I - La
création d’entreprises
Les
étapes :

EN BREF...
Tout projet de création d'entreprise commence par une idée.
Qu'elle naisse de l'expérience, du savoir-faire, de la créativité ou d'un
simple concours de circonstance, l'idée prend souvent la forme d'une intuition
ou d'un désir qui s'approfondit et mature avec le temps.
Il existe une grande variété de formes d'idées :
plus l'idée est nouvelle, plus il
faudra s'interroger sur la capacité des futurs clients à l'accepter,
plus elle est banale, plus il conviendra de
s'interroger sur sa réelle utilité par rapport à l'offre déjà existante sur le
marché.
Trouver une idée de création
d'entreprise
Aucune idée ne peut être considérée, de prime abord, comme
supérieure par rapport à une autre dans le domaine de la création
d'entreprise. Une innovation technologique révolutionnaire ne présente
pas plus d'atouts, au départ, que la saisie d'une simple opportunité
commerciale sur un marché banal.
Créer dans son métier (activité connue)
Ce type de
création peut paraître, a priori, le moins risqué : l'idée est bien maîtrisée
car elle correspond à un métier exercé pendant plusieurs années. Les règles du
jeu sont connues, les compétences techniques à mettre en oeuvre
font partie du savoir-faire que l'on possède, bref, on se sent à l'aise.
En matière de création d'entreprise, le professionnalisme du créateur est
naturellement un facteur de réussite. Ceux qui créent dans un métier qu'ils
connaissent bien ont généralement plus de chances de réussir que ceux qui se
risquent dans l'inconnu.
Il convient,
cependant, d'être prudent. Cette voie d'accès à la création d'entreprise peut
donner un sentiment de sécurité factice : le professionnel est expert dans son
domaine, mais ne maîtrise pas forcément les autres facettes du "métier de
créateur" (commercialisation, gestion, ...) et ne suit pas toujours
l'évolution qui se produit dans son métier de base.
Il doit également être en mesure d'appréhender le marché visé pour pouvoir
"faire sa place" face aux concurrents.
Les nouvelles idées, nouvelles tendances
Créer une entreprise à partir de nouvelles
idées, de nouvelles tendances nécessite de rester à l'affût de tout ce qui se passe
en France ou ailleurs en matière de nouveaux produits, de nouveaux modes de
consommation, de nouveaux concepts marketing...
La plupart des magazines économiques ou spécialisés en création d'entreprise
s'en font l'écho et de nombreux sites internet consacrés aux tendances de notre époques ont vu le jour. Pour les repérer, consulter le
dossier nouvelles idées et tendances.
Nouveau : recevez par e-mail les
"nouvelles idées, nouvelles tendances" repérées dans la presse en vous abonnant
gratuitement à la lettre de l'APCE.
Il est également indispensable d'assurer une
veille dans les annonces de "recherches de partenariat", bulletins de
"propositions d'affaires", bourses d'opportunités, car certains ont
le produit ou le savoir-faire mais manquent de moyens et recherchent un associé
! Pour cela, plusieurs pistes :
- se rapprocher des chambres de commerce et d'industrie (CCI), des chambres de
métiers et de l'artisanat (CMA) ou des autres
organismes de développement économique local qui proposent souvent ce service,
- consulter les annonces (offres d'association) de l'espace emploi du site de l'APCE (ou déposer une annonce),
- participer au forum de l'APCE consacré à la recherche
de partenaires.
On peut également acheter un brevet ou
négocier une licence d'exploitation d'un brevet ou d'une marque.
La franchise ou concession peut enfin être
envisagée. La notoriété et l'ancienneté du concédant ou du franchiseur ainsi
que l'existence de son réseau apportent (avec les obligations d'information qui
leur sont imposées) un certain gage de sécurité pour la réussite de l'entreprise
nouvelle. Mais cela ne dispense naturellement pas de questionner soi-même une
ou plusieurs entreprises liées avec le concédant ou le franchiseur envisagé. Consulter le
dossier franchise.
Si toutes ces pistes balisées ne conviennent pas, il reste alors à rechercher
une idée vraiment nouvelle d'entreprise.
L'opportunité pure
Une opportunité,
une bonne occasion, "l'affaire à ne pas manquer" peut également se
présenter !
Pour déceler une opportunité, il convient tout d'abord de se mettre dans une
disposition d'esprit favorable, se résumant à :
Avoir en permanence l'esprit critique pour
juger des situations commerciales présentes, des réels mérites des positions
acquises par certaines entreprises, des lacunes des systèmes établis, des
défauts des produits ou services offerts, etc. Bien des nouveaux concepts de
produits, de services ou de prestations sont le fruit d'une remise en cause ou
d'une carence constatée dans l'offre par rapport aux problèmes rencontrés dans
la vie en général.
Exercer en permanence une grande curiosité
intellectuelle : le monde change vite et sans répit. Pour en saisir les
opportunités encore faut-il rester en prise avec lui. Cela nécessite une
disponibilité intellectuelle importante pour s'informer, analyser, comprendre,
anticiper, voire prédire certaines évolutions. Etre curieux de tout pour
détecter les opportunités.
Faire preuve d'une grande ouverture d'esprit
et savoir accepter les apports extérieurs, les savoir-faire ou pratiques
différentes qui peuvent ouvrir de nouvelles possibilités commerciales. Il y a
souvent, dans les autres économies nationales, quelque chose à transposer ou à
adapter pour en faire un projet commercial en France.
L'application nouvelle
Créer une
entreprise à partir d'une application nouvelle consiste à utiliser une
technique, un savoir-faire, un produit connu en le transposant dans une autre
activité, dans un nouveau contexte ou sur un marché différent.
Il y a une part d'innovation dans les applications nouvelles et la réaction
souhaitée du consommateur n'est pas toujours certaine. Un projet de création
dans une application nouvelle est donc plus risqué, mais en cas de succès la
rentabilité est supérieure, par contre le plagiat peut être très rapide.
La période actuelle, empreinte d'une évolution sociologique rapide des valeurs
et des modes de vie est favorable aux applications nouvelles.
L'innovation
pure
L'innovation pure relève d'un exercice plus ardu. Créer un nouveau
produit, généralement à fort contenu technologique, entraîne des besoins
importants de capitaux pour passer à la phase préindustrielle, pour réaliser
une étude de marché, nécessairement approfondie, et pour attendre la réponse du
marché. Dans ce cas-là, les risques se cumulent, mais la rentabilité s'avère
normalement bien plus élevée que dans une activité banale où la concurrence est
souvent très forte.
L'idée en soi ne
peut être protégée.
Seule peut être protégée la forme selon laquelle elle s'exprime : invention,
marque, création littéraire ou artistique...
D'une manière générale, on appelle propriété
intellectuelle, les droits qui protègent les créations
"issues de l'activité de l'esprit humain" contre toute appropriation
de tiers. Ces droits se divisent en deux branches :
Le
droit d'auteur
Il
protège les oeuvres de l'esprit :
- les oeuvres littéraires : thèses, romans, pièces de
théâtre...
- les oeuvres d'art : peintures, sculptures, oeuvres d'arts appliqués à l'industrie, plans
d'architectes, photographies'
- les oeuvres musicales ou audiovisuelles,
- les logiciels.
Le droit d'auteur est attribué "naturellement", sans
l'accomplissement de formalités particulières.
Toutefois, il s'avère utile, avant de divulguer sa création à des tiers, de se préconstituer des preuves pour être en mesure d'attester
que l'on est bien l'auteur de cette création et faire valoir ainsi, le jour
voulu, ses droits.
Plusieurs procédures sont possibles :
Utiliser l'enveloppe Soleau mise à disposition des créateurs par l'INPI
(Institut national de la propriété industrielle).
Déposer un document retranscrivant l'idée
auprès de la SGDL (Société des gens de lettres).
Utiliser un service de dépôt en ligne tel que
celui :
- de la SGDL
- de Cyberprotec
- de CréaSafe
- de Fidealis
- ou encore de Me Fradin, huissier de justice à Lyon.
Faire établir un constat d'huissier ou un
acte notarié, ou s'adresser, soi-même, un pli recommandé qui ne sera pas ouvert
lors de la réception.
Pour en savoir plus, se reporter au document Protéger son idée.
Les
droits de propriété industrielle
Ils se
répartissent en deux catégories :
- les droits sur les créations nouvelles, qu'il s'agisse de créations à
caractère utilitaire (brevets d'invention) ou à caractère ornemental (dessins
et modèles),
- les droits sur les signes distinctifs : marques, appellations d'origine,
indications de provenance.
Les droits de propriété industrielle, contrairement aux droits d'auteur,
nécessitent l'accomplissement de formalités particulières auprès de l'INPI - Institut national de la propriété industrielle -
La
protection d'une invention s'obtient par la délivrance d'un
brevet ou d'un certificat d'utilité.
Pour être brevetable, l'invention doit répondre à 3 critères :
- elle doit présenter un caractère absolu de nouveauté : elle ne doit jamais
avoir été divulguée au public,
- elle ne doit pas découler d'une manière évidente de l'état de
déposer une brevet,
- elle doit être susceptible d'application industrielle.
Le
dépôt d'une marque peut être réalisé par toute entreprise,
quelle que soit sa forme, ou toute personne physique.
Il peut s'agir d'une marque de fabrique, de commerce ou de service, ou tout
simplement du nom de l'entreprise s'il est suffisamment original et non encore
utilisé par une autre entreprise concurrente.
Peuvent faire l'objet d'un dépôt de marque auprès de l'INPI,
à condition qu'ils soient distinctifs et suffisamment originaux :
- un signe verbal, qui peut s'écrire ou se prononcer : nom, mots, lettres,
chiffres, sigles, slogans...
- un signe figuratif : dessins, logos, hologrammes, reliefs... mais aussi des
formes, nuances précises ou combinaisons de couleurs...
- un signe sonore : sons, phrases musicales pouvant être matériellement
traduits.
Les
dessins et modèles peuvent également faire l'objet d'un
dépôt. Désormais, la protection d'un dessin ou d'un modèle peut s'acquérir par
l'enregistrement et non seulement du fait de sa création.
Deux systèmes coexistent donc : la protection des dessins et modèles par les
droits d'auteurs et par l'enregistrement à l'INPI.
La protection des dessins et modèles s'applique à l'apparence d'un produit ou
d'une partie d'un produit ainsi qu'à son ornement, caractérisée en particulier
par ses lignes, ses contours, ses couleurs, sa forme, sa texture ou ses
matériaux.
Pour bénéficier de la protection :
- le dessin ou modèle doit être nouveau, c'est-à-dire qu'il ne doit pas être
identique ou quasi-identique à un dessin ou modèle divulgué au public
antérieurement,
- il doit présenter un caractère propre, c'est-à-dire susciter chez
l'observateur averti une impression visuelle d'ensemble différente de celle
suscitée par toute création diffusée précédemment.
Quelle que soit
son origine, l'idée ne représente, au départ, rien de bien concret.
Pour passer à un projet réaliste, la première chose à faire est de bien la
définir, c'est-à-dire de se forcer à la résumer en quelques lignes précises,
concises et fortes.
Cet exercice va permettre de coucher sur le papier cette fameuse idée,
d'arriver à en cerner clairement les différents aspects en évoquant :
- les caractéristiques du produit ou du service envisagé,
- son utilité, son usage, les performances prévues,
- les grands principes de fonctionnement de l'entreprise à créer.
A ce stade de la réflexion, il faut s'efforcer de prendre conscience des "moins" (faiblesses, lacunes) du produit ou du service proposé, mais aussi, a contrario, des "plus" (caractère novateur ou spécifique) et de ses avantages concurrentiels.
Télécharger gratuitement le guide de l'APCE intitulé : Valider son idée de création d'entreprise

EN BREF...
Quelle
que soit l'origine du projet de création, il est indispensable, pour lui donner
un maximum de chances de réussir, de vérifier sa cohérence avec son
projet personnel.
Les porteurs de projet
négligent malheureusement trop souvent cette étape pour se concentrer
uniquement sur la faisabilité économique, commerciale et juridique de leur
projet.
C'est une erreur ! La maturation d'une idée doit impérativement tenir compte
d'éléments plus personnels. Choisir de créer ne se résume pas à un choix de
biens et de services à produire et à commercialiser, c'est aussi le choix d'un
mode de vie particulier, qui doit être en cohérence avec les exigences du
projet.
Vérifier
cette cohérence suppose :
- de définir son projet personnel,
- d'analyser les contraintes et
exigences inhérentes au projet et de s'assurer qu'elles peuvent être
surmontées,
- de vérifier qu'ils n'y a pas
de contradictions et d'évaluer les écarts et les actions correctrices à mener.
Le bilan personnel
La réussite d'une entreprise
ne dépend pas uniquement d'évènements extérieurs. Le développement du chiffre
d'affaires, l'accroissement des parts de marché, l'apparition d'un bénéfice
sont des événements économiques nécessaires à la pérennité de l'entreprise,
mais non suffisants.
Deux questions sont alors primordiales :
- Quels sont mes contraintes et objectifs personnels ?
- Quelles compétences et aptitudes sont nécessaires pour mener à bien le projet
?
Les
contraintes personnelles
En devenant chef d'entreprise, il va falloir passer d'une certaine situation personnelle à une autre, où, par nature, règnent l'imprévu et l'aléatoire. Il faut donc prendre en compte les caractéristiques de sa situation présente et vérifier leur compatibilité avec la situation engendrée par la création de l'entreprise.
- Pourrai-je dégager suffisamment
de temps pour étudier et préparer correctement mon projet, compte-tenu de ma
situation actuelle ?
N'oublions pas que "Créer en catastrophe conduit généralement à la
catastrophe".
Une bonne préparation peut prendre entre six mois et deux ans et il est
préférable de s'y consacrer pleinement.
- Mon entourage adhère-t-il au projet ? Cette adhésion est très importante, en
particulier celle du conjoint, qui peut apporter une aide psychologique et
matérielle en prenant en charge certaines tâches.
Ma famille sera-t-elle prête à faire certains sacrifices pendant la phase de
démarrage de l'entreprise : déménagement éventuel, nouvelles conditions de vie
familiale défavorables (moins de temps libre, moins de congés...), baisse du
niveau de vie ?
Si le projet n'est pas partagé par l'entourage, des tensions peuvent très vite
se créer.
- Mes charges familiales sont-elles compatibles avec le projet ? Cette question sera primordiale, s'il n'est pas possible de bénéficier de l'apport par son conjoint d'un salaire régulier suffisant dans l'attente de la montée en puissance de l'entreprise, ou d'autres sources de revenus (fonciers par exemple).
- Mon apport financier personnel est-il suffisant pour chercher des financements complémentaires et convaincre des partenaires financiers ?
- L'entreprise pourra-t-elle générer, en temps voulu, le revenu minimal vital nécessaire, compte-tenu de mes charges financières actuelles : crédits personnels en cours, pension alimentaire, frais de scolarité élevés ? Les revenus souhaités sont-ils réalistes par rapport aux potentialités de l'affaire ?
- Ma santé est-elle
compatible avec les exigences du projet ? Notamment quand il faudra faire face
à des périodes d'intense charge de travail... La création d'une entreprise est
une source non négligeable de stress.
Les
motivations et objectifs personnels
On ne crée pas une entreprise
sans raison précise. Les motivations ne sont pas toujours toutes clairement
exprimées et certaines peuvent entraîner des déconvenues.
Il faut donc se poser, en toute conscience, la question "Pourquoi est-ce
que je souhaite créer ?"
- Pour résoudre un
problème personnel ?
- Par goût des responsabilités ? Mais
serai-je capable de prendre seul des décisions stratégiques ?
- Pour vivre un partenariat ? Mais
avons-nous tous les mêmes motivations, la même idée de l'entreprise que nous
voulons créer et de la place que nous souhaitons y occuper ?
- Pour développer une entreprise et en faire, à terme, une entreprise
importante ?
- Pour mettre en pratique une idée qui obsède depuis un certain temps ?
- Pour acquérir une indépendance ?
- Pour atteindre une certaine position sociale ? Mais ai-je conscience des nouvelles
obligations que je devrai supporter en contrepartie ?
- Pour exploiter un savoir-faire ?
- Pour concrétiser un rêve, une passion ?
- Pour me réaliser, changer de vie ? Serai-je
prêt à accepter un changement brutal (changement d'environnement, changement de
rythme...) ?
- Pour disposer d'un revenu immédiat ? Mais des décalages peuvent exister entre le démarrage de
l'activité et les premières rentrées d'argent...
- Pour exploiter une opportunité ? Si
celle-ci me "tombe dessus", suis-je réellement fait pour la création
d'entreprise si je n'ai jamais évoqué cette perspective auparavant ?
- Pour augmenter mes revenus, mon patrimoine ? ...
Certaines raisons sont un
gage de succès, car il s'agit de motifs impérieux pour lesquels on est prêt à
tous les sacrifices.
D'autres motivations risquent au contraire de se révéler néfastes pour la bonne
préparation du projet, car elles pousseront à monter l'entreprise, quoi qu'il
arrive, sans tenir compte de la réalité.
Les compétences
Un porteur de projet doit posséder à la fois :
- une personnalité
dont les traits les plus
marquants seront, ou non, adaptés aux qualités qu'il est nécessaire de posséder
pour mener à bien le projet.
Par exemple : un compagnon menuisier timide et introverti pourra difficilement
se lancer seul en tant qu'artisan dans le métier de cuisiniste. En effet, le
marché de la cuisine pour les particuliers est le théâtre de luttes âpres entre
distributeurs ayant une force commerciale très agressive.
- un potentiel, c'est-à-dire une capacité
personnelle d'action, de résistance physique, de solidité psychologique,
d'entregent, de débrouillardise, de capacité à rebondir, etc.
Cette capacité sera, ou non, suffisante pour faire face aux aléas du démarrage
et de la conduite de l'entreprise.
Par exemple : un créateur souhaitant se lancer dans un projet nécessitant une
présence active quotidienne de 12 heures, 6 jours par semaine, devra vérifier
que sa santé le lui permettra.
- des connaissances et compétences techniques, commerciales, de gestionnaire qui s'avéreront adaptées ou manquantes pour les besoins du projet.
- une expérience : les activités antérieures, en
particulier professionnelles, peuvent être un atout important si elles sont en
relation avec le projet. Le professionnalisme est une condition de succès, de
même qu'un tissu relationnel important dans le milieu concerné. A l'occasion
d'une création, les connaissances et l'expérience acquises demandent, bien
souvent, à être complétées par une formation adéquate.
L'analyse de contraintes du projet
A ce stade de la réflexion,
on doit être en mesure de déterminer les contraintes inhérentes au projet, qui
concernent :
- le produit ou la prestation : sa nature, ses caractéristiques, son processus
de fabrication ou de mise sur le marché, ...
- le marché : celui-ci peut être nouveau, en décollage, en pleine maturité, en
déclin, saturé, fermé, peu solvable, très éclaté, ...
