad, Mimaki) pour la
conception de la décoration,
l'échantillonnage et parfois l'épreuvage, mais
extrêmement peu pour la production. Dans ces secteurs, le
taux de pénétration de l'impression numérique est
probablement inférieur à 0,1 %.
Les développements actuels ont deux enjeux,
dont le premier est de loin le plus important :
- dans le secteur de l'habillement (hors
textiles confectionnés) et dans celui de l'ameublement :
faire pénétrer l'impression numérique dans la production,
en commençant par les petites séries (quelques centaines de
m2) ;
- dans le secteur de l'habillement,
lorsque la décoration est effectuée sur le textile
confectionné : imprimer numériquement directement sur le
vêtement, sans passer par un support d'impression
intermédiaire.
L'impression numérique textile (digital
textile printing) possède son propre salon en Europe,
Numtex, où sont présentés chaque année les progrès réalisés.
Bien qu’encore minoritaire (environ 1 % de l’ennoblissement
textile, tous secteurs confondus) et posant toujours de nombreux
problèmes, l'impression numérique textile se développe beaucoup
plus rapidement (13 % l'an) que l'impression analogique
(quelques % l'an). On notera que certains fournisseurs de
machines parlent improprement de "sérigraphie numérique" pour
désigner l'impression textile jet d'encre.
Le jet d'encre a été conçu pour
l'impression sur papier, et il ne peut pas être appliqué au
textile sans une sérieuse adaptation. Il existe, en effet, de
notables différences entre les deux supports :
- les fibres textiles, naturelles ou
synthétiques, sont multiples, et chacune peut requérir une
encre appropriée -- alors qu'une même encre peut convenir à
tous les types de papier, ou presque ;
- les textiles n'ont pas la rigidité du
papier, ils sont flexibles et extensibles. Ils sont donc
plus délicats à manipuler que le papier dans un système
d'impression ;
- les textiles sont beaucoup plus
absorbants que le papier. Leur impression nécessite beaucoup
plus d'encre par unité de surface (> 20 g/m2
contre quelques g/m2) ;
- la surface des textiles n'est pas
plane, elle possède une structure en trois dimensions. Cette
structure interfère avec le processus d'impression, comme le
montre la figure 5 ci-dessous ;
- l'impression textile met en jeu des
laizes (largeurs) beaucoup plus importante que l'impression
papier (ex : un drap pour lit standard de 140 cm mesure
240 cm de large) ;
- un support textile est utilisé dans
des conditions incomparablement plus dure qu'un support
papier. Par exemple, un vêtement est nettoyé, usé par
frottement et/ou par abrasion, et soumis à l'action de la
lumière extérieure. En bref, à l'usage, un textile est
généralement beaucoup plus maltraité qu'un papier ;
- un textile ne doit pas être
désagréable au toucher (ex : un drap, un vêtement, etc.).
|
Figure 5 - Sur un support lisse, les diverses
parties de cette fleur seraient constituées
d'aplats. Mais la structure du support textile
interfère avec le processus d'impression
(image agrandie 10 fois) |
Il faut également remarquer que
l'impression du papier et celle du textile sont effectuées dans
des perspectives tout à fait différentes :
- le papier est essentiellement un
support d'information textuelle et graphique. Pour
déchiffrer cette information, nous plaçons nos yeux assez
près du support (quelques décimètres). Observée à cette
distance, l'impression ne doit pas laisser apparaître sa
granularité, ce qui implique une résolution suffisante (ex :
600 dpi). De plus, lorsqu'elle reproduit l'existant (ex :
photographie), l'information graphique doit être aussi
conforme au modèle que possible, ce qui implique le respect
des dégradés ;
- pour le textile, l'impression apporte
généralement une information de nature esthétique (ex : le
rôle premier d'un vêtement est de nous protéger, mais nous
trouvons plus agréable qu'il soit teinté ou imprimé, au lieu
de rester blanc), la seule exception étant celle des
bannières. Quoiqu'il en soit, cette information est observée
à une distance (de l'ordre du mètre, ou plus) dix fois plus
grande que pour le papier, ce qui autorise une résolution
plus faible (ex : 180 dpi). La couleur, par contre, joue un
rôle essentiel : des teintes vives et saturées sont
actuellement plus appréciées que la présence éventuelle
des dégradés.
