Onze astuces
pour éviter de se faire repérer par le fisc
Environ 45
000 entreprises sont contrôlées chaque année. Pour éviter d'écoper d'un
redressement fiscal, mieux vaut être au clair avec sa comptabilité. Voici la
liste des points sensibles qui attirent l'attention du fisc.
François
Sabarly | LEntreprise.com | Mis en ligne le 26/11/2007
Environ 45
000 entreprises sont contrôlées chaque année. Ce nombre est stable, mais les
recettes du contrôle fiscal des entreprises augmentent : les vérifications de
comptabilité sont plus sélectives et mieux ciblées.
Et si certains secteurs d'activité tels que le bâtiment ou le textile sont
davantage contrôlés que les autres, l'essentiel des redressements porte
toujours sur l'impôt sur les sociétés et la TVA.
Pour éviter à votre entreprise, elle aussi, d'être vérifiée - et peut-être
redressée -, vous devez connaître et surveiller les points sensibles qui
attirent la vigilance du fisc. En sachant que, lorsque l'Administration vient
contrôler sur place une entreprise, c'est que ses agents ont déjà contrôlé,
dans leurs locaux, son dossier, et qu'ils ont repéré des anomalies. La
vérification de comptabilité ne constitue alors que la suite logique de ce
contrôle sur pièces...
Respectez le formalisme
Chaque
entreprise a un dossier ouvert à son nom au service des impôts, et ce dossier
est périodiquement vérifié par les agents du fisc, en particulier au moment de
l'envoi des déclarations de bénéfices. Respecter le formalisme est donc le
premier moyen de prévenir une vérification de comptabilité et un redressement
éventuel (appelé aujourd'hui « rectification »).
- Adressez les déclarations de bénéfices et de TVA dans les délais impartis.
Sinon, et dans l'hypothèse d'une vérification de comptabilité ultérieure, votre
entreprise ne pourra pas bénéficier de la procédure de redressement
contradictoire. Elle sera au contraire soumise à la procédure de rectification
d'office, beaucoup plus contraignante puisqu'elle met la preuve de
l'exagération du redressement éventuel à la charge de l'entreprise et qu'elle
vous prive d'un débat oral et contradictoire avec le fisc.
- Seconde précaution : adressez au fisc des déclarations fiscales
correctement rédigées, ce qui suppose une comptabilité régulièrement tenue
dans la forme et dans le fond. Toute erreur grossière telle qu'une
immobilisation passée en charge au lieu d'être amortie, par exemple, risque de
soumettre l'ensemble de votre dossier à un examen critique.
En règle générale, mieux vaut se couvrir vis-à-vis du fisc en cas d'hésitation
sur un poste de la déclaration de bénéfices. Si vous ne savez comment déclarer
un produit d'exploitation ou déduire une charge, vous pouvez indiquer par une
« mention expresse » jointe à la déclaration les raisons qui vous ont
conduit à retenir telle ou telle solution.
En cas d'erreur de votre part, aucune pénalité ne pourra vous être réclamée.
Bon à savoir
: quitte à
adresser ensuite au fisc une déclaration rectificative, mieux vaut déposer une
déclaration de bénéfices incomplète, mais dans les délais, que complète et hors
délai.
Les
activités occultes sévèrement réprimées
Lorsqu'elle
découvre une activité professionnelle non déclarée au cours d'un contrôle fiscal
(contrôle sur pièces ou vérification de comptabilité), l'Administration peut
effectuer des redressements jusqu'à six ans en arrière, au lieu de trois
normalement. Ce délai spécial peut s'appliquer même si l'entreprise a souscrit
ses déclarations fiscales tardivement, après une mise en demeure.
- Les redressements effectués dans le cadre de cette procédure sont par
définition des impositions d'office, à charge donc pour l'entreprise de prouver
l'exagération du redressement effectué.