- les moyens à mettre en 'uvre (les processus de
fabrication, de commercialisation, de communication, de gestion, de service
après vente, ...) peuvent entraîner des contraintes importantes,
- la législation : de l'existence des contraintes légales (accès à la
profession, règlementation relative à la sécurité...) peuvent dépendre la
faisabilité et la viabilité du projet
Un long travail de réflexion
doit conduire à mettre en évidence ces contraintes, afin d'en prendre bien
conscience, de considérer si elles sont surmontables, et de prévoir de mettre
impérativement en regard les parades qui s'imposent.
La cohérence homme / projet
Les écarts entre le temps, l'organisation, les compétences nécessaires au projet et les atouts et compétences personnels vont permettre de prendre une décision :
passer à une seconde phase : le montage
du projet d'entreprise,
renoncer à un projet qui présente trop de
risques,
ou le différer pour chercher un complément de
temps, de ressources financières ou de formation.
Dans
ce dernier cas, des actions correctives doivent être envisagées en évaluant
préalablement leur coût et leur délai. Selon les cas, il pourra s'agir par
exemple :
- pour se donner du temps, de demander un congé création d'entreprise ou
d'envisager une démission ou un travail à temps partiel,
- pour compléter ses ressources financières, de libérer quelques liquidités, de
solliciter ses proches (famille et relations), ou encore de modifier certains
objectifs du projet de manière à en abaisser le coût,
- pour accroître ses compétences, d'envisager une formation, de surveiller
certains de ses défauts et de valoriser ses points forts, ou encore de rechercher
des associés ayant une expérience et un savoir-faire complémentaires.

EN BREF...
Après avoir vérifié la cohérence du projet par rapport à ses propres
contraintes et atouts personnels, le porteur de projet doit passer à une
nouvelle étape : l'étude de marché,
et plus largement la faisabilité commerciale du projet.
Cette étape fondamentale est un passage obligé pour tout futur chef
d'entreprise, dans la mesure où elle lui permet :
- de mieux connaître les grandes tendances et les acteurs de son marché, et de
vérifier l'opportunité de se lancer,
- de réunir suffisamment d'informations lui permettant de fixer des hypothèses
de chiffre d'affaires,
- de faire les meilleurs choix commerciaux pour atteindre ses objectifs
(déterminer sa stratégie),
- de fixer, de la manière la plus cohérente possible, sa politique
"produit", "prix", "distribution" et
"communication" (mix marketing),
- d'apporter des éléments concrets qui serviront à établir un budget
prévisionnel,
Or, lorsque l'on interroge les porteurs de projet, on obtient souvent ce
type de témoignage :
"J'ai le projet de créer un commerce de prêt-à-porter' Je connais bien
les produits vendus dans mon futur point de vente et le type de clientèle
correspondant car je suis vendeur depuis près de dix ans dans ce secteur
d'activité.
Grâce à cette expérience, je peux me passer d'une étude de marché qui me
semble coûteuse en temps et en argent, et me consacrer à la faisabilité
financière de mon projet."
L'étude de marché est donc encore négligée par beaucoup de porteurs de projets qui n'ont pas conscience de son utilité. Si elle ne représente pas un gage de succès absolu, sa vocation est de réduire au maximum les risques en permettant au futur chef d'entreprise de mieux connaître l'environnement de sa future entreprise, et ainsi de prendre des décisions adéquates et adaptées : "Je connais mon marché, je suis donc capable de décider".
Mieux
connaître les grandes tendances du marché ainsi que ses acteurs et vérifier
l'opportunité de se lancer
L'appellation "étude de marché" peut intimider ceux qui, ne se
sentant pas suffisamment compétents, préféreront éviter ou négliger cette
étape. Or, une étude de marché reste avant tout une affaire de méthode et de
bon sens !
Il serait imprudent de se lancer dans un projet sans avoir répondu aux
questions suivantes :
Quelles sont les grandes tendances du
marché ?
Il s'agit tout d'abord de clairement identifier son marché :
- marché des entreprises, des particuliers, des loisirs, des biens de grande
consommation ?
- marché en développement, en stagnation, en déclin ?
- que représente t-il en volume de vente et en chiffre d'affaires ?
Qui sont les acheteurs et les
consommateurs ?
Quels sont leurs besoins ?
Comment achètent t-ils ?
Où vivent t-il ?
Comment se comportent t-ils ?...
Qui sont les concurrents ?
Combien sont-ils ?
Où sont-ils ?
Que proposent t-ils ?
A quels prix ?...
Quel est l'environnement de mon
marché ?
Il s'agit ici d'identifier :
- les processus d'innovation et les évolutions technologiques du marché,
- son cadre réglementaire et législatif (autorisations requises, taxes à payer,
diplôme à posséder, identification des prescripteurs...)
Quelles sont les contraintes de mon
marché et les clefs de succès ?
Quelles sont les opportunités et les menaces éventuelles ?...
Y-a-t-il, oui ou non, une opportunité
pour que mon projet réussisse ?
Mon projet a-t-il sa place sur le marché ?
Va-t-il apporter un "plus" par rapport à la concurrence ?
Va-t-il répondre à un besoin non encore couvert par la concurrence ?
Fixer
des hypothèses de chiffre d'affaires
Après avoir analysé méthodiquement le marché, on doit être en mesure
d'évaluer un chiffre d'affaires prévisionnel réaliste.
De ces objectifs dépendront non seulement la décision définitive de se lancer,
mais également l'ensemble de la politique de développement commercial de l'entreprise
et des moyens financiers, matériels et humains à mettre en place.
Il est donc recommandé d'agir avec précaution, réflexion et mesure.
Il n'existe pas une, mais plusieurs méthodes de calcul pour aboutir à un
chiffre d'affaires réaliste :
- l'une d'elles consiste à étudier des projets similaires sur sa zone ou sur
d'autres zones géographiques.
- une autre à évaluer, dans le cadre d'une enquête de terrain, les intentions
d'achat des clients potentiels,
- une autre à tester tester son projet en grandeur
nature.
L'idéal est d'utiliser plusieurs méthodes afin de faire ressortir une hypothèse
basse et une hypothèse haute.
Faire
les meilleurs choix pour atteindre ses objectifs
Certains parleront de "choix à faire", d' "axes prioritaires" ou encore d' "angle d'attaque du marché"... d'autres parleront de "stratégie commerciale". Au-delà d'un vocabulaire technique, parfois mal adapté, il est nécessaire de faire un point sur l'utilité et l'objectif de la stratégie.
La stratégie, c'est en fait le fil conducteur qui va permettre à
l'entreprise d'atteindre le chiffre d'affaires fixé au prélable.
Il s'agit d'opter pour le meilleur angle d'attaque en tenant compte des
concurrents, des clients et du projet.
C'est généralement l'étape la plus délicate car elle nécessite réflexion,
logique, créativité et souvent talent.
Un chef d'entreprise doit toujours garder à l'esprit, lorsqu'il définit sa
stratégie, la manière avec laquelle il va atteindre ses objectifs en s'insérant
durablement sur son marché, tout en tenant compte des spécificités de son
entreprise.
Obtenir le
mix-marketing le plus cohérent possible
On appelle mix
marketing l'ensemble des décisions de marketing prises par l'entreprise, à
un moment donné, sur un produit ou sur l'ensemble de sa gamme, pour influencer
et satisfaire sa clientèle. Ces décisions concernent :
le produit : quel(s)
produit(s) ou service(s) va-t-il proposer à ses futurs clients ?
le prix
: à quels prix va-t-il le(s) vendre?
la distribution
: comment va-t-il le(s) vendre ? Quels vont être ses réseaux de distribution
(en direct, avec des intermédiaires, par internet) ?
et la communication
: comment va-t-il se faire connaître ?
Exemple de manque de cohérence : accepteriez-vous d'acheter du pain 30 % plus
cher qu'ailleurs, alors que celui-ci ne serait pas de meilleure qualité que
celui des autres boulangers ?
Apporter des éléments concrets qui serviront à établir le
budget prévisionnel
Après avoir défini les différents éléments du mix-marketing, le porteur de
projet est en mesure de chiffrer le coût des actions qu'il envisage de mettre
en oeuvre pour se lancer.
Quel sera le coût de fabrication ou de
production du produit par exemple ?
Quel seront les coûts de commercialisation ?
Ou encore, quel sera le coût de la promotion
ou de la communication ?
Tous ces éléments chiffrés seront par la suite réintégrés dans le plan de
financement du porteur de projet.
Comment réaliser son étude de marché ?
Tout d'abord en acquérant un minimum de connaissances
sur la notion de "marché" et sur les moyens d'actions permettant
d'agir sur un marché.
Puis en suivant une démarche ordonnée et
structurée : recherche d'informations, réalisation d'enquêtes, synthèse et
analyse des informations recueillies, rédaction d'un rapport, estimation du CA
prévisionnel, ...
L'APCE propose une méthode de travail de base
permettant à un porteur de projet non averti d'aborder son étude de marché,
seul ou avec une aide extérieure.

EN BREF...
L'établissement des prévisions financières
consiste à traduire, en termes financiers, tous les éléments réunis au cours
des étapes précédentes et à vérifier la viabilité de son entreprise en
projetant ces éléments sur une période pertinente et suffisamment lisible : 3
ans.
Pour les gros projets il n'est pas rare que les prévisions soient réalisées sur
5 ans, voire plus. Mais, dans la majorité des cas, une période triennale est
largement suffisante.
Les différents choix opérés
concernant la nature du produit ou de la prestation, la façon d'exploiter le
marché et le mode de gestion de la future entreprise vont nécessiter de
recourir à certains moyens techniques et humains, qu'il convient d'évaluer
précisément.
Une méthode simple consiste :
à répondre, pour chaque fonction de
l'entreprise - acheter, stocker, fabriquer, prospecter, vendre, etc. - aux
questions suivantes : comment ? avec quoi ? avec qui ?
puis, à
dresser un tableau reprenant l'ensemble de ces moyens avec leur traduction en
termes de coûts, excepté les capitaux découlant implicitement du cycle
d'exploitation sur lequel nous reviendrons en parlant du besoin en fonds de
roulement.
Voir modèle de
tableau
Les prévisions financières devront pour l'essentiel répondre à 5 grandes questions :
1. Quels sont les capitaux nécessaires pour lancer le projet ? Est-il possible de les réunir ? L'élaboration du plan de financement initial permettra de répondre à ces questions.
3. Les recettes encaissées par l'entreprise tout au long de l'année permettront-elles de faire face en permanence aux dépenses de la même période ? Le plan de trésorerie permettra de mettre en évidence, mois par mois, l'équilibre ou le déséquilibre entre encaissements et décaissements.
4. Quel montant minimal de ventes ou de prestations de services faudra-t-il impérativement atteindre au cours de la première année pour pouvoir au moins faire face à toutes les charges de l'exercice : Le calcul du point mort ' ou seuil de rentabilité ' permettra de répondre à cette question.
5. Enfin, la solidité financière de l'entreprise prévue grâce au plan de financement initial se poursuivra-t-elle au fur et à mesure du développement de l'affaire ? Le plan de financement à 3 ans permettra de vérifier si, effectivement, la structure financière de la nouvelle entreprise se maintient et même s'améliore, malgré de nouveaux besoins durables de financement apparaissant dans le temps. Une bonne structure financière est une des conditions de longue vie pour les nouvelles entreprises.
Cette
démarche doit conduire à la construction d'un projet cohérent et viable puisque
chacune des options prises trouve sa traduction financière et sa répercussion
sur les équilibres financiers.
Si le déséquilibre est trop important, le projet doit être remanié et sa
structure financière adaptée en conséquence.
L'établissement du plan de financement initial
Il consiste à remplir un
tableau regroupant :
du
côté gauche tous
les besoins financiers durables de l'entreprise, c'est-à-dire :
les frais d'établissement,
les "équipements" au sens
large qu'il faut acheter (les investissements HT selon leur nature deviendront
ultérieurement les immobilisations incorporelles, corporelles et financières
dans le bilan du premier exercice de l'entreprise),
le Besoin en fonds de roulement (BFR), c'est-à-dire le montant d'argent utilisé en
permanence, tant dans l'achat et la détention du stock dont on a besoin tout le
temps pour fonctionner correctement (montant diminué des facilités de paiement
consenties en permanence par les fournisseurs) que dans les délais de paiement
que l'on va être obligé d'accorder aux clients (argent dû en permanence par les
clients).
et du côté droit, les ressources financières durables
:
- qui sont apportées par le
porteur du projet (apports personnels),
- qu'il faudra trouver en
complément (prise de participation de tiers, prime ou subvention, emprunt à
moyen ou long terme).
En bonne orthodoxie de
gestion, les besoins financiers durables doivent être couverts par des
ressources financières de même nature.
Les totaux des deux colonnes doivent être égaux. Par conséquent si la somme des
apports (éventuellement majorés de primes ou subventions), reste inférieure au
total des besoins durables il faudra combler cette différence par un
financement externe.
Ce financement, en principe de nature bancaire, devra être en cohérence avec la
pratique des banques qui appliquent certains principes pour la distribution des
crédits d'investissements (crédits à moyen ou long terme) comme :
ne pas risquer plus de fonds que le
créateur lui-même,
écarter de l'assiette de financement
les investissements incorporels (hormis le fonds de commerce) et très souvent
le besoin en fonds de roulement,
ne financer qu'à hauteur de 70 % du
prix HT ce qui est recevable (besoins finançables par la banque),
tolérer chez l'emprunteur un
endettement à terme qui ne dépasse pas le total des C.A.F
des 3 premières années (C.A.F = capacité
d'autofinancement),
n'accepter chez l'emprunteur qu'une charge
annuelle de remboursement du capital emprunté limitée au plus à la moitié de la
C.A.F prévisionnelle.
Ces
deux derniers critères imposés par les banques ne pourront être vérifiés qu'une
fois le compte de résultat établi, ce qui pourra amener à reconsidérer la
solution financière.
Etablissement du compte de
résultat pour chacune des trois premières années
Le compte de résultat peut être établi soit sous forme de liste soit sous la
forme classique et plus simple d'un tableau.
Dans ce dernier cas, il s'agit d'un tableau retraçant l'activité et permettant,
pour chacun des trois premiers exercices, de recenser :
dans la partie gauche l'ensemble des
charges (achats et frais généraux) de l'exercice,
dans la partie droite les produits
(chiffre d'affaires) de l'exercice et par différence entre les deux colonnes du
tableau s'assurer que l'activité dégage un bénéfice suffisant (reliquat des
produits par rapport aux charges).
Pour remplir correctement le compte de résultat, il faudra :
Dans
la partie gauche du tableau :
ne rien oublier des charges prévisibles
d'exploitation (un plan comptable pourra servir de liste-type),
évaluer la dotation aux amortissements
pour les investissements achetés (si, bien sûr, ils sont amortissables),
calculer également les charges
financières induites par le "financement externe" qui a été déterminé
pour équilibrer le plan de financement initial.
Dans
la partie droite du tableau :
Sont
inscrits le chiffre d'affaires et éventuellement les autres produits
(financiers ou exceptionnels).
Tous les montants sont à porter pour leur montant hors taxes (sauf en cas de
non assujettissement à la T.V.A.).
Remarque : A ce stade, le compte de résultat ne peut pas être définitivement
arrêté, car il est possible que la situation de trésorerie au cours des
premiers mois nécessite le recours à des crédits bancaires à court terme. Si
c'était le cas, il faudrait bien sûr incorporer aux charges financières déjà
inscrites les agios y afférents. Ce calcul nécessite d'établir le plan de
trésorerie.
Etablissement du plan de trésorerie
Il s'agit d'un
tableau présentant tous les décaissements et tous les encaissements prévus au
cours de la première année, en les ventilant mois par mois dans 12 colonnes.
Chaque entrée ou sortie de fonds
- en TTC pour les opérations assujetties à la T.V.A. - doit être portée dans la
colonne du mois où elle doit normalement se produire. Le créateur détermine
ensuite le solde de trésorerie du mois, puis un solde de trésorerie cumulé d'un
mois sur l'autre. De cette manière, il est en mesure de savoir par rapport à
ses prévisions d'activité si tout ce qu'il y aura à payer pourra l'être sans
problème grâce aux disponibilités du moment.
Si ce document prévisionnel
devait faire ressortir une impasse de trésorerie à un certain moment, il sera
impératif qu'il trouve une solution avant le démarrage de l'entreprise.
En effet, si statistiquement 17
% des entreprises nouvelles disparaissent au cours de la première année, c'est,
pour beaucoup, en raison de problèmes de paiements courants !
Il faudra donc peut-être prévoir
des crédits bancaires de fonctionnement (comme l'escompte de papier commercial,
la mobilisation de créances professionnelles dans le cadre de
Etablissement du plan de financement à 3 ans
Une bonne structure financière est un gage de pérennité pour la nouvelle entreprise,
qui pourra ainsi faire face à des aléas (retard dans la montée en puissance du
chiffre d'affaires, impayé, etc...) d'autant mieux
qu'elle aura des ressources financières stables en réserve pour cela.
De manière à prévoir l'évolution de la structure financière de l'entreprise, il
est nécessaire d'élaborer sur le même principe que le plan de financement
initial, un tableau projetant, à la fin de chacune des trois premières années,
l'évolution des besoins financiers durables et des ressources financières
stables.
Pour la première année, il suffira de reprendre le contenu du plan de
financement initial en y incorporant les éléments nouveaux survenus au cours de
l'exercice, notamment les ressources propres nouvelles générées par l'activité
: la capacité d'autofinancement ou CAF.
En création d'entreprise, la
CAF est égale à :
bénéfice après impôt + dotation aux amortissements de l'exercice.
Pour les années 2 et 3 il ne faudra prendre en compte que les seuls éléments
nouveaux apparus dans les besoins ou ressources durables au cours de chaque
exercice respectif.
Il est nécessaire que, pour la première année, les ressources excèdent les
besoins d'un montant représentant au moins 15 à 20 % du montant de la C.A.F.
Cet excédent doit s'accentuer les années suivantes.
Calcul du point mort (seuil de rentabilité)
Le point mort représente le niveau d'activité qui permet, grâce à la marge
réalisée (différence entre ce niveau de ventes et les charges variables
découlant implicitement de ce chiffre d'affaires) d'avoir les moyens de payer
toutes les autres charges de l'exercice, c'est-à-dire les charges fixes.
Pour calculer ce point mort, il faut :
1) Répartir l'ensemble des charges de l'exercice en deux catégories :
- le montant de toutes les charges fixes : ensemble des dépenses que l'on a obligatoirement, que l'on vende ou que l'on ne vende pas (ex : loyer du local commercial, salaires, charges sociales, assurance, comptable, etc...),
- le montant de toutes les charges variables : montant des dépenses découlant automatiquement du niveau des ventes (par ex : le montant des approvisionnements correspondant au chiffre d'affaires réalisé, frais de transport sur achats et/ou sur ventes, commissionnement versé sur les ventes,...) .
2) Calculer la marge sur coûts variables qui est égale au montant prévisionnel des ventes diminué des charges variables entraînées automatiquement par ces ventes .
3) Traduire cette marge en pourcentage de chiffre d'affaires (taux de marge sur coût variable) en divisant la marge sur coûts variables par le montant du chiffre d'affaires et en multipliant le résultat par 100.