De manière schématique, nous pouvons dire
que l'impression sur papier requiert une résolution élevée et
l'utilisation de tons continus (pour le respect des dégradés),
alors que l'impression textile peut se contenter d'une
résolution plus basse mais exige un espace colorimétrique plus
étendu. La reproduction des oeuvres d'art (tableaux) sur textile
spécial (canvas) échappe bien sûr à cette généralisation, car
elle requiert à la fois une résolution élevée, et un espace
colorimétrique étendu.
Que peut, dans ces conditions, apporter la
technologie jet d'encre dans l'impression textile ?
- la possibilité d'imprimer en tons
continus, et donc en particulier de reproduire des
photographies, car les points de trame des différentes
couleurs de base sont imprimés simultanément (les
têtes d'impression sont placées côte à côte sur le même
chariot), ce qui élimine le problème du repérage ;
- la possibilité de personnaliser
l'impression à la demande du client. C'est ainsi que, l'an
dernier, une centaine de jeunes personnes se sont promenées
sur les plages brésiliennes, vêtues d'un bikini (rebaptisé
photokini pour la circonstance) sur lequel était imprimé
leur photographie. Un tel marché reste pour l'instant
anecdotique mais, la mode et la publicité aidant, on peut
s'attendre à tout ;
- la possibilité d'utiliser plus de
quatre couleurs de base, pour réaliser les couleurs vives
(saturées) auxquelles la clientèle est habituée.
On peut donc espérer voir l'impression
numérique textile créer de nouveaux produits, et donc
d'ouvrir de nouveaux marchés, si les conditions suivantes sont
remplies :
- les concepteurs (designers) des motifs
à imprimer utilisent à bon escient les tons continus ;
- la clientèle (qui ne connaît pas la
différence entre ton direct et ton continu !) ressent la
présence de dégradés (ex : photographie) comme un "plus", au
point d'en accepter le surcoût.
Le jet d'encre peut-il supplanter
complètement la sérigraphie ? Pas dans un avenir prévisible,
parce que sa productivité est très inférieure, même lorsqu'on
sacrifie la résolution à la vitesse (ce qui parait normal
s'agissant d'un support textile). Il en résulte que les textiles
imprimés numériquement coûtent plus chers que ceux imprimés
analogiquement, sauf pour les petites productions.
II -
L'impression traditionnelle du textile
II-1-
La sérigraphie
La sérigraphie est un procédé d'impression
directe par forme imprimante plane et ajourée, dont l'histoire
se perd dans la nuit des temps. Dans l'antiquité, les phéniciens
l'utilisait pour reproduire des dessins sur les vêtements, les
égyptiens pour décorer les tombes, les grecs pour décorer les
objets. Au troisième siècle après JC, les chinois introduisirent
la soie dans la réalisation des écrans. Au 12e
siècle, les japonais se servaient d'écrans en cheveux humains,
tendus sur des cadres en bois, pour reproduire des oeuvres
d'art. La sérigraphie fut introduite en Europe au moyen âge ;
elle se développa principalement en France et en Angleterre,
avant de gagner toute l'Europe et l'Amérique au 18e
siècle. C'est vers 1750 que Jeanne Papillon initia la
fabrication de papier peint mural décoré par la technique du
pochoir.
Jusqu'alors, la sérigraphie était surtout
pratiquée comme un art. Elle devint une technique d'impression
en 1907, lorsqu'un certain Simon, entrepreneur à Manchester,
déposa un brevet (intitulé "silk screen printing") décrivant le
procédé tel que nous le connaissons aujourd'hui.
|
Figure 6 - Schéma de principe de la sérigraphie à
plat |
La figure 6 ci-dessus illustre le
fonctionnement de la sérigraphie à plat. La forme imprimante est
constituée d'un tissu (poreux) de fibres synthétiques ou
métalliques tendu sur un cadre. Les parties non imprimantes sont
obturées par un photopolymère. Cette forme imprimante est
appliquée contre le support d'impression, et l'encre, d'une
consistance proche de la peinture, est versée sur la forme
imprimante. Une racle (squeegee) assure la pénétration forcée de
l'encre à travers la trame poreuse de la forme imprimante. À
l’aide de ce procédé, on peut imprimer sur une variété
importante de supports et de formes, et déposer une quantité
notable d'encre (de 5 à 100 g/m2 selon les propriétés
de l'écran).
Il existe également une variante très
utilisée dans l'industrie textile, la
sérigraphie rotative
(rotary screen printing, cylinder screen printing), dans
laquelle la forme imprimante (écran + couche photosensible) est
cylindrique et tourne autour d'un axe horizontal. La racle,
située à l'intérieur du cylindre, est fixe. La vitesse
d'impression de la sérigraphie rotative est nettement plus
élevée que celle de la sérigraphie à plat (flat bed screen
printing). Le procédé est schématiquement représenté figure 7
ci-dessous.
|
Figure 7 - Schéma de principe de la sérigraphie
rotative |
On peut consulter sur le site ScreenWeb une
bonne étude des
propriétés comparées des deux types de sérigraphie.