- Les impôts concernés sont l'impôt sur le revenu ou l'impôt sur les sociétés,
la taxe professionnelle, la TVA et les taxes assimilées, la taxe
d'apprentissage, la participation à la formation continue.
Verrouillez les opérations importantes
Dans les
groupes d'entreprises, l'Administration contrôle souvent les opérations ayant
trait aux structures : fusions, apports partiels d'actif, et éventuellement
scissions.
Les redressements dans ce domaine sont en général rentables pour le fisc.
Les apports partiels d'actif réalisés par les sociétés soumises à l'IS,
notamment, échappent à la taxation des plus-values professionnelles et
bénéficient du régime spécial des fusions lorsqu'ils portent sur une branche
complète d'activité et lorsque la société apporteuse prend l'engagement de
conserver les titres reçus en contrepartie de son apport pendant au moins trois
ans.
Or si le fisc arrive à démontrer qu'une opération de ce type ne respecte pas
les conditions requises, le régime de faveur peut être rejeté, d'où une cascade
de redressements possibles tant au niveau de l'impôt sur les sociétés que des
droits d'enregistrement ou de l'impôt sur les revenus des associés.
Bon à
savoir : faute de
réunir les conditions requises, le régime favorable des fusions peut cependant
être appliqué à un apport partiel d'actif sur agrément préalable de
l'Administration.
Les opérations d'entreprises requalifiées en abus de droit, notamment en
matière de portage de titres ou de donation d'entreprise, ne sont pas rares.
Cette notion prétorienne est souvent mise en avant pour rejeter certains
montages juridiques qui, selon l'Administration, n'auraient pour but que
d'éluder l'impôt. Sachez toutefois que si vous êtes redressé en vertu d'un abus
de droit supposé, vous avez la possibilité de saisir le Comité consultatif pour
la répression des abus de droit.
Pour savoir si vous pouvez bénéficier des exonérations accordées aux
entreprises nouvelles créées dans les zones prioritaires du territoire, ou si
certaines de vos dépenses peuvent être retenues pour le crédit d'impôt
recherche ou encore pour savoir si votre entreprise peut bénéficier du statut
de jeune entreprise innovante (JEI), vous pouvez utiliser la procédure du
rescrit fiscal en demandant à l'Administration de valider votre opération.
En cas d'accord du fisc, votre opération ou votre décision ne pourra plus être
remise en cause et aucun redressement ne pourra avoir lieu.
Bon à savoir : l'Administration dispose d'un délai, variable suivant la nature de l'opération en cause, pour répondre à une demande de rescrit fiscal. Si elle ne répond pas dans ce délai, son silence vaut acceptation tacite.
En principe, le fisc n'a pas à s'immiscer dans la gestion de votre
entreprise, mais il peut néanmoins refuser la prise en compte de certains frais
s'il estime que ceux-ci résultent d'un acte anormal de gestion.
Fiscalement, un acte anormal de gestion est un acte qui met une dépense à la
charge de l'entreprise ou qui prive celle-ci d'une recette sans être justifié
par les besoins de l'exploitation.
Exemples : des dépenses personnelles de l'exploitant ou des associés
réglées dans le seul intérêt d'un tiers, des dépenses engagées pour des biens
non affectés à l'exploitation, des avantages commerciaux consentis sans
contrepartie, des avances octroyées à une société avec laquelle l'entreprise
n'entretient aucune relation commerciale...
L'acte anormal de gestion est une arme redoutable, très utilisée dans les
vérifications des groupes de sociétés en particulier.
Bon à savoir : lorsqu'une entreprise consent une avance sans intérêts à une autre société de son groupe, l'acte anormal de gestion peut être écarté si les dirigeants démontrent que la société bénéficiaire était en difficulté au moment des faits et que cette renonciation à intérêts était conforme à l'intérêt commercial et financier du groupe.
Les amortissements comptables sont souvent remis en cause lors des contrôles
fiscaux.