4) Diviser le montant des charges fixes par ce taux de marge pour obtenir le seuil de rentabilité : montant de chiffre d'affaires qui permettra de payer toutes les charges fixes.
Dès que les ventes
dépasseront le point mort, l'entreprise commencera à dégager des bénéfices.
Le seuil de rentabilité est un bon indicateur pour compléter l'approche de
réalisme du projet, car on peut le traduire concrètement en nombre d'heures à
facturer, nombre d'articles à vendre en moyenne par jour (ou par semaine) etc...
Recommandations
Le
montage des comptes prévisionnels demeure un exercice très sérieux, pour lequel
il faut se garder d'un trop grand optimisme, mais au contraire coller le plus
possible à la réalité du terrain (hypothèses vraisemblables, en particulier
pour le chiffre d'affaires prévisionnel et le besoin en fonds de roulement).
Même s'il n'est pas spécialiste, le créateur doit quand même maîtriser dans les
grandes lignes le mécanisme des comptes prévisionnels, pour pouvoir être
crédible en discutant avec le banquier et parce que c'est le B.A. BA de la
gestion, responsabilité à laquelle tout créateur sera très vite confronté.
EN BREF...
A ce stade du
projet, il convient de réunir les capitaux qui seront nécessaires pour financer
les différents besoins durables identifiés dans les étapes précédentes.
En effet, le
financement correct d'un projet est une des conditions de pérennité de la
future entreprise. Il est donc nécessaire d'identifier les différentes
ressources financières adaptées aux besoins.
* Quelques explications préalables
* Panorama des moyens de financement
* Recommandations
Quelques explications préalables
Les besoins durables de financement
Ils
comprennent :
les frais d'établissement : honoraires de
conseil juridique, de fiscaliste, de conseil en brevet, frais de constitution
de l'entreprise, éventuellement frais de première publicité, etc.
les investissements : achat ou la
construction d'un local, frais d'installation, acquisition de machines, de
matériels, de véhicule, d'un ordinateur, d'un pas de porte ou droit au bail,
etc.
les dépôts et cautionnements à verser :
par exemple les loyers versés en garantie pour le local,
le Besoin en fonds de roulement (BFR), c'est à dire le montant d'argent utilisé en
permanence :
- pour
l'achat et la détention du stock nécessaire à tout moment pour que l'entreprise
fonctionne correctement (montant diminué des facilités de paiement consenties
en permanence par les fournisseurs),
- et pour
accorder des délais de paiement.
En effet, si
l'entreprise doit avoir en permanence un choix important à proposer à sa
clientèle, si elle doit travailler pendant plusieurs jours (voire plusieurs
semaines) avant de pouvoir émettre des factures, ou encore, si elle est obligée
de consentir pour chaque vente un délai de paiement à son client, la notion de BFR prend une importance cruciale pour sa pérennité.
Une
sous-estimation du BFR ou un mauvais financement
préalable de celui-ci entraînera des problèmes de trésorerie à court terme.
Les ressources financières durables
On distingue
deux catégories de ressources durables :
les
capitaux propres,
composés de ses apports personnels ainsi que de ceux de ses associés, ainsi que
les primes ou subventions d'investissement éventuelles,
les
emprunts à moyen ou long terme.
Remarque :
les opérations de crédit-bail consistant à mettre à la disposition de
l'entreprise le bien nécessaire à son activité sous forme d'une location,
suppriment le besoin durable et la ressource financière nécessaire pour
satisfaire ce besoin durable.
Panorama des moyens de financement
|
Types
de financements |
Sources
de financements |
|
Épargne
personnelle |
- le
créateur - ses
associés |
|
Aides ou
subventions à la personne |
- l'Etat :
dispositif d'avance remboursable EDEN(Encouragement
au développement des entreprises nouvelles) - les
Collectivités locales - les
Fondations |
|
Prêt
d'honneur, c'est à dire sans garanties, et crédit solidaire |
- les plates-formes d'initiative locale
(France Initiative ), - le Réseau
Entreprendre , - l'ADIE, -
France-Active - les
Collectivités locales - les
autres organismes de prêts d'honneur ou de développement économique,
fondations, - certains
employeurs… |
|
Prêt
bancaire personnel |
- certaines
banques commerciales |
|
Participation
dans le capital |
-
Organismes de capital risque, - Clubs
d'investisseurs, Cigales, - Sociétés
de reconversion, -
Investisseurs individuels, -
Associations Love Money pour l'Emploi ... |
|
Primes,
subventions à l'entreprise |
- l'Etat - les
Collectivités locales |
|
Prêts à
moyen/long terme à l'entreprise |
- les
établissements de crédit (banques) - les
Sociétés de reconversion Un prêt
sans garantie : le PCE |
|
Crédit-bail |
- Banques -
Organismes spécialisés |
L'épargne personnelle
L'apport
personnel est indispensable pour :
- inspirer
confiance aux tiers, en particulier lors d'une demande de crédit,
-
autofinancer certains besoins durables écartés par les banques : frais
d'établissement, investissements incorporels autres que le fonds de commerce,
30 % du prix des investissements physiques, et souvent le Besoin en fonds de
roulement.
LEE : l'apport personnel peut être constitué,
au préalable, progressivement et pendant deux ans au minimum (jusqu'à 45 800
euros) en souscrivant dans une banque un Livret épargne entreprise (LEE),
permettant ultérieurement de solliciter un prêt pour créer son entreprise. Le
montant et la durée de ce prêt sont fixés de telle sorte que le total des
intérêts à payer soit égal au total des intérêts acquis durant la phase d'épargne,
multiplié par 1,6.
Le taux de ce
prêt atteint, à partir d'août 2006 : 5,25 % (taux variable) ou 5,75 % (taux
fixe) hors assurance décès incapacité.
A noter :
- La loi pour
l'initiative économique permet de retirer les fonds déposés avant 2 ans sans perdre
l'exonération d'impôt sur les intérêts acquis, s'ils sont utilisés dans les 6
mois au financement d'un projet de création ou de reprise d'entreprise par le
titulaire du LEE, son conjoint, un ascendant ou descendant.
- De moins en
moins d'agences bancaires commercialisent le LEE.
PEA : l'apport
personnel peut également provenir d'un Plan d'épargne en actions (PEA), ouvert pour une durée minimale de 8 ans et permettant
d'investir une partie de son épargne dans des titres d'entreprises cotées ou
non.
Les
dividendes et plus-values sont exonérés d'impôt sur le revenu si aucun retrait
du PEA n'est effectué avant 5 ans.
La loi pour
l'initiative économique exonère d'impôt sur le revenu (mais pas de prélèvements
sociaux) le retrait ou le rachat de sommes ou valeurs d'un PEA
avant 5 ans, si les sommes sont affectées dans un délai de 3 mois au
financement de la création ou de la reprise d'une entreprise.
Entre la 5ème
et la 8ème année, les retraits ou rachats n'entraînent pas d'imposition à
l'impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux sont dus. Le PEA n'est pas clos si les sommes en résultant sont
affectées, dans les mêmes conditions que précédemment, au financement de la
création ou de la reprise d'une entreprise par le titulaire du plan, son
conjoint, un descendant ou ascendant.
PEL : La loi pour l'initiative économique
précitée permet également d'utiliser l'épargne-logement pour financer un local
à usage commercial ou professionnel, dès lors qu'il comprend l'habitation
principale du bénéficiaire.
Les aides et subventions au créateur
Elles sont
essentiellement distribuées par l'Etat ou par les collectivités locales, mais
certaines fondations, associations ou autres organismes aident des créateurs
sélectionnés (lauréats) en leur accordant un don ou une bourse.
Le dispositif
national d'aide à la création d'entreprise - EDEN - mis initialement en place à
l'attention des jeunes demandeurs d'emploi et des personnes en situations
précaire, a été modifié et étendu en 2004 aux demandeurs d'emploi âgés de plus
de 50 ans.
Les prêts d'honneur
Ils
permettent de compléter l'apport personnel. Certains organismes extra-bancaires
attribuent des prêts d'honneur sans exiger de garanties. Ces prêts sont
généralement accordés à taux nul ou à taux réduit.
De même, quelques
banques accordent des prêts à des conditions minorées, souvent à l'occasion
d'accords passés avec des structures s'occupant de créations d'entreprise :
clubs de créateurs d'entreprise, boutiques de gestion, organismes de
développement économique local, ....
Enfin,
certains employeurs accordent des prêts aux salariés souhaitant quitter leur
emploi pour créer une entreprise (essaimage).
Les prises de participation au capital
Cette
possibilité ne concerne que les sociétés créées dans certains types d'activités.Très peu d'entreprises peuvent recourir au
capital-risque, qui consiste en une prise de participation temporaire et
minoritaire par un organisme spécialisé dans ce type d'interventions et dont la
rémunération correspondra la plus-value dégagée lors de la revente des titres
souscrits.
En effet, la
sélection des projets est extrêmement rigoureuse par les sociétés de
capital-risque.
Les
"leveurs de fonds" (comme Chausson Finance, Proxicap
Invest, Leonardo, MGT...)
facilitent cette recherche de capitaux : ce sont des professionnels qui,
moyennant rémunération basée en général sur un pourcentage des fonds obtenus,
aident au montage des plans d'affaires (business plans) et les présentent à des
investisseurs avec qui ils ont des contacts très suivis (sociétés de
capital-risque, business-angels...).
D'autres
opérateurs (tels Finance et Technologie, Mar-Tech et Finance...) organisent
périodiquement des rencontres (évènements médiatiques) entre des porteurs de
projets qu'ils sélectionnent et des investisseurs.
Les réseaux
locaux de Business Angels organisent aussi, de façon
bénévole, des rencontres entre créateurs et investisseurs privés.
L'ouverture
du capital peut concerner d'autres types d'investisseurs privés : épargnant,
fournisseur, client, etc.
Il est
également possible de trouver des associés ou des propositions de prise de
participation par l'intermédiaire de bourses d'opportunités ou de bulletins
d'affaires via les Chambres de commerce et d'industrie ou les Chambres de
métiers et d'artisanat.
Les proches
(parents et amis) peuvent souscrire au capital de la société et bénéficier
ainsi d'une réduction conséquente d'impôts sur le revenu.
Enfin les
Clubs d'investisseurs pour une gestion alternative et locale de l'épargne
solidaire (Cigales) peuvent intervenir pour des montants modestes : 3 000 euros
en moyenne. Quant aux Associations Love Money pour l'Emploi elles peuvent
réunir plusieurs dizaines de particuliers-investisseurs sur un même projet.
Les primes et subventions à l'entreprise
La plupart de
ces aides financières ne concernent pas spécifiquement la création
d'entreprise, à l'exception de certaines primes régionales et de l'aide d'OSEO pour les créations d'entreprises innovantes.
Les
subventions ne peuvent être prises en compte pour financer les premiers besoins
durables de la nouvelle entreprise. En effet, elles ne sont généralement
perçues que plusieurs mois après le commencement de l'activité et souvent une
partie du paiement de la subvention est conditionnée à la réalisation préalable
de certains engagements (investissements, embauches...).
Il est
toujours possible d'essayer d'obtenir un crédit-relais bancaire pour disposer
des fonds dès la notification de l'attribution de la subvention ou bien de
tenter de caler le paiement de certains investissements de départ sur la date
probable de perception de ladite subvention, mais l'exercice est dans le
premier cas difficile et risqué dans le second !
Les prêts à moyen et long terme
Sans qu'il y
ait de règle absolue, les banques habituellement ne financent qu'à hauteur de
70 % du montant hors taxes les investissements physiques, le fonds de commerce
s'il y a lieu et, éventuellement mais souvent avec réticence, le Besoin en
fonds de roulement.
Le banquier
limite fréquemment son engagement à hauteur de la mise du créateur : il
considère que les fonds propres doivent au moins égaler l'emprunt sollicité.
La durée
maximale des prêts est fonction de la durée fiscale d'amortissement des biens
financés.
Un dispositif
a été mis en place pour aider les créateurs : le PCE (Prêt à la création
d'entreprise). Il s'agit d'un prêt accordé par OSEO
sans garantie ni caution personnelle, susceptible de financer les frais liés au
lancement de l'entreprise : constitution du fonds de roulement, frais de démarrage...
Ce prêt peut être octroyé à tout type de créateur, pour autant qu'un crédit à
moyen ou long terme soit, en même temps, octroyé par une banque. A noter : le
PCE peut également être utilisé pour reprendre une petite entreprise saine.
Nouveau ! Les
critères d'attribution du PCE viennent d'être simplifiés et élargis afin de
pouvoir en doubler le nombre et ainsi passer de 15 000 à 30 000 PCE annuels :
www.pce.oseo.fr
Certains
types de créations peuvent prétendre à des financements à taux plus avantageux
que les crédits classiques : les créations dans les secteurs de l'industrie,
des services aux entreprises, du BTP, du commerce et de la réparation
automobile, des transports, de l'hôtellerie, du négoce de gros et commerce de
détail (sauf entreprises de plus de 10 salariés), des hôtels et restaurants, de
la formation permanente, des ambulances, des laboratoires d'analyses médicales,
des centres d'aides par le travail et ateliers protégés, des services
collectifs et sociaux, des activités récréatives culturelles et sportives, de
l'agriculture pour certains investissements de modernisation, grâce aux prêts
livret de développement durable, ex Codevi (appelés également PBE : Prêts bancaires aux entreprises.)
Le crédit-bail
Mobilier ou
immobilier, le crédit-bail permet de financer à 100 % un bien professionnel.
Juridiquement
c'est une location assortie de la possibilité de devenir propriétaire du bien
loué au plus tard en fin de contrat pour un prix fixé d'avance tenant compte
pour partie des loyers versés.
Pendant la
durée du contrat de crédit-bail, le bien financé n'est pas inscrit au bilan de
l'entreprise.
Cette
formule, sécurisante pour les crédit-bailleurs qui restent propriétaires des
biens financés, permet une certaine souplesse.
Ce type de
financement est un peu plus cher que le crédit classique et moins intéressant
depuis que les crédit-bailleurs imposent le versement d'un dépôt de garantie ou
un premier loyer important dans le barème de location.
Toutefois, le
crédit-bail présente l'avantage important d'éviter le problème de la
récupération de la TVA payée sur les investissements de départ.
Les dispositifs de cautionnement en faveur du
créateur d'entreprise
En principe,
les banques ne prêtent pas sans exiger des garanties : d'abord sur les biens
financés (hypothèque, nantissement, gage), ensuite, selon le cas, par des
cautions personnelles.
Si, après
analyse, les garanties prévues sont jugées insuffisantes, le dossier risque
d'être refusé sauf à prévoir d'autres sûretés. Par exemple, la prise en charge
partielle du risque de la banque par un organisme tiers : fonds de garantie ou
société de caution mutuelle.
Les Fonds de
garantie peuvent être nationaux, régionaux ou locaux et concerner
particulièrement la création d'entreprise, comme :
- OSEO, qui intervient à hauteur de 70 % pour les entreprises
en création relevant de toutes activités, à l'exception : de l'agriculture
traditionnelle dont le chiffre d'affaires est inférieur à 750 000 euros, du
secteur immobilier, des grandes et moyennes surfaces de plus de 10 salariés, de
l'enseignement général, des activités associatives. La garantie d'OSEO profite au banquier, ce qui rend plus aisée la
décision de celui-ci.
- Le Fonds de
garantie à l'initiative des femmes FGIF, qui apporte
sa garantie aux créatrices à hauteur de 70 % pour un financement bancaire
compris entre 5 000 et 38 000 euros.
- Les fonds
de garantie de FRANCE ACTIVE, tournés vers des créateurs en situation
personnelle difficile : allocataires du RMI, chômeurs en fin de droits,...
- Les
Sociétés de caution mutuelle (SCM) généralistes comme la SIAGI
ou spécialisées par secteurs d'activité accordent généralement leur garantie à
hauteur minimale de 50 %. Les emprunteurs paient une commission de risque,
versent souvent une contribution restituable de l'ordre de 1 à 4 % du crédit,
au titre de la mutualisation et, le cas échéant, doivent souscrire au capital
de la SCM pour 0,50 ou 1 % du concours garanti.
- OSEO Région - filiale d' OSEO et de la Caisse des Dépôts et Consignations - a
passé des accords avec certains Conseils régionaux ou Conseils généraux pour
mettre en place un régime de garantie, dont le taux de couverture est
généralement plus favorable aux créateurs d'entreprises que les fonds de
garantie habituels. Malheureusement, il arrive que les banquiers connaissent
mal les dispositifs de garantie, ne pensent pas toujours à les utiliser et donc
refusent un dossier qui aurait pu être financé grâce à une minoration du risque
de celui-ci.
Recommandations
Les banques
ayant actuellement une attitude réservée envers les créateurs, pour espérer
convaincre un banquier il faudra :
avoir un bon
dossier : complet, précis, concis, clair, soigné et vendeur (voir
être crédible en maîtrisant toutes les
notions du dossier, en particulier les concepts essentiels de la partie
financière : savoir ce que représente un BFR, ce
qu'est un compte de résultat, un plan de financement, un plan de trésorerie, etc...
avoir préparé la négociation,
s'être entraîné plusieurs fois à bien
présenter oralement son projet.
En cas de
crainte sur l'obtention d'un crédit à cause de garanties trop faibles, il ne
faut pas hésiter à prendre l'initiative de rechercher une prise en charge du
risque auprès d'un dispositif de garantie.
Le point de vue du banquier
Quelles sont
les normes d'apport personnel minimal lorsque l'on sollicite un emprunt
bancaire ?
Il n'existe
pas de normes prédéfinies. Mais, à
Concernant le
montant de cet apport personnel, tout dépend naturellement du projet et de sa
solidité. Un apport faible pourra être compensé par un engagement en garantie
qui témoigne également d'une implication personnelle.
Bien entendu,
un ratio de 30 % d'apport personnel sera très apprécié car c'est aussi une
réserve pour l'entreprise. Mais cela ne doit pas faire reculer les personnes
qui ont très peu d'apport mais un bon projet, et qui ont la capacité et la
détermination de le mener à bien.
Michel Roux,
Banque Populaire Val de France
Contacter une
banque
Le point de vue du banquier
L'apport
personnel peut également provenir d'un Plan épargne entreprise (PEE)
Si vous
disposez d'un Plan épargne entreprise (PEE), toujours
alimenté, vous pouvez récupérer votre épargne à tout moment pour financer la
création de votre entreprise. En effet, c'est un des cas légaux de déblocage de
l'épargne avant l'expiration du délai d'indisponibilité de 5 ans. Vous
récupérez les fonds sans pénalité et conservez le bénéfice des exonérations
fiscales.
Pour
débloquer vos fonds de façon anticipée, contactez le gestionnaire de votre
compte épargne salariale. Il vous suffit de justifier que les sommes dont vous
demandez le retrait seront intégralement employées au financement de
l'opération de création : constitution du capital social, achat ou location du
fonds de commerce, frais d'installation, d'équipement, etc.
Natixis Interépargne
Contacter une
banque

EN
BREF...