II-2-
L'impression transfert
L’impression transfert (indirect digital
textile printing), ou décalcomanie, est un procédé dans lequel :
- on imprime d'abord l'image sur un
support intermédiaire, généralement constitué d'un papier
spécial appelé "papier transfert" ;
- puis on reporte l'image du papier
transfert au textile par chauffage sous pression. Les
entreprises utilisent une calandre de duplication, les
particuliers un simple fer à repasser.
Le procédé s'est développé à partir
de 1970, en remplacement de la décoration manuelle des t-shirts.
Depuis il n'a pas cessé de se répandre, et ce pour les raisons
suivantes :
- la mode des t-shirts décorés est
toujours restée vivace, en particulier pour l'événementiel.
Décorer des t-shirts est un business qui rapporte, et qui
peut s'appliquer aussi aux casquettes, aux sweatshirts, aux
taies d'oreiller ou de traversin, aux serviettes et gants de
toilette, etc. ;
- la décoration par impression transfert
déborde largement le cadre de l'industrie textile, pour
s'appliquer aux objets en plastique, en céramique, etc.,
d'où la possibilité d'une diversification ;
- pour l'événementiel, le procédé permet
d'ajuster la fabrication à la demande, de réduire le stock,
et de limiter les invendus. En effet, on peut imprimer en
une seule fois un excès de papiers transfert (peu coûteux),
et transférer sur les vêtements en fonction de la demande ;
- l'investissement de départ est
modeste.
Bien entendu, le procédé n'est pas sans
défauts. En particulier :
- le papier transfert tend à se déformer
lors de l'impression, ce qui dégrade le repérage ;
- les détails fins sont difficiles à
transférer. Il faut éviter les traits de largeur inférieure
au millimètre, et les points de trame d'un diamètre
inférieur à 1/3 de millimètre -- ce qui fait que la
résolution des images en tons continus doit être inférieure
à 100 dpi ;
- il est difficile de transférer les
grands aplats en leur assurant une couleur uniforme ;
- le trapping fonctionne plus ou moins
bien lors du transfert.
Dans les débuts, c'est la sérigraphie qui
était utilisée pour imprimer le papier transfert. Le procédé est
appelé "Plastisol Transfer", nom dérivé de celui des encres
utilisées dans l'industrie textile. Les encres Plastisol sont
des suspensions de PVC que l'on fait sécher à chaud.
Mais pour les petites séries (quelques
dizaines à quelques centaines d'exemplaires), l'impression
numérique (digital transfer) s'avère être plus économique que la
sérigraphie. Au fur et à mesure de leur apparition sur le
marché, ont successivement été utilisées :
- les imprimantes thermiques, puis les
imprimantes à sublimation, qui se sont révélées trop lentes
et trop coûteuses ;
- les imprimantes laser. Leur version
couleur a longtemps souffert d'un prix très élevé, mais ce
n'est plus le cas aujourd'hui. Comme nous le verrons plus
loin, la mise au point de toners spécifiques de
l'impression transfert sur coton relance l'intérêt de ce
type de machine, dont la vitesse est un atout ;
- les
imprimantes à jet d'encre, qui se sont largement
imposées sur ce marché.
On notera que les presses
électrophotographiques en couleur -- version industrielle des
imprimantes laser et destinée aux industries graphiques -- ne
sont pas utilisées en impression transfert à cause de leur coût
trop élevé.
Dans un premier temps, les utilisateurs du
jet d'encre se servirent des encres standards disponibles sur le
marché, dont les colorants n'étaient pas destinés à l'impression
textile. Ils ont donc imaginé de recouvrir le papier transfert
d'une mince couche de polymère qui, lors du transfert thermique,
se dépose sur le textile en même temps que l'encre,
"emprisonnant" en quelque sorte cette dernière. On obtient ainsi
une certaine résistance au lavage et à la lumière, mais au prix
d'un toucher désagréable. Des encres spécifiques ont donc été
développées au cours des années 90, en particulier par la
société
Sawgrass Technologies.