Amortissement linéaire trop rapide, amortissement dégressif d'un bien exclu par
nature de ce mode d'opération, amortissement d'un bien qui aurait dû être passé
en charge, amortissement d'un matériel ou d'un véhicule en location ou en
crédit-bail, confusion entre immobilisation et stock... tels sont quelques-uns
des chefs de redressement fréquemment retenus.
De même pour les provisions, et notamment celles pour pertes et
charges : l'Administration veille aux conditions de leur déduction.
Une entreprise ne peut provisionner que des pertes ou charges nettement
précisées quant à leur nature et susceptibles d'être évaluées avec une
approximation suffisante, et à la condition qu'elles soient probables à la
clôture de l'exercice.
Le Conseil d'Etat, de plus, subordonne la déduction des provisions pour charges
à la comptabilisation des produits correspondants au titre du même exercice, et
la déduction des provisions pour pertes à la mise en évidence d'une perspective
de perte.
Bon à savoir : à certaines conditions, il est possible de constituer une provision pour les charges du personnel : congés payés, gratifications allouées aux salariés ou indemnités de licenciement pour motif personnel. En revanche, il n'est pas possible de déduire des provisions constituées pour faire face à des départs en retraite.
Les redressements en matière de TVA sont fréquents : la taxe sur
la valeur ajoutée est le second impôt en termes de rentabilité pour le fisc. Il
y a plusieurs points sensibles en la matière :
- La TVA sur l'exportation : la taxe que l'entreprise a déduite peut être
réintégrée si le fisc estime que la preuve de l'exportation n'est pas apportée.
En effet, dès lors que l'entreprise n'a pas dans ses dossiers les documents
« Ex », c'est-à-dire les documents douaniers qui justifient l'opération
avec le nom du client, la preuve de l'expédition, le nom du transporteur, etc.,
un redressement est possible.
- Les biens cédés par l'entreprise à un fournisseur ou à un client, sans
rémunération ou moyennant une rémunération très inférieure à leur prix normal.
La taxe sur ces « commissions » ou « gratifications » n'est pas déductible,
même si l'opération a été effectuée dans l'intérêt de l'entreprise. Dans le
même esprit, les dépenses d'hébergement et de logement supportées par
l'entreprise au bénéfice de ses dirigeants ou salariés sont exclues du droit à
déduction.
- Quant à la TVA sur les repas d'affaires des dirigeants, qui a longtemps été
une source de contentieux avec le fisc, elle est déductible, mais à condition
que les frais correspondants soient engagés dans l'intérêt de l'entreprise. Or
ce poste est systématiquement épluché lors d'une vérification. Il en est de
même pour la taxe et les frais de réception et de spectacles au profit de
clients, de fournisseurs, de dirigeants ou de salariés de l'entreprise.
Bon à savoir : pour les cadeaux d'entreprise, la TVA sur leur prix d'achat est déductible si leur valeur unitaire ne dépasse pas 60 euros par an et par bénéficiaire.
Le rejet de la déduction de la TVA sur les factures de sous-traitants dont
la moralité n'est pas claire peut entraîner un redressement dans votre
entreprise.
L'Administration est sévère sur ce point et n'hésite pas à passer par la
législation sociale sur le travail dissimulé pour redresser les sociétés ayant
payé des factures à des sous-traitants qui n'étaient pas, légalement, autorisés
à facturer.
En outre, il existe depuis quelques années déjà un système de solidarité de
paiement de la TVA entre donneurs d'ordres et façonniers : le donneur d'ordres
peut être solidairement tenu de verser la TVA due par son façonnier pour les
opérations qu'ils réalisent ensemble lorsque celles-ci représentent plus de la
moitié du chiffre d'affaires mensuel ou trimestriel du façonnier.
Le donneur d'ordres ne peut s'exonérer de ce paiement que s'il prouve qu'il n'a
pas eu connaissance du non-respect par le façonnier de ses obligations
fiscales.