Il existe un certain nombre de dispositifs publics d'aides à
la création d'entreprise. Ces dispositifs sont mis en place à l'initiative de
l'Etat ou des collectivités locales. Ils peuvent prendre différentes formes,
les principales étant :
- Les aides financières,
- Les allègements fiscaux,
- Les exonérations de charges sociales,
- L'aide au conseil,
- La mise à disposition de locaux'
Parallèlement à ces dispositifs publics, de nombreuses initiatives privées ont été prises pour aider les créateurs à boucler financièrement leurs projets. Ces aides sont dispensées par des associations, fondations, clubs, grandes entreprises' Certaines s'adressent à un large public, d'autres ne concernent que certains types de projets bien déterminés ou sont soumises à des conditions restrictives. Pour plus de renseignements sur ces dispositifs, se reporter à la partie "financement" du site.
Les
aides de l'Etat
Elles visent principalement :
à
favoriser une meilleure répartition géographique des entreprises
Exemples :
- la prime d'aménagement du territoire, accordée par la DATAR (Délégation à l'aménagement du
territoire et à l'action régionale) aux entreprises s'implantant dans certaines
zones d'aménagement du territoire sous conditions d'emplois et
d'investissements,
- l'exonération
d'impôt sur les bénéfices des entreprises nouvelles qui s'implantent dans certaines zones d'aménagement du
territoire,
- l'exonération
d'impôts locaux (pour la part
revenant à l'Etat),
- l'exonération de cotisations sociales dans les zones de redynamisation
urbaine.
à lutter contre le chômage et favoriser
la réinsertion professionnelle des demandeurs d'emploi
Exemples :
- l'exonération de charges sociales pendant un an (ou plus dans certains cas) pour les
demandeurs d'emploi qui créent ou reprennent une entreprise (dispositif ACCRE),
- l'attribution de chèques-conseils,
- l'avance
remboursable pour certains
bénéficiaires de l'ACCRE (dispositif EDEN)'
à favoriser l'émergence et le
financement des projets innovants
Exemples :
- la subvention
d'OSEO permettant de financer la réalisation d'études préalables ainsi
que l'élaboration des projets de création,
- l'avance
remboursable d'OSEO pour le développement des
projets d'innovation,
- l'aide
au recrutement de personnel qualifié pour l'innovation'
à favoriser l'émergence de projets dans
certains domaines d'activité spécifiques
Exemple :
- la Prime
d'orientation agricole, pour le secteur agro-alimentaire,
à favoriser l'épargne de proximité et
le financement des petites entreprises
Exemples :
- la réduction
d'impôt pour souscription au capital des entreprises nouvelles,
- la déduction
des intérêts d'emprunt,
- le Prêt
à la création d'entreprise (PCE)
Les aides
des collectivités locales
Principes généraux
Respect
du principe de la liberté du commerce et de l'industrie.
Les collectivités locales, par leurs interventions économiques, ne doivent pas
fausser le libre jeu de la concurrence.
Interdiction
de principe de prendre des participations dans le capital de sociétés
commerciales et des autres organismes à but lucratif : sociétés commerciales,
sociétés civiles... et même associations ayant un but lucratif.
Exceptions à ce principe :
- Autorisation de
participation de la collectivité au capital d'une société commerciale par
décret en Conseil d'Etat (en fonction de circonstances sociales et économiques
: intérêt public).
- Participation des régions au capital de Sociétés de développement régional et
de Sociétés de financement régional (sociétés régionales de capital risque,
société de crédit-bail immobilier...).Pour les communes et départements :
autorisation par décret en Conseil d'Etat.
- Participation des collectivités locales au capital de Sociétés d'Economie
Mixte Locales (SA constituées pour gérer des activités d'intérêt général
entrant dans le champ de compétences des collectivités locales), pour autant
que la ou les collectivités soient majoritaires.
- Participation des communes, départements et des régions au capital de SA
ayant pour objet exclusif de garantir des concours financiers octroyés à des
personnes privées et notamment à des entreprises nouvelles.
Interdiction
d'établir de discrimination entre les entreprises et les citoyens placés dans
des situations comparables (principe de l'égalité devant la loi).
Les collectivités doivent donc adopter un règlement général des aides
définissant les conditions de leur intervention.
Les entreprises placées dans des situations étroitement comparables doivent
donc être traitées de façon identique.
Les collectivités locales doivent respecter
la politique d'aménagement du territoire définie par l'Etat (contrat de plan)
et les règles communautaires.
Les départements, les communes ou leurs groupements ne peuvent participer au
financement de ces aides que dans le cadre d'une convention passée avec la
région.
Règles
légales en matière d'intervention financière des collectivités locales pour
aider la création d'entreprise
Les régions sont libres de définir le régime des aides directes qu'elles
accordent. Elles doivent seulement veiller au respect des règles de concurrence
communautaire.
Les collectivités locales peuvent attribuer des aides sous forme de :
subventions,
bonifications d'intérêts,
prêts ou avances remboursables, à taux nul ou
à des conditions plus favorables que celles du Taux moyen des obligations (TMO).
Les exonérations de taxe professionnelle, d'impôts fonciers
Elles peuvent être accordées aux entreprises qui s'implantent dans certaines zones, sur délibération des collectivités locales.
Exemples :
- l' exonération d'impôts locaux pendant 2 ans, sur délibération en ce sens des collectivités locales et
organismes consulaires concernés au bénéfice des entreprises nouvelles, (Art.
- les allégement
fiscaux, accordés de manière
facultative ou de plein droit par les collectivités locales aux entreprises
nouvelles dans le cadre de l'aménagement du territoire (Art. 1465,
Identifier les aides dans une région
ou un département
Accéder à la rubrique "Qui peut vous aider ?"

EN
BREF...
Cette étape consiste à adapter au projet de création d'entreprise, un cadre juridique
qui lui permettra de voir le jour en toute légalité. Quelle que soit l'activité qui sera
exercée, industrielle, commerciale, artisanale, ou libérale, le choix d'une
forme juridique se fera entre :
demander son immatriculation en tant
qu'entrepreneur
individuel,
ou créer une société.
En
choisissant l'entreprise individuelle
L'entreprise et l'entrepreneur ne forment qu'une seule et même
personne. Il en résulte :
Une grande liberté d'action :
l'entrepreneur est le seul maître à bord et n'a de comptes à
rendre à personne. La notion d' abus de bien
social n'existe pas dans l'entreprise individuelle.
En contrepartie, les patrimoines
professionnel et personnel sont juridiquement confondus. L'entrepreneur est
responsable des dettes de l'entreprise sur l'ensemble de ses biens y compris
ceux qu'il a acquis avec son conjoint, s'il est marié sous le régime légal de
la communauté réduite aux acquêts.
Il est toutefois désormais possible d'isoler son habitation principale des
poursuites des créanciers en procédant à une déclaration d'insaisissabilité
devant notaire, publiée au bureau des hypothèques et selon les cas, au Registre
du Commerce et des Sociétés, au Répertoire des Métiers ou dans un journal
d'annonces légales.
L'entreprise porte officiellement le
patronyme de son dirigeant, auquel il est possible d'adjoindre un nom
commercial.
Les bénéfices de l'entreprise seront
portés dans la déclaration des revenus de l'entrepreneur, dans la catégorie
correspondant à son activité : Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou
Bénéfices non commerciaux (BNC).
Les formalités de création de
l'entreprise sont réduites au minimum. Il suffit de demander son
immatriculation, en tant que personne physique, auprès du centre de formalités
des entreprises situé à la Chambre de commerce et d'industrie pour les
commerçants, à la Chambre de métiers et de l'artisanat pour les artisans, au
Greffe du tribunal de commerce pour les agents commerciaux et à l'Urssaf pour
les professions libérales.
En choisissant
Créer
L'entreprise dispose de son propre
patrimoine. En cas de difficultés de l'entreprise, en l'absence de fautes de
gestions graves qui pourraient être reprochées aux dirigeants, les biens
personnels de ces derniers (et naturellement des associés) seront à l'abri de
l'action des créanciers de l'entreprise, à l'exception de la société en nom
collectif dans laquelle chaque associé est solidairement et indéfiniment
responsable avec la société.
L'utilisation des biens de la société à
des fins personnelles peut entraîner des poursuites au titre de l'«abus de
biens sociaux».
S'agissant d'une «nouvelle personne»,
la société a un nom (dénomination sociale), un domicile (siège social) et
dispose d'un minimum d'apports constituant son patrimoine initial pour faire
face à ses premiers investissements et premières dépenses (capital social).
Le dirigeant désigné pour représenter
la société vis à vis des tiers n'agit pas pour son propre compte, mais au nom
et pour le compte d'une personne morale distincte. Il doit donc respecter un
certain formalisme lorsqu'il est amené à prendre des décisions importantes. De
même, il doit périodiquement rendre des comptes aux associés sur sa gestion.
Au niveau fiscal, la société peut être
imposée personnellement au titre de l'impôt sur les sociétés (IS) soit de plein
droit, soit sur option.
La création de la société donne lieu à
des formalités complémentaires : rédaction et enregistrement des statuts auprès
du service des impôts, parution d'une annonce dans un journal d'annonces
légales.
Le choix d'une structure repose sur les critères suivants
La
nature de l'activité
Certaines activités - elles sont rares - imposent le choix de la structure
juridique. C'est par exemple le cas des débits de tabac qui doivent
obligatoirement être exploités en entreprise individuelle ou en Société en nom
collectif. Il est donc prudent de se renseigner au préalable auprès des
organismes professionnels concernés, des chambres consulaires ou en se
procurant des fiches ou ouvrages sur l'activité choisie.
La
volonté de s'associer
On peut être tenté de créer une société à plusieurs pour des raisons diverses :
patrimoniales, économiques, fiscales ou encore sociales.
Mais si l'on n'a pas, au départ, la volonté réelle de s'associer, de mettre en
commun ses compétences, connaissances, carnet d'adresses... "pour le meilleurs et pour le pire", les chances de
réussite seront considérablement amoindries.
Certains professionnels souhaitent être "seul maître à bord" et ne
supportent pas d'avoir des comptes à rendre.
Mieux vaut alors rester indépendant, en entreprise individuelle ou EURL par exemple, quitte à s'associer avec d'autres pour ne
partager que certaines charges et ainsi réaliser des économies : c'est le cas
de la Société civile de moyen (SCM) ou du Groupement d'intérêt économique (GIE)
par exemple, dans lesquelles chaque associé reste indépendant au niveau de
l'exercice de son activité professionnelle.
L'organisation
patrimoniale
Lorsque l'on a un patrimoine personnel à protéger et/ou à transmettre, le choix
de la structure juridique prend toute son importance.
Constituer une société permet de différencier son patrimoine personnel de celui
de l'entreprise et donc de protéger ses biens personnels de l'action des
créanciers de l'entreprise.
Il convient cependant de préciser trois points :
- Le rempart juridique, que constitue une société, sera différent d'une
structure à une autre. En effet, dans une Société en nom collectif (SNC), par
exemple, chaque associé est solidairement et indéfiniment responsable avec
- Quelle que soit le type de société choisi, le ou les dirigeants (de droit ou
de fait) sont garants de la bonne gestion de l'entreprise à l'égard de leurs
associés et des tiers. Si ces derniers sont en mesure de prouver qu'ils ont
commis des fautes de gestion se révélant être à l'origine des difficultés
financières de l'entreprise, ils pourront rechercher leur responsabilité et
intenter à leur encontre une action en comblement de passif.
- Enfin, dès l'instant où la société demandera un concours bancaire, il sera
probable que la caution de certains dirigeants ou associés sera exigée.
Les
besoins financiers
Les besoins financiers ont été déterminés lors de l'établissement des comptes
prévisionnels.
Lorsqu'ils sont importants, la création d'une société de type SA ou SAS peut
s'imposer pour pouvoir accueillir des investisseurs dans le capital.
Attention cependant à ne pas confondre "capital minimum" et
"besoins financiers de l'entreprise". En effet, certaines sociétés
imposent un capital social minimum, qui n'a naturellement aucun rapport avec
les besoins financiers réels de l'entreprise.
Le
fonctionnement de l'entreprise
Selon la structure choisie, les règles de fonctionnement seront plus ou moins
contraignantes.
Dans l'entreprise individuelle, le dirigeant est seul. De ce fait, les règles
de fonctionnement sont réduites au minimum. Il prend toutes les décisions et
engage en contrepartie sa responsabilité.
Dans les sociétés, le dirigeant n'agit pas pour son propre compte, mais au nom
et pour le compte de
Le
régime social de l'entrepreneur
Ce critère a longtemps été déterminant dans le choix de la structure
juridique. En effet, certains créateurs n'hésitaient pas à constituer des sociétés
fictives pour être rattachés, en tant que dirigeant, au régime général des
salariés.
La législation a aujourd'hui largement évolué vers une harmonisation des
statuts et le régime des salariés n'est plus aujourd'hui la panacée.
Cependant le régime social demeure un critère à prendre en compte dans certains
cas particuliers et notamment lorsque le créateur a cotisé pendant de
nombreuses années dans un régime de retraite complémentaire de cadres.
Le
régime fiscal de l'entrepreneur et de l'entreprise
Selon le type de structure choisi, les bénéfices de l'entreprise seront
assujettis à l'impôt sur le revenu ou à l'impôt sur les sociétés. Là encore, ce
critère sera rarement déterminant en phase de création. En effet, il est
difficile d'évaluer précisément le chiffre d'affaires prévisionnel de la future
entreprise et d'effectuer ainsi une optimisation fiscale réaliste.
Néanmoins, si l'entreprise peut bénéficier d'une mesure d'exonération d'impôts
sur les bénéfices, se placer sous le régime de l'impôt sur le revenu sera plus
avantageux. En effet, l'exonération portera alors sur l'intégralité des
bénéfices, rémunération du ou des dirigeants comprise.
La
crédibilité vis-à-vis des partenaires (banquiers, clients, fournisseurs...)
Il est indéniable que pour approcher certains marchés, la création de
l'entreprise sous forme de société avec un capital conséquent sera recommandée.
Le créateur devra prendre en considération ces différents critères, en évitant
de faire reposer son choix sur un seul d'entre-eux.

EN
BREF...
Les formalités
de création ont été considérablement simplifiées avec de la
mise en place des Centres de formalités des entreprises (CFE),
"guichets uniques" auprès desquels sont déposées les demandes
d'immatriculation, de modification ou de cessation d'activité des entreprises.
Certains CFE proposent même désormais un service de formalités en ligne.
Attention : les demandeurs d'emploi qui
souhaitent solliciter une exonération de charges sociales (dispositif ACCRE) ou une aide financière (dispositif EDEN), doivent impérativement déposer leur
dossier à la Direction départementale du travail, de l'emploi et de la
formation professionnelle (DDTEFP) avant la création ou
la reprise de leur entreprise. Pour obtenir les coordonnées des DDTEFP, se reporter à la rubrique "A qui s'adresser ?".
Le Centre de formalités des entreprises (CFE)
Le CFE centralise les pièces du dossier
de création et les transmet, après avoir effectué un contrôle formel, auprès
des différents organismes et administrations intéressés par la création de
l'entreprise :
L'Insee,
qui inscrit l'entreprise au Répertoire national des entreprises (RNE) et lui attribue un numéro SIREN,
un numéro SIRET et un code d'activité : le code APE.
- Le numéro SIREN est utilisé par les organismes
publics et les administrations avec lesquels l'entreprise est en relation. Il
se décompose en 3 groupes de 3
chiffres attribués en fonction de l'ordre d'inscription de l'entreprise.
- Le numéro SIRET identifie l'établissement : une même entreprise peut donc en
avoir plusieurs. Il est demandé notamment par les organismes sociaux, les
services fiscaux, l'Assedic. Il se compose de 14 chiffres : le numéro SIREN auquel sont adjoints 5 chiffres complémentaires.
- Le code APE identifie le secteur d'activité de l'entreprise.
Les
services fiscaux,
Les
organismes sociaux : URSSAF, le Régime social des
indépendants (RSI), caisse de retraite des
professionnels libéraux.
Le
Greffe du tribunal de commerce, si l'activité est commerciale
ou s'il s'agit d'une société. Le greffier du tribunal adressera par la suite à
l'entreprise, un document attestant de son immatriculation au Registre du
commerce et des sociétés (RCS), nommé "extrait
K" pour les entreprises individuelles et "extrait Kbis"
pour les sociétés.
Le
Répertoire des métiers, si l'activité est artisanale.
Les caisses
sociales concernant les salariés ainsi que l'inspection du travail,
si la déclaration indique que l'activité démarre avec des salariés.
Certains CFE
proposent désormais ce service par
voie électronique. Voir formalités en ligne
A quel CFE s'adresser ?
|
|
Chambre de commerce |
|
|
Chambre de métiers et de
l'artisanat |
|
|
Chambre nationale de la
batellerie artisanale |
|
|
Greffe du Tribunal de
commerce |
|
|
URSSAF |
|
|
Service des impôts |
|
|
Chambre d'agriculture |
Annuaire des CFE : L'INSEE, avec ses partenaires du Rése@u CFE , a
réalisé un site destiné à faciliter les démarches
administratives de création comportant notamment une application permettant de
déterminer le CFE compétent par communes.
Précisions :
Il est possible pour les créateurs
d'entreprise de présenter leur demande d'inscription au registre du commerce et
des sociétés directement au greffe du tribunal de commerce qui se chargera
ensuite de transmettre leur dossier au CFE.
Pour les commerçants-artisans qui doivent
être inscrits simultanément au Registre du commerce et des sociétés et au
Répertoire des métiers, seul le CFE de la Chambre de
métiers et de l'artisanat est compétent pour recevoir leur déclaration.
Chaque CFE est
compétent à l'égard des entreprises dont le siège social, l'établissement
principal ou un établissement secondaire est situé dans son ressort.
Exemple : si le siège social est situé à Paris, les formalités relatives à la
création de la société seront du ressort du CFE de
Paris. Si la société crée par la suite un établissement secondaire à Lyon, le CFE de Lyon sera alors compétent.
Formalités qui ne sont pas prises en charge
par le CFE
Certaines démarches sont imposées par l'activité de l'entreprise
: demande d'autorisation, de carte professionnelle, de licence, inscription
auprès d'un ordre professionnel, etc.
Les informations relatives aux réglementations applicables peuvent être
trouvées :
- dans la partie "secteurs d'activités" de ce site,
- auprès des chambres consulaires,
- auprès des syndicats et organismes professionnels concernés,
- auprès de la Direction départementale de la concurrence, de la consommation
et de la répression des fraudes,
- auprès du Centre interministériel de renseignements administratifs (CIRA),
- ou encore auprès du service d'action économique de la préfecture ou de la
mairie.
Si l'activité est artisanale, le chef
d'entreprise doit effectuer un stage
de gestion, ou solliciter une dispense, s'il est en mesure de
justifier de certains diplômes.
Lorsque l'activité est exercée au domicile du dirigeant, un certain nombre de précaution
doivent être prises :
- autorisation du propriétaire, si une clause du bail le prévoit,
- autorisation de la copropriété si cette formalité est prévue dans le
règlement de copropriété ou si l'immeuble est réservé à l'habitation,
- demande de changement de destination du local dans certains cas...