Un progrès important a été réalisé avec
l'utilisation de colorants qui se subliment lors du transfert
thermique (c'est à dire qui passent directement de l'état solide
à l'état vapeur), et réagissent avec la fibre textile pour
donner une image stable. Le procédé, baptisé transfert par
sublimation (sublimation transfer), est malheureusement limité
aux tissus en polyester, ou contenant au moins 50 % de
polyester. Comme de nombreuses personnes jugent désagréable le
contact direct du polyester avec la peau, la société
Hanes Printables a eu l'idée de fabriquer -- grâce à un
tissage spécial -- des vêtements dont l'envers est en coton est
l'endroit en polyester (marque : Soft L'ink).
On notera que les colorants utilisés en
impression transfert ne sont pas opaques, et que le procédé ne
peut être utilisé que sur des vêtements blancs ou de couleur
très claire, à moins de déposer (au préalable ou
simultanément) une couche d'encre blanche.
L'impression transfert présente les
propriétés suivantes :
- l'impression initiale s'effectuant sur
papier, il est possible de travailler en tons continus ;
- l'impression est personnalisable ;
- le procédé est plus économique que la
sérigraphie pour les petites séries ;
- l'investissement correspondant est
modeste (8000 € ou moins dans un premier temps), ce qui rend
la diversification attractive. Il faut bien noter cependant
que ce secteur d'activité commence à être sérieusement
encombré...
Un document récent (2004) et détaillé
concernant
l'impression transfert des textiles peut être consulté sur
le site Web du périodique Screen Printing.
L'entreprise
Services identification industrielle,
ingénierie, bureau d'études et SAV
Marquage d'acier, fer, cuivre, aluminium,
alliage, plastique, caoutchouc, fibres naturelles,
synthétiques ou tissu, papier, verre, céramique, bois,
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effectué par divers moyens, allant de simples marques faites
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L'installation d'un système de marquage
est généralement unique et doit être étudiée au cas par cas
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gravé, ..., nous pouvons vous fournir une machine adaptée.
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dégraissage, dépolissage, ligne transfert complète, ...).
Avant la visite d'un de nos techniciens,
si cela est nécessaire, nous vous demandons généralement de
répondre à notre questionnaire technique en ligne.
Dans la mesure du possible, nous vous
conseillons de nous soumettre des photos numériques de vos
produits et de votre ligne où le marquage sera effectué
ainsi qu'un échantillon du produit à marquer pour que nous
procédions à des essais.
Consommables
Nos composés de marquage, diluants,
nettoyants, abrasifs, encres (offset, directe, permanente,
soluble à l'eau, U.V., ...), pochoirs, clichés caoutchouc,
... sont généralement en stock, et donc disponibles à
réception de votre numéro de commande télécopié ou par mail.
L'historique
La société MARQUAGE possède un savoir
faire accumulé grâce à l'expérience d'hommes et de femmes
qui constituent le potentiel actuel permettant l'étude et la
fabrication de machines à marquer adaptées aux besoins
industriels de chaque client.
Dans les années 1960, Georges QUERCY a été
Directeur Europe du service export de 2 sociétés américaines
très spécialisées depuis de nombreuses années dans la
traçabilité des produits industriels. Très vite, il a fallut
effectuer des adaptations et des intégrations machines liées
spécifiquement au système métrique. D'autre part, les coûts
de fret et les frais divers de transitaires ajoutés aux
délais incompressibles l'ont contraint à prendre en compte
les problèmes techniques liés aux usages du marché Européen.
Fin des années 1970, il a créé la société
EPMI (Engineering Products Marking Industrial) et recruté
Michel ROLLET en tant que Directeur Technique, puis la
société MAUNY de fabrication de machines à marquer de type
offset, intégrant Alain AILLOT pour le développement et
l'adaptation des machines. Les gravures et autres
consommables étaient à l'époque fournis par une société
spécialisée, également française.
MARQUAGE en 1982, regroupa l'ensemble des
spécialités afin de proposer aux clients un service complet
basé sur l'expérience acquise par Michel ROLLET et Alain
AILLOT, reprises à ce jour par l'ensemble de ses salariés
assurant ainsi la continuité de l'entreprise. Concepteurs et
fabricants depuis de longues périodes nous assurons à notre
clientèle, fiabilité, continuité et suivi des produits
fournis.
Vos contacts
MARQUAGE vous présente vos principaux
interlocuteurs dont l'expérience, le dynamisme et la rigueur
sont mis à votre service :
A ces responsables de service s'allie et
se met à votre entière disposition notre secrétariat, notre
service après-vente et l'ensemble du personnel.
La société Marquage, fabricant de systèmes
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marquage industriel, propose une gamme de
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