Bon à savoir : quand on travaille avec des entreprises sous-traitantes, il faut donc s'assurer de leur parfaite légalité : leur demander leur extrait Kbis, une attestation Urssaf montrant qu'elles paient les cotisations pour tous les salariés déclarés et la preuve du paiement de la taxe professionnelle.
L'administration fiscale surveille avec attention les remboursements de
frais et en particulier les frais de mission, de réception et de déplacement,
la frontière entre dépenses professionnelles et dépenses personnelles étant
dans ce domaine parfois ténue... Pour les frais de déplacement, par exemple,
peu importe le moyen de transport utilisé si les frais sont en rapport avec la
distance parcourue.
A noter aussi que les frais correspondant à des repas d'affaires ou à des repas
pris dans le cadre de voyages professionnels (congrès, séminaires ou autres)
sont déductibles si les voyages ont eux-mêmes le caractère de dépenses
professionnelles.
Pour qu'il en soit ainsi, les congrès ou les séminaires doivent avoir été
organisés dans l'intérêt de l'entreprise.
Bon à savoir : en tant que dirigeant, vous avez intérêt à vous faire rembourser vos frais pour leur montant réel. Vous n'aurez pas à les déclarer, sauf si ces frais sont déjà couverts par la déduction forfaitaire de 10 % ou si vous avez opté pour la déduction de vos frais réels.
N'exagérez pas les frais de voiture
Les frais de
voitures de fonction des dirigeants ou des salariés sont en principe
déductibles des résultats de l'entreprise. Mais ce poste est souvent contrôlé
par le fisc.
Des précautions s'imposent donc pour éviter une remise en cause des déductions
et un redressement :
- Si vous attribuez des véhicules de fonction à des collaborateurs, les frais
déduits par l'entreprise ne doivent pas être excessifs et doivent être en
rapport avec l'activité professionnelle du bénéficiaire. L'entreprise doit
pouvoir justifier, notamment, le kilométrage total parcouru et la ventilation
entre le kilométrage professionnel et le kilométrage personnel. Il faut donc
soigneusement conserver les justificatifs pour pouvoir établir ces
kilométrages.
- Lorsque des salariés ou vous-même utilisez une voiture de fonction pour un
usage personnel, n'oubliez pas d'intégrer sur les bulletins de paie l'avantage
en nature correspondant, puisque celui-ci est imposable et soumis à cotisations.
- Si vous remboursez des indemnités kilométriques sur la base d'un autre barème
que celui de l'Administration, vous devrez démontrer, en cas de contrôle fiscal,
que les frais déduits à ce titre correspondent bien à des dépenses réelles.
Bon à savoir
: évitez de
rembourser aux salariés leurs frais de déplacement entre leur domicile et leur
lieu de travail : il s'agirait pour eux d'un avantage en nature imposable
puisque ces frais sont déjà couverts par le forfait de 10 % des salariés.
Les sanctions
des factures irrégulières
Toute vente
ou prestation de services doit faire l'objet d'une facture, et toute facture
doit comporter des mentions impératives : les nom et adresse du vendeur et
du client, le numéro Siren du vendeur et le nom de la ville dans laquelle il
est immatriculé, le numéro de la facture, les numéros d'identification à la TVA
du vendeur et du client en cas d'échange intracommunautaire, la date de la
facture, la date de règlement, la description des produits vendus, le prix
unitaire hors TVA des produits ou des services, le taux de TVA par produit ou
service et le total hors taxe et la taxe correspondante ventilés par taux, la
monnaie de paiement, les réductions de prix éventuelles, les conditions
d'escompte le cas échéant.