En cas d'utilisation d'une dénomination ou
d'un nom commercial original, il est prudent de vérifier préalablement auprès
de l'INPI que ce nom n'est pas déjà utilisé ou déposé
en tant que marque.
De même, le nom utilisé pour désigner
l'entreprise ou le produit commercialisé, peut faire l'objet d'un dépôt de marque auprès l'INPI
et d'une réservation de nom de domaine auprès de l'AFNIC
dans l'éventualité de la création, à plus ou moins long terme, d'un site
internet.
Il est également important de garantir la
responsabilité professionnelle de l'entreprise, et ce, quelle que soit l'activité
exercée. La Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA)
dispose d'une documentation complète sur les obligations des entreprises en
matière d'assurance.
Dans les trois mois suivant l'immatriculation
de l'entreprise, et même si l'activité démarre sans salariés, l'adhésion à une
caisse de retraite de salariés est obligatoire. Les caisses ne manqueront
d'ailleurs pas de se manifester rapidement.
Passé le délai de trois mois, une caisse interprofessionnelle est imposée à
l'entreprise.
Enfin, il faut ne pas oublier de demander
l'ouverture d'une ligne téléphonique professionnelle et de se faire connaître à
La Poste.
Formalités complémentaires à effectuer en cas
de création d'une société
La création d'une société
nécessite, en complément :
de faire intervenir un commissaire aux
apports, lorsque les associés apportent des biens autres que de l'argent au
capital de la société.
de déposer les fonds
constituant les apports en espèces sur un compte bloqué pendant le temps
nécessaire à l'immatriculation de la société :
- soit dans une banque (contacter une banque)
- soit à la caisse de dépôts et consignations,
- soit chez un notaire.
de rédiger des statuts (voir modèle de statuts de SARL ou d'EURL)
de désigner le ou les premiers dirigeants
(voir modèle),
d'établir un état des actes accomplis au nom
et pour le compte de la société en formation (voir modèle). En effet, tant que la société n'est
pas immatriculée, elle n'a pas de personnalité morale et ne peut donc prendre
d'engagements. La signature par les associés des statuts vaudra alors reprise
des actes par la société et permettra à l'entreprise notamment de récupérer la
TVA sur les achats.
de faire enregistrer
les statuts auprès du centre des impôts en quatre exemplaires. Cette formalité
est désormais gratuite.
de publier un avis
de constitution dans un journal d'annonces légales (voir modèle / liste des journaux d'annonces légales).
Par ailleurs, les dirigeants souhaitant domicilier le siège de leur société
pendant 5 ans dans leur local d'habitation doivent adresser une lettre
d'information au propriétaire (ou syndicat de copropriété). (voir
modèle)
![]()
EN BREF...
Cette phase d'installation de
l'entreprise consiste à effectuer un certain nombre de
démarches qui permettront de démarrer l'activité dans les meilleures conditions
possibles.
Trouver et aménager ses locaux
Le choix d'un local adapté
est important, car il est souvent le reflet de l'image de l'entreprise.
Pour un commerce, il devient un élément primordial car l'emplacement peut
fortement favoriser l'afflux de clientèle : il est connu que, dans un même
quartier, certaines rues sont très fréquentées et d'autres pas du tout, dans
une même rue commerçante, il existe un bon et un mauvais trottoir...
Pour une activité de production, l'important sera plutôt de trouver une surface
suffisante, une bonne desserte des transports en commun, etc.
Pour une activité de services, sans réception de marchandises et de clientèle,
le choix du local ne sera pas déterminant, le créateur pouvant d'ailleurs
envisager de travailler chez lui.
Dans tous les cas, une jeune entreprise n'a pas intérêt à changer fréquemment
d'adresse, car cela entraîne des coûts non négligeables : déménagement, avis
aux clients, impression de nouveaux documents commerciaux... Il vaut donc mieux
bien y réfléchir avant de se lancer...
Réfléchir et surtout se renseigner auprès des entreprises voisines, car n'oublions
pas que le loyer est une charge fixe de l'entreprise, qui élève toujours son
seuil de rentabilité. Si l'on aperçoit, trop tard, que le loyer est surévalué,
et si ce dernier est soumis au statut des baux commerciaux, il ne sera pas
possible de le dénoncer avant une période de 3 ans.
Assurer son entreprise
Trop nombreux sont les
créateurs qui démarrent leur activité sans assurance, sans doute par soucis de
limiter au minimum leurs frais généraux. Pourtant, toute activité
professionnelle engendre des responsabilités et des risques et il est parfois
trop tard lorsque le dirigeant s'en rend compte.
Devenir patron de son entreprise suppose donc :
de faire l'inventaire des risques auxquels
l'entreprise est exposée,
d'évaluer leurs conséquences,
d'apprécier ceux dont les conséquences
peuvent être couvertes par les frais généraux,
de transférer à un assureur les autres
risques ne pouvant être pris en charge par la capacité financière de
l'entreprise,
de vérifier si la réglementation propre à l'activité
concernée impose de prendre certaines assurances particulières,
de soigner la rédaction des contrats passés
avec les clients, les fournisseurs' en mesurant bien l'étendue de sa
responsabilité,
de déclarer à l'assureur très précisément les
activités exercées par l'entreprise, et, par la suite, de l'informer de toutes
modification des risques, d'adapter les garanties au développement de
l'entreprise et de revoir périodiquement l'ensemble des contrats d'assurance.
Le
Centre de documentation et d'information de l'assurance (CDIA)
met à la disposition des entrepreneurs, un certain nombre de documents
pratiques sur les risques des entreprises et la façon de les couvrir. Il ne
faut pas hésiter à les utiliser pour être sûr de ne rien oublier.
Etablir ses premiers documents commerciaux
Il est désormais temps de
choisir et commander le papier à en-tête de l'entreprise, ses cartes de
visites, ses prospectus publicitaires... Tous ces documents, qui seront
adressés à des tiers, devront comporter un certain nombre de mentions qui
peuvent varier selon l'activité exercée. Doivent figurer, au minimum le nom de
l'entreprise, sa forme juridique, le montant de son capital, s'il s'agit d'une
société, son numéro unique d'identification, suivi, pour les commerçants et
sociétés, de
Attention, les factures doivent, quant à elles, comporter d'autres mentions
obligatoires (cf document intitulé "les
factures").
Finaliser le recrutement des collaborateurs et choisir des
prestataires
L'élaboration du projet a
permis de déterminer un certain nombre de besoins en termes de moyens humains :
le recours à des salariés : à ce stade des
contacts ont certainement été pris avec des candidats potentiels.
Il va désormais falloir procéder aux démarches de recrutement, aux formalités
administratives, achats de registres, affichages obligatoires... et répartir
les tâches et l'organisation générale du travail.
Cf. Recruter du personnel dans la partie "Bien
démarrer" du site.
le recours à des
prestataires : cabinet comptables, services de secrétariat "hors
murs", transporteurs... C'est également le moment de les choisir et de
négocier les conditions de leurs interventions.
Mettre en place sa comptabilité et ses
outils de gestion
Selon le régime fiscal de l'entreprise, les
obligations comptables seront plus ou moins importantes. Le chef d'entreprise
devra donc se procurer un certain nombre de livres comptables (documents
"papiers" ou "informatiques") :
|
Livres comptables |
Obligatoires
pour : |
|
Journal des recettes |
les entreprises soumises au régime de la micro-entreprise |
|
Livre des achats |
les entreprises soumises au régime de la micro-entreprise |
|
Livre journal |
la majorité des entreprises soumises à un régime réel
d'imposition |
|
Grand livre |
les entreprises commerciales ou artisanales soumises à un régime
réel d'imposition |
|
Livre d'inventaire |
les entreprises commerciales soumises à un régime réel
d'imposition |
|
Registre des immobilisations |
les professions libérales soumises à la déclaration contrôlée |
Par ailleurs, la mise en place d'outils de gestion
permettra au chef d'entreprise :
- de comparer les réalisations par rapport aux prévisions et d'analyser les
écarts pour corriger le tir,
- de répondre, en temps et en heure, aux échéances diverses : administratives,
financières, sociales, fiscales, contractuelles, etc.,
- de mettre en place des outils qui permettront à la fois de suivre l'activité
et d'effectuer sa comptabilité,
- de préparer l'avenir en prenant des décisions de stratégie qui permettront,
soit de corriger la trajectoire, soit de développer son activité.
Le recours à un
expert-comptable est vivement conseillé. Il existe également un
certain nombres d'outils (logiciels, comptabilité en
ligne produites par les éditeurs
ou comptablilité en ligne intégrée dans une prestation
de services d'experts-comptables)
qui facilitent la saisie des écritures comptables et l'édition des comptes de
l'entreprise.
Planifier
Cette fonction, très importante, consiste à établir une organisation
dynamique permettant d'identifier les temps consacrés aux différentes tâches du
chef d'entreprise " produire - vendre - gérer ", mais aussi veiller à
conserver des temps pour la réflexion et pour la vie personnelle.
Il est primordial de ne pas laisser déborder une fonction sur une autre :
toutes les fonctions ont une pareille importance. On est souvent tenté de
privilégier la satisfaction de la clientèle alors que le temps passé à la
facturation, aux courriers, à l'administration ne doit pas être négligé.
Du temps pour vendre et pour
gérer : une journée normale de travail ne dure pas 24 heures ! Il faut prévoir
les temps de déplacement, temps pour réfléchir et faire le devis quand on
rentre chez soi, temps pour rappeler le client '
Les
outils : l'agenda, le plan de travail hebdomadaire dans lequel des plages sont
déjà réservées de manière irréversible à des travaux dont l'objet est plus
administratif que commercial.

EN BREF...
Durant
les
premiers mois d'activité, le créateur va découvrir et se
familiariser avec un nouveau monde, celui de l'entreprise et de son
environnement - et mettre en oeuvre les moyens et
procédures qui permettront de contrôler l'efficacité commerciale et
administrative de l'entreprise.
L'objectif de cette rubrique, en cours de construction, est d'apporter au
nouvel entrepreneur le minimum de connaissances et de conseils qui lui seront
nécessaires pour lui permettre de passer le cap de ces premiers mois d'activité
sans encombre.
Il va devoir notamment :
Concevoir et mettre en place ses actions commerciales
Vendre représente désormais le premier
objectif de l'entreprise !
A partir des actions commerciales définies dans le dossier de création, il
convient maintenant :
- de détailler leur contenu en se remémorant, pour chacune d'elle, leur
objectif,
- de se doter d'un outil (tableau de bord) qui permette de définir les
différentes phases de chaque action ainsi que le temps à y consacrer et de
vérifier que leur coût soit bien en adéquation avec le budget prévu à cet
effet.
En suivant bien l'effet de chaque action, on peut identifier celles qui ont le
meilleur ratio "coût/temps/efficacité".
Les actions de
communication ont pour but d'aider le créateur à atteindre ses objectifs
commerciaux en lui procurant une visibilité auprès de la clientèle qu'il entend
convaincre. Si ces actions sont efficaces, elles doivent, en toute logique,
générer une croissance de l'activité.
Mais attention, la croissance n'est pas toujours synonyme de réussite ! Elle
peut se retourner de manière redoutable contre l'entreprise en phase de
démarrage qui se trouve "dépassée" après quelques articles dans les
journaux, ou après une petite campagne publicitaire ou encore après un
mailing...
En effet, à ce stade de son développement, l'entreprise n'a pas forcément la
trésorerie nécessaire pour faire face à un accroissement brutal de son activité
avec toutes les conséquences que cela implique (embaucher rapidement, acheter
de nouveaux équipements...). D'où l'utilité de préparer et tenir à jour avec
soin un plan de
trésorerie.
Il convient donc de respecter quelques principes avant de lancer une action de
communication :
Attendre que le produit ou le service soit
parfaitement mis au point. En effet, un client insatisfait génère une
contre-publicité qui peut faire perdre des parts de marché et plusieurs années
de profit.
Ne pas faire de publicité si le prix de vente
n'est pas encore fixé. En effet, le prix de vente n'a pas qu'une signification
économique pour le client.
Ne pas engager une politique de communication
sans être sûr d'avoir les moyens de suivre
Ne pas communiquer vers le consommateur avant
d'être sûr de maîtriser un niveau de distribution efficace. Il faut que le
consommateur puisse trouver le produit qu'on lui propose à proximité de chez
lui. Il n'ira pas le chercher au-delà d'un périmètre acceptable (sauf très rare
exception).
Ne pas acheter "d'espace
publicitaire" trop tôt avant l'ouverture. Cela permet de disposer du temps
nécessaire au démarrage proprement dit de l'entreprise, qui comporte toujours
une part d'imprévu venant retarder le bon fonctionnement de celle-ci. Mieux
vaut procéder à une inauguration officielle ou à l'insertion d'un article dans
la presse, deux à trois semaines après l'ouverture et être assurer de pouvoir
satisfaire sa clientèle.
Tenir compte de la saisonnalité et
communiquer régulièrement. Il faut tenir compte de la saisonnalité réelle ou
supposée du produit ou service proposé et communiquer deux fois par an au
minimum (seuil minimal d'efficacité de la communication).
Pour en savoir plus sur les actions
commerciales, se reporter à l'étape Etude de marché et à l'espace du
site consacré aux nouveaux entrepreneurs.
Faire face à des échéances fiscales et
sociales, et pour cela, comprendre les principes qui régissent la fiscalité de
l'entreprise
TVA, TP, IS, IR, régime micro-entreprise (14),
régime réel, franchise en base, taxe sur les salaires, taxe professionnelle...
la création d'une entreprise plonge inévitablement les créateurs dans un nouvel
univers qui peut paraître incompréhensible, voire effrayant, pour un non initié
!
Le "métier" de chef d'entreprise suppose de prendre à tout moment un
certain nombre de décisions d'ordre fiscal.
Pour éviter de se laisser surprendre et être mesure de dialoguer avec les
administrations concernées, il est indispensable de connaître et de comprendre
les principes de base qui régissent la fiscalité des entreprises et les
obligations comptables qui en découlent.
De manière très schématique,
il faut savoir que la majorité des entreprises sont soumises à trois grands
types d'imposition :
L'imposition
de ses bénéfices :
Toute la complexité du système d'imposition des bénéfices de l'entreprise tient
au fait que l'on confond généralement deux choses :
- le type d'imposition : imposition sur le revenu (IR) ou imposition sur les
sociétés (IS), qui dépend de la structure juridique choisie,
- le mode de détermination du bénéfice imposable : régime de la
micro-entreprise (14), régime du
bénéfice réel (pour les BIC- bénéfices industriels et commerciaux) ou de la
déclaration contrôlée (pour les BNC - bénéfices non
commerciaux ), qui dépend, d'une part de la structure juridique choisie, et
d'autre part de l'importance du chiffre d'affaires susceptible d'être réalisé.
Les obligations comptables des jeunes entreprises découlent du mode de
détermination des bénéfices applicable.
Pour en savoir plus, se reporter à la partie du site consacrée au choix du
statut juridique - Conséquences fiscales .
La
taxe professionnelle (TP)
C'est un impôt qui contribue au financement des charges des collectivités
locales. Son taux est donc déterminé par les collectivités concernées.
A la taxe professionnelle proprement dite, s'ajoutent trois taxes
additionnelles :
- la taxe spéciale d'équipement,
- la taxe perçue au profit des Chambres de commerce et d'industrie,
- la taxe pour frais de Chambres de métiers.
La
TVA
C'est un impôt "indirect" sur la consommation, qui atteint, en
principe, tous les biens et services consommés ou utilisés en France. Les
entreprises jouent un rôle de collecteur d'impôt pour le compte de l'Etat :
elles facturent la TVA à leurs clients et la reverse ensuite au Trésor,
déduction faite de la TVA payée sur les achats constitutifs de son prix de
revient.
Selon les cas, les entreprises
peuvent également être soumis à certaines taxes complémentaires : taxe sur les
salaires, taxe d'apprentissage, taxe sur les véhicules de société...
Pour en savoir plus sur la fiscalité,
se reporter à l'espace du site consacré aux nouveaux entrepreneurs.
Contrôler la montée en régime de son entreprise, en observant un
certain nombre de principes de gestion
Les études réalisées sur la création d'entreprises montrent que parmi les
causes de défaillance des entreprises nouvelles, deux sont particulièrement
significatives :
l'insuffisance des capitaux propres, qui rend
l'entreprise très vulnérable en cas de croissance plus rapide que prévue ou de
modifications brutales par rapport aux prévisions : manque de fonds de
roulement, constitution de stocks trop importants, allongement des délais de
paiement, défaut de paiement des clients, perte brutale d'un client...
des charges fixes trop élevées par rapport au
chiffre d'affaires, une méconnaissance des prix de revient, des amortissements,
frais généraux et frais de personnels trop élevés...
On ne le répètera donc jamais assez : pour se donner les meilleurs chances de
réussite, il est indispensable :
- d'observer un minimum de principes de gestion : limiter les frais fixes,
avoir une parfaite connaissance des prix de revient, surveiller les postes
clients et fournisseurs, les stocks et les investissements, contrôler
l'application de sa politique commerciale...
- et contrôler en permanence la réalisation des prévisions par des outils de
gestion adaptés.
Conduire le développement de son entreprise
Au bout de quelques mois d'activité, lorsque l'environnement de l'entreprise
est bien maîtrisé et que la phase de démarrage est bien entamée, vient l'étape
suivante : le développement de l'entreprise.
Le rôle de chef d'entreprise prend alors toute sa dimension, puisqu'il lui
appartient de prévoir l'avenir de son affaire tout en continuant à gérer
strictement le présent.
Sa fonction s'élargit : il doit être capable de prendre du recul par rapport
aux activités quotidiennes et se mettre en situation de réflexion sur l'avenir.
Ce travail délicat de réflexion managériale le conduira peut-être :
à faire des choix stratégiques : spécialisation,
diversification...
à changer de structure juridique : passer par
exemple d'entrepreneur individuel en société ou de SARL en SAS... les critères
qui ont permis de choisir un statut peuvent avoir évolué, depuis la date de
création,
à s'associer avec des personnes disposant de
compétences complémentaires...
Pour en savoir plus, se reporter à l'espace du site consacré aux nouveaux entrepreneurs.
Et puis, réagir rapidement à certaines difficultés qui
surviendront inévitablement et dont il devra évaluer les conséquences pour la
bonne marche de son entreprise
Se reporter à l'espace du site consacré aux nouveaux
entrepreneurs.
Vous êtes salarié et vous
souhaitez créer une entreprise pour augmenter vos revenus, gagner en qualité de
vie et en liberté, allier passion et vie professionnelle, …
Le moment est favorable
! En effet, la loi pour l'initiative économique a prévu
plusieurs mesures visant à faciliter le passage à l'acte et à diminuer les
coûts : inopposabilité pendant un an de la clause d'exclusivité pouvant figurer
dans votre contrat de travail ; institution du temps partiel pour création
d'entreprise ; exonération de charges sociales pendant un an.
Plusieurs possibilités s'offrent à vous.
Quelques repères sur votre profil
Les salariés créateurs ou repreneurs
représentent 37% de l'ensemble des créateurs/repreneurs
S'ils sont le plus souvent créateurs
(72% contre 28% de repreneurs), ils ne sont toutefois que 35% des nouveaux
créateurs alors qu'ils sont prés de la moitié des repreneurs.
Ils privilégient l'entreprise
individuelle (57%) et la clientèle de particuliers ; ils appartiennent plus
souvent au secteur de l'artisanat (37%).
60% étaient auparavant employés ou
ouvriers (71% en ce qui concerne les reprises). 40% sont issus de
l'enseignement technique secondaire.
Prés des 2/3 ont moins de 40 ans et
seulement 11% plus de 50 ans. Toutefois la moitié a au moins 10 ans
d'expérience dans la même activité professionnelle que celle dans laquelle ils
créent ou reprennent.
Les 2/3 dirigent seuls leur entreprise
; pour monter leur projet, ils ont souvent fait appel au conjoint ou à leur
famille et à des associés, très peu à des organismes d'appui aux créateurs.
Si leur entourage est majoritairement
expérimenté dans l'entrepreneuriat, ils sont pour 81% d'entre eux créateurs ou
repreneurs pour la première fois.
24% exercent en même temps que
l'activité de créateur ou de repreneur une autre activité dans une autre
entreprise.
Source : salariés en 2002 (selon SINE)
1ère possibilité : créer sans modifier
votre contrat de travail actuel
Cette situation est tout à fait possible dès lors que votre propre entreprise
ne concurrence pas celle de votre employeur.
En effet, tout salarié est tenu à une obligation de loyauté vis à vis de son
employeur, s'accompagnant d'une obligation de fidélité, de discrétion, de
réserve et de non concurrence !
Votre
contrat de travail contient une clause d'exclusivité ?
C'est-à-dire une clause vous
interdisant d'exercer une autre activité professionnelle, salariée ou
indépendante, pendant toute la durée d'exécution de votre contrat de travail ?
Vérifiez tout d'abord auprès d'un
avocat spécialisé qu'elle est bien valable. En effet une telle clause doit être
indispensable à la protection des intérêts légitimes de l'entreprise et
justifiée par la nature de vos fonctions.
Sachez ensuite qu'elle ne pourra vous
être opposée par votre employeur pendant la première année de création ou de
reprise de votre entreprise.
En savoir plus sur la clause
d'exclusivité
Votre
contrat de travail contient une clause de non concurrence ?
Cette clause ne produira ses
effets qu'en cas de rupture de votre contrat de travail (par démission ou
licenciement).
Mais souvenez-vous qu'un salarié est tenu "naturellement" à une obligation
de non concurrence vis-à-vis de son employeur, et cela indépendamment de
l'existence ou non d'une clause.
En savoir plus sur la clause de non
concurrence
Votre
situation fiscale
Vous continuerez à déclarer
vos salaires dans la catégorie des "Traitements et salaires" (TS),
Les revenus tirés de votre nouvelle activité seront, en fonction de la
structure juridique choisie et de l'activité exercée, déclarés dans la
catégorie :
- soit des "Bénéfices industriels ou commerciaux" (BIC),
- soit des "Bénéfices non commerciaux" (BNC),
- soit des Traitements et salaires.
En savoir plus sur les conséquences
fiscales du cumul d'activités
Votre
statut social
Vous continuerez à cotiser
auprès du régime général pour vos revenus salariés.
Vos nouveaux revenus donneront lieu au versement de cotisations auprès du
régime général des salariés ou des travailleurs non salariés (TNS), selon la structure juridique que vous choisirez.
Vos remboursements de frais de santé seront effectués par le régime dont relève
votre activité principale.
Une particularité de votre
situation : si votre activité principale est l'activité salariée et votre
activité secondaire non salariée (TNS) vous ne serez
pas soumis à la cotisation minimale forfaitaire normalement acquittée auprès de
la caisse d'assurance maladie des non-salariés. Vous cotiserez sur la base de
vos revenus non-salariés réels même s'ils sont inférieurs à 40 % du plafond de
la sécurité sociale.
En savoir plus sur les
conséquences sociales du cumul d'activités
Enfin sachez que pour vos
nouveaux revenus (tirés de la création de votre entreprise), vous bénéficierez
d'une exonération d'une partie de vos cotisations sociales pendant un an, dès
lors que :
- vous avez effectué au moins 910 heures d'activité salariée au cours des 12
mois précédant la création ou la reprise de l'entreprise,
- vous allez effectuer pendant les 12 mois suivant au moins 455 heures
d'activité salariée.
En savoir plus sur cette mesure
d'exonération
2ème possibilité : demander un congé
ou un temps partiel pour création/reprise d'entreprise
De
quoi s'agit-il ?
Vous pouvez avoir besoin de temps pour préparer votre projet dans de bonnes
conditions, sans souhaiter forcément démissionner.
Ces dispositifs vous permettent soit de vous absenter complètement, soit de
réduire votre temps de travail (et donc conserver une partie de votre salaire)
pour une période prolongée. A l'issue de cette période de congé ou de
temps partiel vous avez l'assurance de retrouver, si vous le souhaitez, un
poste équivalent en termes de qualification et de salaire.
Votre
situation pendant cette période ?
Votre contrat de travail est
suspendu mais il n'est pas rompu. Par conséquent, les effets du contrat sont
eux-mêmes suspendus et notamment le versement du salaire. En revanche, en cas
de travail à temps partiel, le versement du salaire est maintenu au prorata du
nombre d'heures de travail effectuées.
Dans tous les cas, certaines obligations demeurent et, en particulier, les
obligations de loyauté, de non-concurrence et de discrétion auxquelles vous
êtes tenu.
Si vous choisissez le temps
partiel, votre situation sociale et fiscale sera identique à celle du salarié
en activité.
Attention ! en
choisissant ce type de congé, vous devez obligatoirement informer votre
employeur de la nature de l'activité dans laquelle vous allez vous lancer !
Votre
contrat de travail contient une clause d'exclusivité ?
C'est-à-dire une clause vous
interdisant d'exercer une autre activité professionnelle, salariée ou indépendante,
pendant toute la durée d'exécution de votre contrat de travail ?
Vérifiez tout d'abord auprès d'un
avocat spécialisé qu'elle est bien valable. En effet une telle clause doit être
indispensable à la protection des intérêts légitimes de l'entreprise et
justifiée par la nature de vos fonctions.
Sachez ensuite qu'elle ne pourra vous
être opposée par votre employeur pendant la première année de création ou de
reprise de votre entreprise.
En savoir plus sur la clause
d'exclusivité
Votre
contrat de travail contient une clause de non concurrence ?
Cette clause ne produira ses
effets qu'en cas de rupture de votre contrat de travail (par démission ou
licenciement).
Mais souvenez-vous qu'un salarié est tenu "naturellement" à une
obligation de non concurrence vis-à-vis de son employeur, et cela
indépendamment de l'existence ou non d'une clause.
En savoir plus sur la clause de non
concurrence
Le
congé sabbatique
Si vous ne souhaitez pas
dévoiler à votre employeur la nature de l'activité de votre future entreprise,
vous pouvez envisager de prendre un congé sabbatique.
Moins souple que le congé création, ce dispositif vous permet néanmoins
également de préparer un projet de création ou de reprise d'entreprise.
En savoir plus sur ces différents
congés (création- temps partiel - sabbatique)
3ème possibilité : démissionner pour
vous consacrer exclusivement à votre projet
Mise en
garde ! Si
vous avez été précédemment salarié de grandes entreprises, ne négligez pas le
fait que la création d'une entreprise va bouleverser votre quotidien, vos
habitudes, votre façon de travailler… Vous risquez de vous retrouver isolé,
sans contacts quotidiens avec des collègues, sans pouvoir bénéficier de
l'infrastructure d'une grande entreprise, sans revenus réguliers… Aussi prenez
le temps de bien définir votre projet personnel de créateur et d'analyser les
contraintes inhérentes à votre future activité. Le succès de votre projet en
dépend !
Votre
situation
Cette situation est moins
favorable que les précédentes car elle ne vous ouvre pas de droits immédiats.
Vous ne pourrez prétendre immédiatement :
- ni à une indemnisation Assedic avant la création de l'entreprise,
- ni à une des mesures d'exonération de charges sociales (réservées aux
salariés ou aux demandeurs d'emploi inscrits depuis au moins 6 mois).
La démission justifiée par la
création ou la reprise d'une entreprise vous ouvrira néanmoins des droits aux
Assedic en cas d'échec de votre entreprise dans un délai de trois ans à compter
de la rupture de votre contrat de travail.
Votre
contrat de travail contient une clause de non concurrence ?
Si c'est le cas, vérifiez
auprès d'un avocat spécialisé que cette clause est bien valable :
- elle doit en être justifiée par l'intérêt de votre employeur,
- elle ne doit pas avoir pour conséquence de vous empêcher d'exercer une
activité professionnelle conforme à votre formation et à vos connaissances,
- elle doit donc être limitée dans le temps et dans l'espace et doit comporter
obligatoirement une contrepartie financière.
En savoir plus sur la clause de non
concurrence
La
préparation de votre projet
Quels que soient votre secteur
d'activité et le volume de prestations ou de ventes que vous souhaitez
réaliser, préparez soigneusement votre projet en suivant les étapes conseillées
par l'APCE. C'est un gage de réussite !
Voir les étapes de la création d'une
entreprise
N'hésitez pas à utiliser l'application
que l'APCE met gratuitement à votre disposition,
intitulée mon projet en ligne. Elle vous permettra :
- d'ordonner vos idées,
- d'avancer méthodiquement,
- de vous poser, à chaque étape, les bonnes questions,
- de rédiger votre plan d'affaires (ou business-plan).
Ce document vous sera très utile lorsque vous présenterez votre projet à vos
interlocuteurs : conseillers, futurs associés, banquiers, experts-comptables,
etc.
A noter : de nouvelles pratiques se
sont développées ces dernières années pour permettre de tester une idée de
création avant de se lancer réellement. Si vous ne vous sentez pas sûr de vous,
vous pouvez donc envisager de rejoindre une coopérative d'activité et d'emploi ou une couveuse
d'entreprises ou
encore d'une société de portage.
Vous n'avez pas d'idée précise
d'activité à créer ? Reportez-vous à l'espace consacré à l'Idée. En le parcourant, vous repérerez les
nouvelles idées et tendances, vous découvrirez les techniques de créativité et
accéderez à l'application "1000 et une idées pour
entreprendre".
A noter : un nouvel ouvrage de l'APCE vous propose
une méthode pour trouver l'idée de création d'entreprise qui vous convient le
mieux : "Trouver une idée de création d'entreprise". Pour vous le procurer
Qui peut vous aider à ce niveau ?
Un point très important pour vous donner les meilleures chances de succès : ne
restez pas isolé !
Un certain nombre de réseaux se tiennent à votre disposition pour vous
accueillir, vous informer, vous orienter si nécessaire, et vous accompagner
dans vos démarches.
L'Apec notamment organise des réunions d'information
pour les salariés-cadres qui ont un projet d'entreprise.
Et si vous êtes salariés d'une grande entreprise, vérifiez qu'il n'existe pas
une cellule d'essaimage susceptible de vous aider matériellement et/ou
financièrement.
Identifier
les principaux réseaux (création d'entreprise)
Accéder au carnet d'adresses de la
création d'entreprise
A la question "Quelle
place a occupé votre handicap dans votre parcours d'entrepreneur ?",
Jérôme Adam, chef d'entreprise et auteur de l'ouvrage "Entreprendre avec
sa différence", répond :
"Une place importante
puisque mon projet s'en inspire, mais aussi et surtout parce qu'il m'a permis
de développer des compétences d'entrepreneur : ténacité, capacité à fédérer, à
déléguer. Les talents ne reposent heureusement pas uniquement sur des critères
physiques.
Une idée qui m'est chère et
que je développe dans mon livre se résume assez bien dans l'expression "à
chacun son handicap". Les personnes, par exemple, qui perdent pied à la
première difficulté, au premier imprévu et qui ne savent alors plus prendre de
décisions, sont tout aussi handicapées'"
Vous avez un projet de création ou de reprise d'entreprise ?
Votre handicap peut se révéler être un atout. Ne vous découragez pas et
lancez-vous !
L'Agefiph (l'association nationale chargée de gérer
le Fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées), et les
réseaux d'accompagnement de porteurs de projets peuvent vous soutenir.
Les aides de l'Agefiph à la création d'entreprise
Vous pourrez bénéficier de ces aides si vous êtes :
travailleur reconnu handicapé par la Cotorep (commission technique d'orientation et de
reclassement professionnel) ou depuis 2006 par la commission des droits et de
l'autonomie des personnes handicapées,
victime d'un accident du travail ou
d'une maladie professionnelles avec une incapacité permanente au moins égale à
10 %,
titulaire d'une pension d'invalidité à
condition que cette invalidité réduise de 2/3 votre capacité de travail et de
gain,
pensionné de guerre ou assimilé,
titulaire d'une carte d'invalidité,
bénéficiaire de l'allocation pour
adulte handicapé.
Vous devrez, par ailleurs, exercer le contrôle effectif
de votre entreprise, c'est-à-dire être dirigeant, et, en cas de création sous
forme de société, détenir au moins 50 % du capital (seul ou en famille, avec
plus de 30 % à titre personnel).
Obtenir des informations sur les
différents statuts juridiques
L'aide
à la création ou à la reprise d'entreprise de l'Agefiph se traduit par :
une subvention d'un montant maximal de
10 675 euros,
une participation à la formation à la
gestion, dans la limite de 250 heures,
une participation au suivi de
l'entreprise par un organisme spécialisé (la participation vient en complément
de l'aide accordée par l'Etat au titre du chéquier-conseil).
Cette aide peut se cumuler avec :
une aide à la création d'entreprise
versée par la Cotorep (aide peu délivrée en pratique
renseignez-vous auprès de la Cotorep - www.handroit.com/cotorep.htm ),
les autres aides de l'Etat et des
collectivités territoriales.
En savoir plus sur les aides à la
création
Consulter la base de données des
appuis à la création et à la reprise d'entreprise
Les
autres aides de l'Agefiph
L'Agefiph a mis en place un programme d'intervention
qui comporte 20 mesures pour l'emploi des personnes handicapées et, depuis
janvier 1999, un programme exceptionnel destiné à compléter les précédentes
mesures.
Peuvent notamment venir en complément de l'aide à la création d'entreprise par
des personnes handicapées les aides suivantes :
la prime à l'insertion de personnes
handicapées (le créateur ne peut en bénéficier pour lui-même. Toutefois, il
peut y prétendre en tant qu'employeur, s'il recrute des salariés handicapés),
l'aide à l'aménagement des postes de
travail,
l'aide à l'accessibilité des lieux de
travail,
l'aide technique ou de matériel,
l'aide humaine à la communication :
interprète en langue des signes, codeur de langage parlé ou transcripteur.
Les contrats en alternance et contrats d'apprentissage font l'objet d'aides
spécifiques tant pour l'employeur que pour le jeune embauché.
En savoir plus sur ces aides
Voir aussi le site de l'Agefiph - Rubrique créer une entreprise
Télécharger le guide de l'Agefiph
La préparation de votre projet
Quels que soient votre secteur
d'activité et le volume de prestations ou de ventes que vous souhaitez
réaliser, préparez soigneusement votre projet en suivant les étapes conseillées
par l'APCE. C'est un gage de réussite !
Voir les étapes de la création d'une
entreprise
N'hésitez pas à utiliser l'application
que l'APCE met gratuitement à votre disposition,
intitulée mon projet en ligne. Elle vous permettra :
- d'ordonner vos idées,
- d'avancer méthodiquement,
- de vous poser, à chaque étape, les bonnes questions,
- de rédiger votre plan d'affaires (ou business-plan).
Ce document vous sera très utile lorsque vous présenterez votre projet à vos
interlocuteurs : conseillers, futurs associés, banquiers, experts-comptables,
etc.
A noter : de nouvelles pratiques se
sont développées ces dernières années pour permettre de tester une idée de
création avant de se lancer réellement. Si vous ne vous sentez pas sûr de vous,
vous pouvez donc envisager de rejoindre une coopérative d'activité et d'emploi ou une couveuse
d'entreprises ou
encore d'une société de portage.
Vous n'avez pas d'idée précise
d'activité à créer ? Reportez-vous à l'espace consacré à l'Idée. En le parcourant, vous repérerez les
nouvelles idées et tendances, vous découvrirez les techniques de créativité et
accéderez à l'application "1000 et une idées pour
entreprendre".
A noter : un nouvel ouvrage de l'APCE vous propose
une méthode pour trouver l'idée de création d'entreprise qui vous convient le
mieux : "Trouver une idée de création d'entreprise". Pour vous le procurer
Qui
peut vous aider à ce niveau ?
Un point très important pour
vous donner les meilleures chances de succès : ne restez pas isolé !
Un certain nombre de réseaux se tiennent à votre disposition pour vous
accueillir, vous informer, vous orienter si nécessaire, et vous accompagner
dans vos démarches, et notamment ceux qui ont passé une convention avec l'Agefiph (notamment les boutiques de gestion).
Par ailleurs, si vous
sollicitez une aide de l'Agefiph, rapprochez-vous
d'une de ses délégations régionales qui vous communiquera les coordonnées de
l'organisme local susceptible de vous aider à monter votre projet.
Identifier les principaux réseaux
(création d'entreprise)
Accéder au carnet d'adresses de la
création d'entreprise
Obtenir les coordonnées de la
délégation régionale de l'Agefiph
Témoignage
Jérôme Adam - Entreprendre avec sa différence
Vous êtes demandeur d'emploi
et vous avez un projet de création d'entreprise ?
Profitez de cette période de disponibilité pour préparer votre projet dans de
bonnes conditions.
Quelques
repères sur votre profil
Les demandeurs d'emploi représentent 37
% des nouveaux chefs d'entreprises, à quasi égalité entre les chômeurs de
courte durée (20 %) et ceux de longue durée (17 %).
Ils créent par goût et par volonté
d'indépendance. Néanmoins les chômeurs de longue durée utilisent souvent la
création d'entreprise comme une modalité de réinsertion économique à défaut de
retrouver un emploi.
Les activités créées sont généralement
de taille modeste et prennent la forme d'entreprises individuelles, sans
salarié, avec une clientèle largement dominante de particuliers.
Les chômeurs font nettement plus appel
à des organismes de soutien à la création et sollicitent plus de formation que
les autres créateurs. Cela s'explique notamment par les moyens spécifiques qui
sont mis à leur disposition (conseil, formation, subvention) et par le temps
dont ils disposent pour préparer leur projet.
Les chômeurs de courte durée ont un
profil proche de celui des actifs. Leur taux de réussite est tout autant
comparable (62 %).
En savoir plus sur les chômeurs et la
création
Les aides auxquelles vous pouvez
prétendre en tant que demandeur d'emploi
Accre
Eden
Chéquiers-conseils
Les crédits solidaires
Les dispositifs d'accompagnement spécifiques
Les autres aides
Accre - Aide aux demandeurs
d'emploi créant ou reprenant une entreprise
Il s'agit d'une exonération de charges sociales (dans la limite de 120 % du
Smic) pendant un ou trois ans selon les cas.