- Les omissions ou inexactitudes relevées sur les factures donnent lieu à une
amende fiscale de 15 euros, ce montant étant multiplié par autant d'omissions
ou d'inexactitudes constatées, sans que le total puisse excéder le quart du
montant de la facture ou le quart du montant qui aurait dû être mentionné sur
celle-ci. Cette amende s'ajoute, en cas de vente sans facture, à un rappel de
TVA assorti d'un intérêt de retard et d'une majoration de 80 %.
- En pratique, l'amende est appliquée par les contrôleurs des impôts, à l'occasion
notamment d'un contrôle sur pièces ou d'une vérification de comptabilité, en
suivant la même procédure et avec les mêmes garanties qu'un contrôle de TVA.
Ne gonflez pas trop votre rémunération
Il n'est pas
rare qu'une vérification de comptabilité débouche aussi sur un examen de la
situation fiscale personnelle du dirigeant. Le cas typique est celui de la
rémunération excessive.
Pour apprécier si la rémunération d'un dirigeant est normale ou non, le fisc se
fonde sur plusieurs éléments pouvant être combinés entre eux :
l'importance de l'activité déployée, le montant du chiffre d'affaires réalisé
par l'entreprise, les niveaux de rémunération des autres collaborateurs de
l'entreprise, les niveaux de rémunération des dirigeants dans des entreprises
comparables, etc. Si votre rémunération est jugée excessive, elle sera rejetée
par l'Administration pour sa partie exagérée. A l'occasion d'une procédure de
contrôle, elle sera donc réintégrée dans les bénéfices.
De plus, pour vous, elle sera imposée dans la catégorie des revenus mobiliers
si la société relève de l'impôt sur les sociétés, ou en tant que bénéfice non
commercial si la société est soumise à l'impôt sur le revenu.
Dans les deux cas, si vous êtes salarié, vous perdrez les abattements de 10 et
20 % auxquels vous auriez eu droit normalement.
Bon à savoir
: le fait
pour un PDG de société anonyme ou pour un gérant de SARL de s'attribuer une
rémunération trop importante par rapport aux ressources de la société peut
constituer un délit d'abus de biens sociaux.
Sécurisez la transmission de l'entreprise
Autre cas
posant souvent problème : la transmission de l'entreprise ou des titres de
la société aux enfants lorsqu'on souhaite passer la main. Deux écueils
principaux sont à éviter pour ne pas s'attirer un redressement fiscal.
- Minorer la valeur du fonds ou des parts : si le fisc estime que la
valeur du fonds ou des parts que vous donnez à vos enfants est trop faible, il
peut contrôler l'opération et réclamer un complément de droits
d'enregistrement, éventuellement assorti de majorations en cas de mauvaise foi.
Inversement, l'Administration peut aussi dans certains cas requalifier une
vente à des enfants en donation si elle considère que le prix de la cession est
trop bas et exiger alors les droits d'enregistrement correspondant à une
donation.
- Réaliser un mauvais démembrement de la propriété du fonds ou des parts. En
effet, plutôt que de donner votre actif professionnel et notamment vos parts
sociales à vos enfants en toute propriété, vous pouvez aussi ne leur attribuer
que la nue-propriété, en vous réservant l'usufruit de cet actif. Vous faites
alors coup double : les droits de donation seront calculés sur une part
seulement de la valeur des titres, variable en fonction de votre âge.
Et à votre décès, donc à l'extinction de l'usufruit, vos enfants récupéreront
la pleine propriété des titres sans avoir à verser de droits supplémentaires.
Mais ce genre d'opération est souvent mal monté et, à l'issue de la cession des
titres, on ne prend pas toujours les précautions suffisantes pour que le
produit de la vente soit réellement affecté pour partie à l'usufruitier et pour
le reste au nu-propriétaire.
D'où un risque de remise en cause de l'opération par le fisc, avec notamment un
rappel de droits d'enregistrement.
Bon à savoir : avant tout montage patrimonial important, il
faut prendre conseil auprès d'un spécialiste, avocat fiscaliste,
expert-comptable ou notaire.