Plus d'informations sur l'Accre
Eden
- Encouragement au développement d'entreprises nouvelles
En fonction de votre situation, vous pourrez peut-être prétendre à une avance
remboursable, c'est-à-dire à un prêt sans intérêt d'une durée maximale de 5 ans
et d'un montant maximal de 6 098 euros par bénéficiaire.
Plus d'informations sur le dispositif Eden
Chéquiers-conseil
Leur objet : vous aider financièrement à consulter des conseillers
spécialisés lors de l'élaboration de votre projet et lors du démarrage de votre
activité.
Un chéquier-conseil comporte 6 chèques d'une valeur nominale de 45,75 euros.
Attention cependant : dans certains départements, l'attribution des chéquiers
est suspendue. Renseignez-vous auprès de votre DDTEFP.
Plus d'informations sur les
chéquiers-conseils
Les
crédits solidaires
Il ne s'agit pas d'une aide en tant que telle. Cependant les organismes
de micro-crédit pourront faciliter le financement de
votre projet (par l'attribution d'un prêt de faible montant) si vous
rencontrez des difficultés à accéder au crédit bancaire classique.
Renseignez vous auprès
de l'Adie et
de Finansol
Les
dispositifs d'accompagnement spécifiques
L'évaluation préalable à la création
d'entreprise (EPCE) destinée à aider les chômeurs
dans leurs projets de création d'entreprise en affinant leur dossier avec des
professionnels et en se basant sur les outils méthodologiques de l'APCE.
L'Objectif projet individuel (OPI) spécialisation "création d'entreprise"
C'est une autre prestation proposée par les services de l'ANPE en collaboration
avec des organismes d'accompagnement et de formation.
Les OPI prennent la forme de modules de 3 mois
permettant de définir un projet et des compétences. Ils sont prescrits par
l'ANPE qui oriente vers les organismes prestataires, avec une lettre de
prescription.
Pour en savoir plus :
contacter votre Agence locale pour l'emploi.
Les
autres aides
En dehors de ces aides, qui vous concernent plus particulièrement, vous pouvez
prétendre à d'autres dispositifs financiers ainsi qu'à des incitations
fiscales.
Plus d'informations sur les aides
financières à la création
Plus d'informations sur les aides
fiscales
Votre situation vis-à-vis de l'Assedic
Pendant
la préparation de votre projet
Si vous êtes indemnisé, vous
continuerez à percevoir votre allocation de retour à l'emploi (ARE), à
condition de rester inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi.
En effet, les démarches accomplies en vue de la création d'une entreprise
constituent aujourd'hui des actes positifs de recherche d'emploi.
Après
la création de votre entreprise
Vous pouvez demander :
soit le versement de la moitié de vos
allocations de chômage sous forme de capital
soit le maintien partiel de vos allocations
pendant la phase de démarrage de votre activité.
Le cumul entre ces deux dispositifs est impossible. Vous allez donc devoir
faire un choix.
Lire la notice d'information de l'Unedic L'Assédic
accompagne les chômeurs créateurs ou repreneurs d'entreprise :
Le versement de vos allocations chômage
sous forme de capital
Ce dispositif vous permet de percevoir la moitié du reliquat de vos droits
à l'assurance chômage sous forme de capital.
Cette somme vous sera versée pour moitié lors de l'immatriculation de
l'entreprise, et pour moitié, 6 mois après le début d'activité.
Pour en bénéficier, vous devrez :
- signaler votre projet de création ou de reprise d'entreprise à l'ANPE ou à
l'organisme chargé du service public de l'emploi,
- en cas de création d'une entreprise individuelle ou d'une société : avoir
obtenu l'Accre,
- en cas de reprise d'une entreprise individuelle ou société : avoir obtenu l'Accre ou avoir un projet de reprise validé par un organisme
conventionnée par l'Assedic,
- cesser d'être inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi
Télécharger le formulaire de demande
d'aide à la création
ou reprise d'entreprise auprès de l'Assedic.
Le maintien partiel de vos allocations
Pour en bénéficier, vous devrez rester inscrit sur la liste des demandeurs
d'emploi.
Par ailleurs la rémunération tirée de votre nouvelle activité devra être
inférieure à 70% de votre rémunération antérieure.
Si vous créez une entreprise individuelle, la rémunération prise en compte par
les Assedic correspondra à l'assiette forfaitaire utilisée par les caisses
sociales pour le calcul des cotisations des deux premières années d'activité.
Le cumul est possible dans la limite des droits qui vous restent dus et dans la
limite de 15 mois (ou 18 mois si la rupture de votre contrat de travail ayant
permis l'ouverture de vos droits s'est produite avant
le 18 janvier 2006). Cette limite ne s'applique pas si vous avez 50 ans ou
plus.
En savoir plus sur les modalités de
maintien de vos allocations
Que
se passera-t-il en cas de cessation de votre nouvelle activité ?
Quatre situations doivent
être envisagées en cas de cessation d'activité de l'entreprise.
Vous aviez commencé à percevoir des
indemnités de chômage avant la création de l'entreprise.
Vous pourrez alors retrouver le reliquat de vos droits si vous vous réinscrivez
sur la liste des demandeurs d'emploi au cours de la période fixée à la durée de
la période d'indemnisation à laquelle vous aviez droit, augmentée de 3 ans de
date à date.
Vous ne vous étiez pas inscrit comme
demandeur d'emploi avant la création de l'entreprise suite à votre
licenciement ou à la fin de votre contrat de travail.
Vous disposez dans ce cas d'une période de 3 ans à compter de la fin de votre
ancien contrat de travail pour vous inscrire comme demandeur d'emploi et
demander l'ouverture des droits que vous avez acquis au titre de votre
précédent emploi.
Vous cessez votre activité après avoir
bénéficié de l'aide à la création ou reprise d'entreprise sous forme de
capital.
Vous pouvez encore prétendre aux allocations que vous n'avez pas encore
perçues, diminuées du montant de l'aide versée. Votre réinscription sur la
liste des demandeurs d'emploi devra intervenir dans un délai de 3 ans à compter
de l'ouverture de vos droits initiaux augmenté de la durée des droits notifiés.
Vous avez démissionné de votre
précédent emploi pour créer votre entreprise
Vous pourrez, en cas d'échec dans un délai de 36 mois suivant la fin de votre
contrat de travail, être indemnisé dès lors que votre activité prend fin
involontairement en raison de difficultés économiques.
La préparation de votre projet
Quels que soient votre secteur
d'activité et le volume de prestations ou de ventes que vous souhaitez
réaliser, préparez soigneusement votre projet en suivant les étapes conseillées
par l'APCE. C'est un gage de réussite !
Voir les étapes de la création d'une entreprise
N'hésitez pas à utiliser l'application
que l'APCE met gratuitement à votre disposition,
intitulée mon projet en ligne. Elle vous permettra :
- d'ordonner vos idées,
- d'avancer méthodiquement,
- de vous poser, à chaque étape, les bonnes questions,
- de rédiger votre plan d'affaires (ou business-plan).
Ce document vous sera très utile lorsque vous présenterez votre projet à vos
interlocuteurs : conseillers, futurs associés, banquiers, experts-comptables,
etc.
A noter : de nouvelles pratiques se
sont développées ces dernières années pour permettre de tester une idée de
création avant de se lancer réellement. Si vous ne vous sentez pas sûr de vous,
vous pouvez donc envisager de rejoindre une coopérative d'activité et d'emploi ou une couveuse
d'entreprises ou
encore d'une société de portage.
Vous n'avez pas d'idée précise
d'activité à créer ? Reportez-vous à l'espace consacré à l'Idée. En le parcourant, vous repérerez les
nouvelles idées et tendances, vous découvrirez les techniques de créativité et
accéderez à l'application "1000 et une idées pour
entreprendre".
A noter : un nouvel ouvrage de l'APCE vous propose
une méthode pour trouver l'idée de création d'entreprise qui vous convient le
mieux : "Trouver une idée de création d'entreprise". Pour vous le procurer
Qui
peut vous aider à ce niveau ?
Un point très important pour vous donner les meilleures chances de succès : ne
restez pas isolé !
Un certain nombre de réseaux se tiennent à votre disposition pour vous
accueillir, vous informer, vous orienter si nécessaire, et vous accompagner
dans vos démarches.
Contactez notamment des boutiques de gestion, dont l'action est prioritairement
orientée vers les demandeurs d'emploi.
Mais avant tout, commencez
par vous rapprocher de votre Agence locale pour
l'emploi. Elle vous
proposera une information et des services d'aide à l'élaboration de votre
projet et vous orientera vers les organismes d'accompagnement habilités OPI.
Identifier
les principaux réseaux (création d'entreprise)
Accéder au carnet d'adresses de la
création d'entreprise
Vous êtes fonctionnaire et
vous souhaitez créer une entreprise ?
Le moment est favorable
pour préparer votre projet car la législation vient d'évoluer favorablement !
Vos droits en matière de cumul
d'activités
Les règles énoncées ci-dessous concernent les personnes exerçant leurs
fonctions à temps complet.
La législation vient
d'évoluer. Vous pouvez désormais cumuler provisoirement (pendant 1 an maximum,
renouvelable une fois) votre emploi avec la création ou la reprise d'une
entreprise commerciale, artisanale ou agricole.
(Loi de modernisation de la fonction publique du 2 février 2007 - Décret n°
2007-658 du 2 mai 2007).
Pour bénéficier de cette
possibilité de cumul, vous devrez adresser une déclaration écrite à l'autorité
administrative dont vous relevez, deux mois au moins avant la date de création
ou de reprise de l'entreprise. Cette déclaration devra mentionner la forme et
l'objet social de l'entreprise ainsi que son secteur et sa branche d'activité,
et, le cas échéant, les subventions publiques dont elle bénéficie.
La commission de déontologie
sera ensuite saisie pour avis par l'administration pour examiner la
compatibilité de l'activité envisagée avec vos fonctions.
Ces règles ne s'appliquent pas aux fonctionnaires
souhaitant cumuler leur emploi dans la fonction publique avec une activité
libérale. L'exercice d'une activité de nature libérale n'est possible que pour
:
- la production d'oeuvres de l'esprit,
- les membres du personnel enseignant, technique ou scientifique des
établissements d'enseignement et pour les personnes pratiquant des activités à
caractère artistique, dès lors que les professions libérales découlent de
la nature de leurs fonctions.
Dans ces deux cas, l'exercice de l'activité libérale n'est pas limité dans le
temps.
Par ailleurs, comme
auparavant, sachez que rien ne s'oppose à ce que vous participiez au capital
d'une SARL ou d'une SA et que vous perceviez les revenus attachés à ces titres
(dividendes). Cela est en effet considéré comme un acte de gestion de votre
patrimoine privé (tant que vous n'y exercez pas de fonctions).
Exercer une ou plusieurs
activités accessoires
Les règles énoncées
ci-dessous concernent les personnes exerçant leurs fonctions à temps
complet.
Vous pouvez désormais également cumuler
des activités accessoires avec votre activité principale, sous réserve que
ces activités ne portent pas atteinte au fonctionnement normal, à
l'indépendance ou à la neutralité de votre service.
Sont concernées les activités
suivantes :
Expertises ou consultations auprès
d'une entreprise ou d'un organisme privé
Enseignements ou formations.
Certaines activités agricoles
Travaux d'extrême urgence dont
l'exécution immédiate est nécessaire pour prévenir des accidents imminents ou
organiser des mesures de sauvetage
Travaux ménagers de peu d'importance
réalisés chez des particuliers
Aide à domicile à un ascendant, à un
descendant, à son conjoint, à son partenaire lié par un pacte civil de
solidarité ou à son concubin, permettant à l'agent de percevoir, le cas
échéant, les allocations afférentes à cette aide
Activité de conjoint collaborateur au
sein d'une entreprise artisanale ou commerciale.
Pour bénéficier de cette
possibilité, vous devrez adresser une demande d'autorisation à l'autorité
administrative dont vous relevez.
Votre statut social et fiscal en cas
de cumul
Votre
situation sociale
Pour vos traitements : pas de changement. Vous continuerez à cotiser auprès des
caisses dont vous releviez jusqu'à présent.
Vos nouveaux revenus, quant à eux, donneront lieu au versement de cotisations
auprès du régime général des salariés ou des travailleurs non salariés (TNS), selon la structure juridique que vous choisirez.
Vos remboursements de frais de santé seront effectués par le régime dont relève
votre activité principale.
A noter : si votre activité
principale relève du secteur public et votre activité secondaire non salariée (TNS), vous ne serez pas soumis à la cotisation minimale
forfaitaire normalement acquittée auprès de la caisse d'assurance maladie des
non-salariés. Vous cotiserez sur la base de vos revenus non-salariés réels,
même s'ils sont inférieurs à 40 % du plafond de la sécurité sociale.
Votre
situation fiscale
Vous continuerez à déclarer
vos traitements dans la catégorie des "Traitements et salaires" (TS),
Les revenus tirés de votre nouvelle activité seront, en fonction de la
structure juridique choisie et de l'activité exercée, déclarés dans la
catégorie :
- soit des "Bénéfices industriels ou commerciaux" (BIC),
- soit des "Bénéfices non commerciaux" (BNC),
- soit des Traitements et salaires" (TS).
Demander une mise en disponibilité ou
un service à temps partiel pour créer une entreprise
La
mise en disponibilité pour création d'entreprise
Si vous avez besoin de temps pour vous consacrer à la préparation et au
développement de votre projet, vous pouvez demander une mise en disponibilité
pour création d'entreprise.
Cette possibilité est ouverte à tous les fonctionnaires. Elle peut néanmoins
varier d'un corps à un autre. Renseignez-vous auprès de votre service du
personnel.
En principe, il s'agit d'un
congé non rémunéré d'une durée de 2 ans maximum, accordé sur autorisation.
Le
service à temps partiel pour créer une entreprise
Vous avez désormais la possibilité de demander à passer à temps partiel en cas
de création ou de reprise d'entreprise (pour une durée qui ne pourra pas être
inférieure à un mi-temps).
La durée maximale d'application du temps partiel est d'un an, renouvelable une
fois.
Attention ! L'administration
veille particulièrement à ce que l'exercice d'une activité privée n'entraine
pas de conflits d'intérêts et qu'il ne remette pas en cause la neutralité du
service dans lequel vous exercez habituellement vos fonctions.
Quitter vos fonctions pour vous
consacrer exclusivement à votre projet
Si vous choisissez cette
solution, sachez que vous devrez déclarer à votre administration l'activité que
vous souhaitez exercer, au plus tard un mois avant la cessation de vos
fonctions.
En effet, certaines obligations liées à votre statut demeurent.
Par exemple, en cas de reprise d'entreprise, l'administration va vérifier si au
cours des 3 années précédant le début de votre activité privée vous avez exercé
des fonctions de contrôle, de surveillance, de passation de contrat ou avez
émis des décisions, en lien avec l'entreprise reprise. Si c'est le cas, vous
devrez reporter votre projet à 3 ans.
(Décret n° 2007-611 du 26 avril 2007)
Vous êtes retraité de la fonction
publique ?
En principe vous êtes dans une situation favorable.
Vous pourrez en effet cumuler les revenus tirés de votre activité non salariée
avec votre pension de retraite, sans minoration (hors cas de retraite
anticipée).
Pour plus d'informations, contactez votre caisse de retraite.
En revanche, vous serez, pendant un certain délai, soumis au contrôle de
l'administration.
La
préparation de votre projet
Quels que soient votre
secteur d'activité et le volume de prestations ou de ventes que vous souhaitez
réaliser, préparez soigneusement votre projet en suivant les étapes conseillées
par l'APCE. C'est un gage de réussite !
Voir les étapes de la création d'une
entreprise
N'hésitez pas à utiliser l'application que l'APCE met
gratuitement à votre disposition, intitulée mon projet en ligne. Elle vous permettra :
- d'ordonner vos idées,
- d'avancer méthodiquement,
- de vous poser, à chaque étape, les bonnes questions,
- de rédiger votre plan d'affaires (ou business-plan).
Ce document vous sera très utile lorsque vous présenterez votre projet à vos
interlocuteurs : conseillers, futurs associés, banquiers, experts-comptables,
etc.
Qui peut vous aider à ce niveau ?
Un point très important pour vous donner les meilleures chances de succès : ne
restez pas isolé !
Un certain nombre de réseaux se tiennent à votre disposition pour vous
accueillir, vous informer, vous orienter si nécessaire, et vous accompagner
dans vos démarches.
Identifier
les principaux réseaux (création d'entreprise)
Accéder au carnet d'adresses de la
création d'entreprise
Vous êtes de nationalité étrangère et vous souhaitez créer votre propre
emploi ou votre entreprise en France ?
La création et la reprise d'entreprise s'adressent aux femmes et aux hommes de
toute origine de toute culture et de toute nationalité.
Voici un certain nombre d'informations qui vous seront utiles.
Quelques repères sur votre
profil
Plus de 30 000 entreprises sont créées
chaque année par des femmes et des hommes de nationalité étrangère.
31 % d'entre-eux
disent avoir déjà créé une entreprise auparavant.
Les secteurs d'activité les plus
représentés sont la construction et le commerce.
Ils sont généralement plus jeunes que
les français : 22 % ont moins de 30 ans et 61 % moins de 40 ans.
Les créateurs étrangers hors Union
européenne sont essentiellement des hommes (82 %).
Ils créent plus d'emplois que les
français. Cela est notamment dû au type d'activité exercée exigeant davantage
de main d'œuvre que les activités de services par exemple.
Beaucoup interviennent en tant que
sous-traitants.
Ils font davantage appel à un
expert-comptable et ils déclarent être autant aidés au démarrage par leurs
fournisseurs et clients que le sont les français.
En savoir plus sur les
créateurs étrangers (hors union européenne)
Les démarches
spécifiques qui vous concernent
La carte de commerçant
étranger
En principe, les personnes de nationalité étrangère (hors pays de l'Espace
économique européen et de l'OCDE) désirant exercer une activité industrielle,
commerciale ou artisanale en France, doivent être titulaire d'une carte de
commerçant étranger (carte d'identité spéciale portant la mention
"commerçant").
Sachez cependant que la réglementation est en train de changer :
- La carte de commerçant étranger devrait être prochainement remplacée par une
autorisation préalable du préfet.
- La loi relative à l'immigration a modifié les formalités à accomplir pour
l'exercice d'une activité professionnelle par les personnes qui ne résident pas
sur le territoire français (Loi du 24 juillet 2006).
L'entrée en vigueur de ces mesures nécessite cependant la publication de
décrets non encore parus à ce jour. La règlementation relative à la carte de
commerçant étranger est donc toujours applicable.
Rapprochez-vous de la préfecture du département dans lequel vous exercerez
votre activité pour vérifier les règles à respecter.
En savoir plus
sur les démarches actuellement applicables (obtention d'une carte de
commerçant étranger)
En
savoir plus sur la loi relative à l'immigration et à l'intégration
La réglementation des
investissements étrangers
Si vous créez ou reprenez une entreprise en France, vous êtes dispensé de
toute formalité concernant vos investissements tant que le montant de
l'opération ne dépasse pas 1 500 000 euros (sauf activités particulières).
Au-delà, une déclaration doit être effectuée auprès de la Direction du Trésor.
En savoir
plus sur la réglementation applicable
A noter : une rubrique
"nouveaux arrivants" a été réalisée dans le cadre de la
convention entre la Direction de la population et des migrations et l'APCE.
Accéder
à cette rubrique
La préparation de votre projet
Quels que soient votre secteur d'activité et le volume de prestations ou de
ventes que vous souhaitez réaliser, préparez soigneusement votre projet en
suivant les étapes conseillées par l'APCE. C'est un
gage de réussite !
Voir les étapes de la
création d'une entreprise
Même si vous êtes pressé par votre situation personnelle, prenez votre temps
car l'important n'est pas de créer mais de durer !
N'hésitez pas à utiliser l'application que l'APCE
met gratuitement à votre disposition, intitulée mon projet en ligne.
Elle vous permettra :
- d'ordonner vos idées,
- d'avancer méthodiquement,
- de vous poser, à chaque étape, les bonnes questions,
- de rédiger votre plan d'affaires (ou business-plan).
Ce document vous sera très utile lorsque vous présenterez votre projet à vos
interlocuteurs : conseillers, futurs associés, banquiers, experts-comptables,
etc.
Les professions réglementées : en France, certaines professions sont
réglementées : pour les exercer, il faut pouvoir justifier d'un diplôme reconnu
par l'Etat, ou d'une carte professionnelle, d'une licence, d'un agrément
administratif, d'une expérience professionnelle minimale, etc.
Par ailleurs, quelques activités ne peuvent être exercées que par des personnes
de nationalité française.
En savoir plus
Le financement de votre projet
Différentes sources de financement existent pour le montage de votre projet. Voir la rubrique
A signaler tout particulièrement :
L'Association pour le droit à
l'initiative économique (Adie) accorde des prêts aux
créateurs d'entreprises n'ayant pas accès au crédit bancaire et peut vous
accompagner pour vous aider à bien démarrer : 0 800 800
566 ou www.adie.org
Le mouvement France Initiative est un
réseau de plates-formes d'initiative locale qui accordent des prêts d'honneur
gratuits et sans garantie personnelle et les accompagnent avant et après la
création ou la reprise de l'entreprise. : 01 40 64 10 20 ou www.fir.asso.fr
Les Fonds Territoriaux du Réseau France
Active proposent expertise financière et accompagnement gratuits, pour vous
faciliter l'accès au crédit bancaire: 01 53 24 26 26
ou www.franceactive.org
Qui peut vous aider à
monter votre projet ?
Un point très important pour vous donner les meilleures chances de succès :
ne restez pas isolé !
Un certain nombre de réseaux se tiennent à votre disposition pour vous
accueillir, vous informer, vous orienter si nécessaire, et vous accompagner
dans vos démarches.
Rapprochez-vous notamment :
de votre Agence locale pour
l'emploi ou Maison de l'Emploi. Vous y trouverez de la
documentation sur la création d'entreprise et un certain nombre de services,
de votre chambre de commerce et
d'industrie, si votre activité est commerciale, ou de votre chambre de métiers
et de l'artisanat, si elle est artisanale,
de l'Adie, dont la vocation est d'aider les personnes exclues du
marché du travail et du système bancaire à créer leur propre emploi - www.adie.org
et, si vous êtes une
femme, de l'Irfed qui a développé une méthode
d'accompagnement spécifique basée sur une démarche interculturelle et
participative et sur la mise en valeur des savoir-faire et des compétences des
créatrices. www.irfed-europe.org
A noter : l'Adie et l'Irfed font partie du réseau PMIE (Programme migrations et initiatives économique). Le PMIE regroupe des organismes qui accueillent et accompagnent des créateurs d'entreprises migrants créant en France ou en liaison avec leur pays d'origine : www.pseau.org/pmie
Identifier les principaux réseaux
(création d'entreprise)
Accéder au carnet
d'adresses de la création d'entreprise
Et au moment de vous lancer ?
Deux dispositifs à connaître :
Les couveuses qui permettent de tester
un projet en grandeur réelle dans un cadre sécurisé et d'apprendre le métier de
chef d'entreprise : www.uniondescouveuses.com
Les coopératives
d'activités d'emploi (CAE) qui proposent un cadre
juridique d'entreprise et accompagnent des personnes qui souhaitent tester et
développer une activité économique.
Dès que vous parvenez à réaliser du chiffre d'affaires, la coopérative vous
propose un statut d'entrepreneur-salarié : www.cooperer.coop
Très schématiquement, on peut
différencier trois grandes familles de risques :
- les dommages que pourrait subir l'entreprise en cas de sinistre, et qui sont
couverts principalement par l'assurance des biens de l'entreprise, l'assurance
perte d'exploitation,
- les dommages qu'elle pourrait causer aux autres, couverts par l'assurance de
responsabilité civile, obligatoire pour un certain nombre de professions et
naturellement indispensable pour beaucoup d'autres,
- et enfin en ce qui concerne les personnes, c'est-à-dire le chef d'entreprise
lui-même et ses collaborateurs, les risques tels que la maladie, l'invalidité,
le décès, qui peuvent être couverts par des contrats de prévoyance (assurance
santé ; contrats décès, invalidité...). La constitution d'une retraite
complémentaire peut également faire l'objet de contrats d'assurance adaptés.
Est-il
indispensable de tout assurer ?
Certaines assurances sont
légalement obligatoires. Parmi les plus connues on peut citer l'assurance de
responsabilité des véhicules et la responsabilité décennale pour les
professionnels du bâtiment. Mais il en existe d'autres qui concernent
différents secteurs professionnels : juridique, santé, loisirs...
D'autres, bien que non obligatoires, s'avèrent pourtant indispensables. Il
s'agit notamment des assurances liées aux risques de responsabilité, qui sont
par nature difficilement quantifiables. Comment connaître par avance les
conséquences financières de certains dommages (accidents corporels graves,
atteintes à l'environnement...) ? Aucun secteur d'activités n'est à l'abri de
ce type de risques.
La question de savoir ce qu'il faut ou non assurer doit faire l'objet d'une
analyse de risques menée avec l'assureur. En effet, lorsque l'on crée une
entreprise, il est essentiel d'évaluer très tôt, et le plus précisément possible,
la nature des risques encourus, les conséquences financières qu'ils peuvent
engendrer, puis arbitrer entre l'auto-assurance (provision, franchise) et le
transfert de risques à l'assureur.
Quels
conseils ou méthodes donner aux créateurs à ce niveau
?
Tout d'abord ne pas ignorer
ou sous-estimer les risques auxquels ils s'exposent. Il n'y a pas d'activité
professionnelle "sans risque" : l'entrepreneur ou son salarié peut
provoquer un accident chez un client ou devant son local en ouvrant tout
simplement la porte de sa voiture...
Ensuite apprécier :
- les risques que l'entreprise pourra prendre à sa charge (bris de glaces,
d'enseigne, de mobilier...) en tenant compte de sa capacité financière,
- et ceux qui doivent être transférés à l'assureur (incendie, explosion...).
Certains risques pourront être facilement supportés par la trésorerie de
l'entreprise, d'autres ne le pourront pas et auront des conséquences
désastreuses pouvant entraîner la cessation définitive de l'activité. Il faut
être conscient qu'une entreprise nouvelle est particulièrement vulnérable. Pour
limiter le coût de l'assurance, il peut être judicieux d'opter pour des
contrats avec franchise.
Enfin un conseil très important : entretenir tout au long de la vie de
l'entreprise des relations étroites avec son assureur. Il est indispensable de
déclarer très précisément les activités que l'on exerce, ainsi que les
modifications pouvant intervenir par la suite et de revoir périodiquement
l'ensemble de ses contrats d'assurance pour vérifier s'ils sont toujours
adaptés à la situation de l'entreprise.
Qu'est-ce
qu'une assurance "responsabilité civile exploitation" ?
Cette assurance garantit les
conséquences financières des dommages corporels, matériels et immatériels
causés à toute personne (visiteur, client, salarié) du fait de l'entreprise
(ses collaborateurs, ses installations...) dans le cadre de son exploitation.
Il est important de s'en soucier car certains dommages peuvent avoir des
conséquences financières très importantes et tous les secteurs d'activité sont
concernés.
Il est également important de bien examiner et de préciser, avec l'assureur, la
notion d'"assuré" (représentants légaux, stagiaires, filiales,
organismes sociaux) et la notion de "tiers". Par exemple un
entrepreneur du bâtiment peut voir sa responsabilité engagée à l'égard d'un
salarié d'une autre entreprise. Ce dernier sera-t-il considéré comme un tiers
au regard du contrat d'assurance ?
Qu'est-ce
qu'une assurance "pertes d'exploitation" ?
C'est une assurance très
importante pour l'entreprise. En effet un sinistre peut gravement perturber
l'activité professionnelle d'un entrepreneur, compromettre sa trésorerie, voire
menacer son existence !
L'assurance des pertes d'exploitation permet de surmonter les difficultés
financières engendrées par le sinistre.
Nombreuses sont les entreprises sinistrées qui ne prennent pas la précaution de
souscrire une telle assurance. Ces entreprises obtiennent souvent le
remboursement des biens détruits, mais, en l'absence d'une assurance pertes
d'exploitation, la baisse ou la disparition de leur chiffre d'affaires causée
par l'interruption ou la réduction de leur activité n'est pas prise en compte.
Restent aussi à leur charge les frais supplémentaires engagés pour limiter les
conséquences du sinistre: location de matériel ou de locaux, installations
provisoires, frais de publicité pour retrouver une clientèle...
Après un incendie par exemple, les durées de reconstruction, de réinstallation
et de reprise d'une activité moyenne peuvent être très longues. Cela engendre
une baisse ou une disparition du chiffre d'affaires et il devient impossible
pour le chef d'entreprise de faire face aux charges qui continuent pourtant à
courir. L'assurance des pertes d'exploitation permet donc de replacer
l'entreprise, par le versement d'une indemnité, dans la situation qui aurait
été la sienne si le sinistre n'avait pas eu lieu.
Est-il
intéressant pour un créateur d'entreprise de prendre une assurance de
protection juridique ?
C'est intéressant pour tout
le monde et pas moins pour un créateur d'entreprise, qui n'aura sans doute ni
le temps, ni les moyens de se défendre correctement en cas de tracasseries
juridiques et administratives. L'assurance de protection juridique propose
plusieurs types de services :
- une information téléphonique par des juristes pour prévenir les litiges. Un
entrepreneur pourra par exemple les contacter avant de répondre à une mise en
demeure de l'Urssaf qui lui parait injustifiée ou encore pour obtenir des
conseils dans le cadre d'un conflit avec un salarié, un fournisseur ou encore
avec son bailleur,
- face à un litige : la recherche d'une solution amiable. Pour cela, l'assureur
met à la disposition de l'entrepreneur une équipe de juristes, mais aussi des
réseaux d'experts pour soutenir le dossier, ainsi que les moyens financiers
prévus par le contrat, pour les frais d'expertise par exemple,
- la défense des intérêts de l'entreprise devant les tribunaux. Lorsque le
procès est inéluctable, les frais de justice sont pris en charge par l'assureur
dans les limites fixées dans le contrat. C'est un avantage considérable, car
ces frais peuvent être très élevés ! Il s'agit naturellement des frais
d'avocat, mais aussi les frais annexes : huissiers, expertise judiciaire qui
doivent être versés d'avance.
Beaucoup
de créateurs domicilient leur entreprise chez eux et y exercent leur activité
professionnelle. Quelles précautions doivent-ils prendre ?
Il faut distinguer
domiciliation et exercice de
Par contre l'exercice d'une activité professionnelle chez soi peut avoir des
conséquences nécessitant une extension du contrat "habitation" ou la
souscription d'un nouveau contrat. En effet, des clients peuvent se blesser
dans les locaux, du matériel professionnel peut être détruit ou volé, le stock
peut être détérioré... Sur ce dernier point il convient d'être particulièrement
prudent, car si le local n'est pas adapté au stockage de marchandises, le
créateur risque de rencontrer des difficultés à assurer ses stocks.
Et puisque l'on parle de
locaux, j'aimerais donner un conseil important aux créateurs qui envisagent de
faire réaliser des travaux d'aménagement. Qu'ils aient le réflexe
"assurances" avant d'entamer ces travaux ! Les conseils en amont de
leur assureur permettront de limiter les risques (incendie, explosion, vol...)
et de faciliter la souscription de certaines garanties.
Et s'ils
ont recours à une société de portage ?
Ils doivent alors vérifier que la société de
portage en question a bien souscrit un contrat d'assurance responsabilité
civile professionnelle couvrant l'activité des personnes qui recourent à
ses services (les "portés"), puis se rapprocher de leur assureur
actuel pour envisager soit l'adaptation de leur "multirisques"
habitation actuelle, soit la souscription d'un contrat spécifique.
S'agissant
des stocks, comment sont-ils assurés ?
Si
les stocks varient beaucoup en cours d'année, l'assureur proposera au créateur
une formule d'assurance souple, adaptable à leurs fluctuations. Il existe des
formules d'assurance spécifiques, telles que l'assurance révisable par exemple
: elle permet d'effectuer une seule déclaration par mois à date fixe. A la fin
de l'exercice, l'assureur procède à une régularisation de la cotisation à
partir des déclarations mensuelles des stocks. Il rembourse alors la différence
entre la cotisation provisionnelle et la cotisation définitive.
Existe
t-il une assurance contre le vol à l'étalage (liquidité ou stock) entraînant la
détérioration des appareils et machines de l'entreprise?
La garantie vol
est accordée le plus souvent dans un contexte d'effraction ou d'agression. Le
vol à l'étalage n'est donc généralement pas couvert.
Qui est
concerné par la "garantie décennale" ?
En vertu de
l'article 1792 du Code civil, les constructeurs qui ont conçu, dirigé ou
exécuté des travaux de construction sont responsables de plein droit pendant 10
ans des dommages qui compromettent la solidité de la construction, ou qui,
l'affectant dans l'un de ses éléments constitutifs ou dans l'un de ses éléments
d'équipement, le rendent impropre à l'usage auquel il est destiné. Le dommage
peut résulter d'un défaut de conformité ou d'un vice de sol.
Sont principalement visés les architectes, les entrepreneurs du bâtiment, les
techniciens, les bureaux d'étude, les ingénieurs-conseils, les contrôleurs
techniques... liés au maître d'ouvrage par un contrat de louage d'ouvrage. Les
sous-traitants sont donc exclus du champ d'application de la loi.
Ces constructeurs ont l'obligation de contracter une assurance dite
"décennale", garantissant le maître de l'ouvrage contre les dommages
graves affectant les travaux, dénoncés après la réception.
Les travaux de construction peuvent être réalisés sur un ouvrage déjà existant,
c'est-à-dire sur les parties anciennes de la construction existant avant
l'ouverture du chantier.
D'une
manière générale, à qui s'adresser pour souscrire un contrat d'assurance ?
L'entrepreneur a le choix
entre s'adresser à un intermédiaire, agent général d'assurance ou courtier, ou
contacter directement le bureau d'une société sans intermédiaire qui traite en
direct les contrats de ses clients. Il ne faut pas hésiter à faire jouer la
concurrence, à comparer les offres émanant de plusieurs assureurs, et à se
faire expliquer dans le détail les risques couverts au titre de telle ou telle
proposition.
Quelle
est la différence entre un agent général et un courtier ?
L'agent général d'assurance
représente une société d'assurances dans un secteur géographique déterminé. Il
conseille ses clients et gère leurs contrats.
Le courtier représente ses clients. Il les conseille, négocie pour eux les
contrats avec les sociétés d'assurances de son choix ou sélectionnées par sa
clientèle. Au-delà des différences de statut, l'essentiel est de privilégier le
professionnalisme et le contact humain de son interlocuteur.
Que
faire lorsque l'on ne trouve pas d'assureur ?
Il peut arriver que certains créateurs se heurtent à des refus de garantie de
la part d'assureurs. Cela est, dans certains cas, dû au caractère nouveau d'une
activité, aux risques particuliers qu'elle est susceptible d'engendrer ou
encore à l'absence d'expérience du créateur dans le secteur considéré. Je leur
conseillerais de se rapprocher de leurs organismes professionnels, qui pourront
très certainement les orienter dans leurs recherches.
A défaut, lorsqu'il s'agit d'une obligation légale d'assurance, l'entreprise
peut, dans certains cas limitativement prévus dans le code des assurances,
saisir le Bureau central de tarification. Il s'agit d'un organisme, mis en
place par les Pouvoirs Publics pour permettre à un assuré (soumis par la loi à
une obligation d'assurance et qui ne trouve pas d'assureur acceptant de le
garantir) de répondre à son obligation. Dans les autres cas, il n'existe pas de
structure spécifique chargée d'effectuer le placement des risques.
Enfin,
qu'en est-il des associations ? Quelles sont leurs obligations ?
Elles doivent se préoccuper de faire garantir la
responsabilité des personnes suivantes :
- l'association elle-même, considérée comme personne morale ;
- ses dirigeants ;
- ses membres, dans le cadre des activités de l'association ;
- pendant leur service, ses préposés ou salariés ;
- tous les auxiliaires à un titre quelconques (aides bénévoles) ;
- s'il y a lieu, les mineurs dont l'association a la surveillance (dans le
cadre de sorties organisées, stages, gardes d'enfants...) et la responsabilité
de l'association à leur égard.
En outre, il faut vérifier que le contrat considère toutes ces personnes comme
tiers entre-elles. A défaut, la responsabilité d'un adhérent vis-à-vis d'un
autre ne serait pas garantie.
Il est important également de déclarer au préalable à l'assureur toutes les
manifestations susceptibles d'être organisées de manière exceptionnelle ou
occasionnelle.
En cas de recours
à des bénévoles, il faut différencier :
- eux qui bénéficient de la législation sur les accidents du travail. Il s'agit
des bénévoles élus ou désignés qui accomplissent des missions pour des
organismes à caractère social. Ils doivent être déclarés à la Sécurité sociale.
En cas de doute : se renseigner auprès de la caisse dont dépend l'association,
- ceux qui ne bénéficient pas de la législation sur les accidents du travail.
Pour ceux-là, il est prudent de vérifier avec l'assureur que la garantie n'est
pas limitée aux cas de l'aide bénévole occasionnelle, mais s'étend bien à celui
des collaborateurs bénévoles réguliers. En général, les tribunaux considèrent
qu'il existe une convention tacite d'assistance entre une association et ses
collaborateurs bénévoles. Une association doit donc indemniser ces derniers
pour tout accident survenu dans le cadre d'un travail non rémunéré.
Les volontaires associatifs ne relèvent pas, sauf dispositions contraires
prévues par la loi, des règles du Code du travail. Toutefois ils sont affiliés
au régime général de la Sécurité sociale et bénéficient d'une protection
sociale complète.
Les associations non sportives peuvent souscrire pour le compte de leurs adhérents des garanties particulières dites individuelles adhérents qui prévoient des prestations en cas de décès accidentel, d'incapacité permanente, de frais de traitement... Il s'agit le plus souvent d'une garantie